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La réponse à la Question
5 est tirée de :
GIEC
TAR
RDP du GT II
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5.1.1. Quels seraient les effets sur l'hydrologie et les ressources
en eau ?
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"Les effets de l'évolution du climat
sur le débit des cours d'eau et la recharge des nappes souterraines
varient selon les régions et les scénarios climatiques
envisagés, principalement en fonction des variations projetées
des précipitations. D'après les projections fondées
sur la plupart des scénarios du changement climatique, on
peut s'attendre à une augmentation des débits annuels
moyens aux latitudes élevées et en Asie du Sud-Est
et à une diminution de ces débits en Asie centrale,
dans le bassin méditerranéen, en Afrique australe
et en Australie (degré de confiance moyen6)
(voir la Figure
SPM-3); l'ampleur de ces variations diffère cependant
selon les scénarios.
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Changements
de l'écoulement annuel

Figure SPM-3
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Dans d'autres régions, y compris aux latitudes
moyennes, il n'y a pas de cohérence marquée des projections
des débits, en premier lieu à cause des différences
des projections relatives aux précipitations et en second
lieu à cause des différences des projections relatives
à l'évaporation, qui peut contrebalancer l'augmentation
des précipitations. Toujours d'après les projections,
le retrait de la plupart des glaciers devrait s'accélérer,
et plusieurs petits glaciers pourraient disparaître (degré
de confiance élevé6).
En général, les variations projetées du ruissellement
annuel moyen sont moins fiables que les incidences fondées
seulement sur les variations de la température, du fait que
l'évolution des précipitations varie davantage selon
les scénarios. A l'échelle du bassin versant, l'effet
d'un changement climatique donné varie selon les propriétés
physiques et la végétation des bassins et peut s'ajouter
aux modifications du couvert terrestre. [ 4.1]
Liens...
Un tiers de la population mondiale, soit environ
1,7 milliard de personnes, vivent actuellement dans des pays qui
subissent un stress hydrique (en matière de stress hydrique,
l'indicateur le plus couramment utilisé consiste en l'utilisation
de plus de 20 pour cent des ressources en eau renouvelables disponibles).
D'après les projections, ce chiffre devrait être porté
à quelque cinq milliards de personnes d'ici 2025, compte
tenu du taux de croissance démographique. Le changement climatique
projeté pourrait en outre avoir un effet négatif sur
le débit des cours d'eau et la réalimentation des
nappes souterraines dans beaucoup de pays exposés au stress
hydrique - notamment en Asie centrale, en Afrique australe et dans
les pays du bassin méditerranéen -, tout en ayant
un effet positif sur ces mêmes facteurs dans certains autres
pays. [ 4.1;
voir également 5.1.1,
5.2.3,
5.3.1,
5.4.1,
5.5.1,
5.6.2,
et 5.8.4
pour des informations à l'échelle régionale]
Liens...
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Si la demande d'eau augmente généralement
en raison de la croissance démographique et du développement
économique, elle diminue cependant dans certains pays du
fait d'une utilisation plus efficace. Le changement climatique ne
devrait pas beaucoup influer sur la demande d'eau de distribution
et d'eau à usage industriel en général, mais
peut par contre avoir un effet considérable sur les prélèvements
d'eau aux fins d'irrigation, qui dépendent de la manière
dont l'augmentation de l'évaporation est contrebalancée
ou accentuée par les variations de la pluviosité.
Une hausse des températures, et par conséquent une
augmentation des pertes par évaporation des cultures, devrait
normalement se traduire par une augmentation de la demande d'eau
aux fins d'irrigation. [ 4.1]
Liens...
Les inondations pourraient augmenter d'ampleur et
de fréquence dans beaucoup de régions du fait de la
fréquence accrue des épisodes de fortes précipitations,
qui peuvent accroître l'écoulement dans la plupart
des zones et faciliter la recharge des nappes souterraines dans
certaines plaines inondables. Les changements d'affectation des
terres pourraient accentuer ces phénomènes. Pendant
les périodes de basses eaux, le débit des cours d'eau
devrait diminuer dans de nombreuses régions en raison d'une
évaporation accrue, dont les effets pourraient être
amplifiés ou neutralisés par les modifications de
la pluviosité. Le changement climatique projeté devrait
en outre contribuer à diminuer la qualité des ressources
en eau en élevant leur température et en augmentant
la charge polluante provenant des écoulements et des débordements
des installations de traitement des déchets. Alors que la
réduction des débits devrait encore accentuer cette
perte de qualité, leur augmentation pourrait cependant atténuer,
dans une certaine mesure, la dégradation de certaines ressources
en eau en favorisant la dilution. Dans les régions où
les chutes de neige représentent actuellement une composante
importante du bilan hydrique, une proportion accrue des précipitations
hivernales pourraient prendre la forme de pluies, ce qui pourrait
entraîner un accroissement du débit de pointe et son
déplacement du printemps vers l'hiver. [ 4.1]
Liens...
Les systèmes hydriques les plus vulnérables
seront probablement les systèmes non aménagés
ainsi que les systèmes qui sont actuellement soumis à
des perturbations ou qui sont exploités d'une manière
insatisfaisante et non durable par suite de l'adoption de politiques
préjudiciables à l'utilisation efficace des ressources
en eau et à la préservation de leur qualité,
d'une gestion inadaptée des bassins versants, de l'incapacité
de gérer convenablement les variations de l'offre et de la
demande d'eau ou du manque de conseils pertinents de la part des
spécialistes. Dans le cas des systèmes non aménagés,
il n'y a pas ou peu d'ouvrages susceptibles d'atténuer les
effets de la variabilité hydrologique sur la qualité
de l'eau et l'alimentation en eau. Dans le cas des systèmes
qui ne sont pas exploités d'une manière durable, les
divers modes d'utilisation de l'eau et des sols peuvent entraîner
des contraintes supplémentaires qui accentueront la vulnérabilité
aux changements
climatiques. [ 4.1]
Liens...
Il est possible d'appliquer des techniques de gestion
des ressources en eau, notamment des techniques de gestion intégrées,
afin de faciliter l'adaptation aux effets hydrologiques du changement
climatique et à l'augmentation des incertitudes et d'atténuer
ainsi les diverses formes de vulnérabilité. Actuellement,
on recourt davantage aux approches axées sur l'offre (protection
accrue contre les inondations, construction de digues, utilisation
de zones de stockage des eaux - en particulier de systèmes
naturels -, amélioration de l'infrastructure pour le captage
et la distribution de l'eau) qu'aux approches axées sur la
demande (destinées à influer sur le degré d'exposition
au stress hydrique), qui font pourtant l'objet d'une attention croissante.
La capacité de mettre en uvre des mesures de gestion
efficaces varie toutefois considérablement d'un pays à
l'autre et est fort restreinte dans nombre de pays à économie
en transition et de pays en développement."
[ 4.1]
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT II pages 11 & 12
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5.1.2. Quels seraient les effets sur l'agriculture et la sécurité
alimentaire ?
"La recherche expérimentale révèle
que les répercussions du changement climatique sur les rendements
des cultures varient considérablement selon les espèces
et les variétés cultivées, les caractéristiques
des sols, l'ampleur de l'action des ravageurs et des agents pathogènes,
les effets directs du dioxyde de carbone (CO2)
sur les plantes et les interactions entre le dioxyde de carbone,
la température de l'air, le stress hydrique, la nutrition
minérale, la qualité de l'air et les réactions
adaptatives. Même si une plus forte teneur en dioxyde de carbone
peut favoriser la croissance et le rendement des cultures, cet avantage
ne compense pas toujours les effets néfastes de la chaleur
excessive et de la sécheresse (degré de confiance
moyen6).
Les progrès accomplis dans ce domaine, à l'instar
des progrès de la recherche sur l'adaptation agricole, ont
été pris en compte, depuis la publication du Deuxième
Rapport d'évaluation, dans les modèles utilisés
pour évaluer les effets du changement climatique sur les
rendements des cultures, les disponibilités alimentaires,
les revenus agricoles et les prix. [ 4.2]
Liens...
Les coûts entreront en ligne de compte dans
la limitation des pertes de rendement agricole imputables au climat
et dans l'adaptation des systèmes d'élevage. A cet
égard, les solutions envisageables pourraient par exemple
consister à apporter des modifications aux dates de plantation
et de semis, aux doses d'engrais, aux régimes d'irrigation,
aux caractères génétiques des cultivars et
à la sélection des espèces animales. [ 4.2]
Liens...
Des évaluations fondées sur la modélisation
des cultures indiquent, avec un degré de confiance moyen
à faible6,
que l'évolution du climat, si l'on tient compte de l'adaptation
agronomique autonome, aura des effets généralement
bénéfiques sur les rendements des cultures aux latitudes
moyennes dans le cas d'un réchauffement inférieur
à quelques ("a few") degrés Celsius, et
des effets généralement néfastes dans le cas
d'un réchauffement de plus de quelques degrés Celsius
("a few"). Des évaluations analogues indiquent
que, sous les tropiques, les rendements de certaines cultures devraient
généralement diminuer même dans le cas d'une
élévation minime de la température, du fait
que ces cultures sont proches du seuil de tolérance thermique
et que les cultures pluviales prédominent. Une importante
diminution de la pluviométrie accentuerait encore la baisse
des rendements agricoles en zone tropicale. En cas d'adaptation
agronomique autonome, ces rendements sous les tropiques devraient
être moins affectés par l'évolution du climat,
mais resteraient néanmoins inférieurs aux niveaux
estimés propres aux conditions climatiques actuelles.
[ 4.2]
Liens...
D'après la plupart des études économiques
de portée mondiale et régionale qui ne tiennent pas
compte des changements
climatiques, il semble qu'en termes réels, la baisse
tendancielle des prix mondiaux des produits agricoles enregistrée
au XXe siècle devrait se poursuivre au XXIe siècle,
quoique le degré de confiance propre à ces prévisions
diminue à mesure qu'on se projette dans l'avenir. Des évaluations
de la conjoncture économique par modélisation indiquent
que les effets du changement climatique sur la production agricole
et sur les prix des produits agricoles devraient entraîner
de faibles variations en pourcentage du revenu mondial (degré
de confiance faible6),
avec des augmentations plus marquées dans les régions
les plus développées et des augmentations moindres
ou des diminutions du revenu dans les régions en développement.
Pour accorder un plus grand degré de confiance à ces
conclusions, il faut poursuivre les recherches sur la sensibilité
des évaluations de la conjoncture économique par modélisation
à leurs hypothèses de base. [ 4.2
et Encadré
5-5] Liens...
La plupart des études indiquent qu'une élévation
de quelques ("a few") degrés Celsius ou plus de
la température annuelle moyenne à la surface du globe
entraînerait une hausse des prix des produits alimentaires
par suite d'un ralentissement de la progression de l'offre alimentaire
mondiale par rapport à l'accroissement de la demande (établi,
mais incomplet6).
Dans le cas d'un réchauffement inférieur à
quelques degrés ("a few"), les modèles économiques
ne parviennent pas à établir une distinction claire
entre le signal correspondant au changement climatique et d'autres
causes de changement, du moins selon les études prises en
compte dans cette évaluation. Certaines études globales
récentes ont permis d'évaluer les répercussions
économiques du changement climatique sur des populations
vulnérables (petits exploitants, consommateurs urbains pauvres,
etc.). Selon ces études, le changement climatique réduirait
les revenus des populations vulnérables et augmenterait le
nombre absolu de personnes exposées à la sous-alimentation,
bien que cela soit incertain et nécessite la poursuite des
recherches. Il est établi, mais de manière incomplète,
que le changement climatique, notamment par le biais de l'accroissement
des phénomènes extrêmes et des déplacements
dans le temps et dans l'espace, aggravera l'insécurité
alimentaire en Afrique." [ 4.2]
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT II page 12
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5.1.3. Quels seraient les effets sur les écosystèmes
terrestres et d'eau douce ?
"Des études de modélisation de
la végétation continuent de mettre en évidence
l'éventualité d'une perturbation importante des écosystèmes
sous l'effet de l'évolution du climat (degré de confiance
élevé6).
Une migration des écosystèmes ou des biomes en tant
qu'unités distinctes est peu probable, et on assistera plutôt,
en un lieu donné, à des modifications de la composition
taxinomique et de la dominance. Les résultats de ces modifications
seront encore perceptibles des années, des décennies
ou même des siècles après le changement climatique
(degré de confiance élevé6).
[ 4.3]
Liens...
La répartition, l'importance et la densité
des populations ainsi que le comportement de la flore et de la faune
sauvages ont été et seront encore affectés
directement par les changements du climat mondial et régional,
et indirectement par les modifications de la végétation.
Le changement climatique provoquera un déplacement vers les
pôles des limites des aires de distribution géographique
des poissons d'eau douce ainsi qu'une perte d'habitats pour les
poissons d'eaux froides et tempérées et un gain d'habitats
pour les poissons d'eaux chaudes (degré de confiance élevé6).
Beaucoup d'espèces et de populations sont déjà
très menacées, et on prévoit qu'elles le seront
encore davantage par suite des effets cumulés des changements
climatiques, qui rendront une partie des habitats actuels impropre
à la présence de nombreuses espèces, et des
changements d'affectation des sols, qui fragmentent les habitats
et mettent obstacle à la migration des espèces. Sans
une gestion appropriée, ces contraintes provoqueront au XXIe
siècle l'extinction de certaines espèces actuellement
classées comme "gravement menacées" ainsi
qu'une raréfaction de la plupart des espèces considérées
comme "menacées ou vulnérables", ce qui
les rapprochera de l'extinction (degré de confiance élevé6).
[4.3]
Liens...
Les méthodes d'adaptation envisageables pour
réduire les risques auxquels sont exposées les espèces
peuvent notamment consister : 1) à créer des refuges,
des parcs et des réserves dotés de couloirs de migration;
2) à recourir à l'élevage en captivité
et à la translocation. Cependant l'application de ces solutions
peut être limitée par leur coût.
[ 4.3]
Liens...
Les écosystèmes
terrestres emmagasinent apparemment des quantités croissantes
de carbone. Au moment de l'établissement du Deuxième
Rapport d'évaluation, on avait estimé que cela résultait
principalement de l'accroissement de la productivité végétale
dû à l'interaction de l'augmentation de la concentration
de CO2, de l'élévation
des températures et des modifications de l'humidité
des sols. Des résultats récents confirment ces gains
de productivité, mais donnent à penser qu'ils sont
moins importants sur le terrain que ne semblaient l'indiquer les
expériences en pots (degré de confiance moyen6).
Il se peut donc que l'absorption
du dioxyde de carbone en milieu terrestre soit davantage due aux
modifications des modes d'utilisation et de gestion des sols qu'aux
effets directs du climat et de l'augmentation de la teneur en CO2.
On ne sait pas avec certitude jusqu'à quel point les écosystèmes
sont toujours des puits
nets de carbone, étant donné les interactions complexes
des facteurs mentionnés ci-dessus (par exemple les zones
humides et les écosystèmes terrestres arctiques peuvent
se comporter à la fois comme des sources et des puits) (degré
de confiance moyen6).
[ 4.3]
Liens...
Contrairement à ce qui est indiqué
dans le Deuxième Rapport d'évaluation, les études
du marché mondial du bois qui prennent en considération
les mesures d'adaptation fondées sur une gestion judicieuse
des sols et des produits - même sans qu'il soit tenu compte
des projets forestiers qui favorisent le piégeage et le stockage
du carbone - semblent indiquer qu'un changement minime du climat
aurait un effet positif sur l'offre mondiale de bois et accentuerait
la tendance actuelle à un accroissement des parts de marché
des pays en développement (degré de confiance moyen6).
Les consommateurs pourraient bénéficier d'une baisse
des prix du bois, alors que les producteurs pourraient y gagner
ou y perdre selon les fluctuations régionales de la productivité
de ce secteur et les effets possibles du dépérissement
des forêts." [ 4.3]
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT II pages 12 & 13
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5.1.4. Quels seraient les effets sur les zones côtières
et les écosystèmes marins ?
"On prévoit que les répercussions
à grande échelle de l'évolution du climat sur
les océans consisteront, entre autres, en une élévation
de la température de la mer en surface et du niveau moyen
de la mer, en une diminution d'étendue des glaces de mer
et en une modification de la salinité, de l'état des
vagues et de la circulation océanique. Les océans
sont un élément essentiel du système
climatique,qui a d'importantes rétroactions physiques
et biogéochimiques sur le climat. Bon nombre d'écosystèmes
marins sont sensibles au changement climatique. Il est désormais
reconnu que l'évolution et la variabilité du climat,
qui se traduisent par des régimes pluriannuels climat-océan
(par exemple l'oscillation pacifique décennale) et par des
changements périodiques de régime, ont un effet considérable
sur l'abondance des poissons et sur la dynamique des populations
ichtyologiques, avec de lourdes conséquences pour les sociétés
humaines qui dépendent de cette ressource. [ 4.4]
Liens...
Par suite du changement climatique, beaucoup de
zones côtières devront faire face à une multiplication
des inondations, à une intensification de l'érosion,
à la disparition de zones humides et de mangroves et à
l'envahissement des nappes aquifères par de l'eau de mer.
L'évolution du climat, qui se traduira notamment par une
élévation du niveau de la mer, aura pour effet d'amplifier
les effets des tempêtes, et en particulier les inondations
dues aux ondes de tempête et l'érosion des côtes.
Aux latitudes élevées, les zones littorales subiront
en outre les effets de l'énergie accrue des vagues et de
la dégradation du pergélisol. Les variations du niveau
relatif de la mer fluctueront localement en raison des phénomènes
de soulèvement et de subsidence dus à d'autres facteurs.
[ 4.4]
Liens...
Les incidences sur des écosystèmes
côtiers très divers et productifs tels que les récifs
coralliens, les atolls et les îles récifales, les marais
salants ou les mangroves seront fonction du rythme d'élévation
du niveau de la mer par rapport à la vitesse de croissance
et aux apports de sédiments, de l'espace dévolu à
la migration horizontale et des obstacles à cette migration,
des modifications du milieu climat-océan - notamment de la
température à la surface de la mer et de l'activité
orageuse - et des contraintes auxquelles les activités humaines
soumettent les zones côtières. Ces 20 dernières
années, les épisodes de blanchissement des coraux
ont résulté de plusieurs causes, et notamment de l'élévation
de la température des océans. La poursuite de cette
élévation de la température de la mer en surface
augmenterait les contraintes subies par les récifs coralliens
ainsi que la fréquence des maladies marines (degré
de confiance élevé6).
[ 4.4]
Liens...
Les évaluations des stratégies d'adaptation
pour ce qui est des zones côtières ont conduit à
délaisser les ouvrages de protection des côtes (digues,
épis, etc.) au profit de mesures de protection plus souples
(comme par exemple l'entretien des plages), d'une retraite bien
conduite ou d'une amélioration de la résilience des
systèmes biophysiques et socio-économiques des zones
côtières. Les solutions d'adaptation pour ce qui concerne
la gestion des côtes et du milieu marin sont particulièrement
efficaces lorsqu'elles s'accompagnent de politiques appliquées
dans d'autres domaines, telles que des plans d'atténuation
des effets des catastrophes ou des plans d'utilisation des sols."
[ 4.4]
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT II page 13
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5.2.1. Quels seraient les effets sur la santé ?
"On en sait plus long au sujet des répercussions
des événements météorologiques de courte
durée sur la santé depuis la publication du Deuxième
Rapport d'évaluation, particulièrement pour ce qui
concerne les périodes de contrainte thermique, la modulation
des conséquences de la pollution de l'air, les incidences
des tempêtes et des inondations et l'influence de la variabilité
saisonnière et interannuelle du climat sur les maladies contagieuses.
En particulier, on comprend mieux les facteurs déterminants
de la vulnérabilité des populations aux incidences
nocives ainsi que les possibilités qui s'offrent en matière
de réaction d'adaptation. [ 4.7]
Liens...
Il est avéré que beaucoup de maladies
contagieuses à transmission vectorielle ou d'origine alimentaire
ou hydrique sont sensibles aux changements
climatiques. D'après les conclusions de la plupart des
études fondées sur des modèles de prévision,
il ressort avec un degré de confiance moyen à élevé6
que, selon les scénarios du changement climatique, il y aurait
un accroissement net de l'aire géographique de transmission
potentielle du paludisme et de la dengue, qui sont deux maladies
à transmission vectorielle auxquelles sont actuellement exposés
40 à 50 % de la population mondiale10.Dans
les limites de leurs aires d'extension actuelles, ces deux maladies
et nombre d'autres maladies infectieuses présentent apparemment
une fréquence et un caractère saisonnier plus marqués
- en dépit du recul de certaines maladies infectieuses dans
quelques régions. Dans tous les cas, la fréquence
effective des maladies est cependant fortement influencée
par les conditions environnementales locales, la situation socio-économique
et l'infrastructure de santé publique. [ 4.7]
Liens...
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Les changements projetés du climat s'accompagneront
d'une augmentation des vagues de chaleur - souvent amplifiées
par l'humidité accrue et la pollution atmosphérique
urbaine -, qui se traduira par une progression des décès
liés à la chaleur et des épisodes de maladie.
Il semble bien que les populations urbaines seront les plus touchées,
en particulier les personnes âgées, les malades et
ceux qui ne disposent pas de la climatisation (degré de confiance
élevé6).
Selon quelques éléments d'information, il semble aussi
que la diminution des décès hivernaux ferait plus
que compenser l'augmentation des décès estivaux dans
certains pays tempérés (degré de confiance
moyen6);
cependant les recherches publiées concernent principalement
les populations de pays développés, ce qui empêche
toute comparaison généralisée des modifications
de la mortalité estivale et hivernale. [ 3.5
et 4.7]
Liens...
La vaste expérience acquise en la matière
montre clairement que toute augmentation des inondations multiplie
les risques de noyade, de maladies diarrhéiques et respiratoires
et, dans les pays en développement, de faim et de malnutrition
(degré de confiance élevé6).L'intensification
de l'activité cyclonique dans certaines régions aurait
aussi des conséquences souvent dévastatrices, particulièrement
dans les zones très peuplées où les habitants
ne disposent pas de ressources suffisantes. Dans certaines régions,
notamment sous les tropiques, la réduction des rendements
des cultures et de la production alimentaire due aux changements
climatiques prédisposera des populations en proie à
l'insécurité alimentaire à la malnutrition,
ce qui provoquera des troubles de la croissance chez les enfants
et une diminution de l'activité chez les adultes. Des perturbations
socio-économiques pourraient se produire dans certaines régions,
affectant à la fois les moyens de subsistance et la santé.
[ 3.5,
4.1,
4.2,
4.5,
et 4.7]
Liens...
Il existe, pour chaque effet prévu néfaste
à la santé, une série de mesures d'adaptation
d'ordre social, institutionnel, technologique ou comportemental
susceptible de l'atténuer. Parmi ces mesures figurent le
renforcement de l'infrastructure de santé publique, une gestion
de l'environnement prenant en compte la santé (qualité
de l'air et de l'eau, sécurité alimentaire, urbanisme
et architecture domiciliaire, gestion des eaux de surface, etc.)
et la mise à disposition de moyens sanitaires appropriés.
Dans l'ensemble, les effets des changements
climatiques néfastes à la santé seront
particulièrement marqués parmi les populations vulnérables
à faibles revenus, principalement dans les pays tropicaux
et subtropicaux. Des politiques d'adaptation judicieuses devraient
en général permettre d'atténuer ces effets."
[ 4.7]
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT II pages 13 & 14
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5.2.2. Quels seraient les effets sur les établissements
humains, l'énergie et l'industrie ?
"D'après des éléments
d'information de plus en plus abondants et chiffrés, le changement
climatique exerce principalement trois sortes d'influences sur les
établissements humains :
- Les secteurs économiques dont dépendent
les établissements humains subissent les effets des variations
de la productivité des ressources ou de la demande du marché
pour ce qui est des biens et des services que ces établissements
fournissent. [
4.5]
Liens...
- Il peut y avoir des effets directs sur certains
aspects de l'infrastructure physique (y compris les systèmes
de transmission et de distribution de l'énergie), des bâtiments,
des services urbains (y compris les moyens de transport) et d'industries
particulières (comme l'agro-industrie, le tourisme ou le
bâtiment). [
4.5]
Liens...
- Les populations peuvent être directement
touchées par des phénomènes météorologiques
extrêmes, des modifications de l'état sanitaire ou
des migrations. Les problèmes ne sont pas exactement les
mêmes dans les grandes agglomérations (plus de 1
million d'habitants) et dans les petites et moyennes agglomérations.
[
4.5]
Liens...
Les risques directs les plus fréquents auxquels
l'évolution du climat expose les établissements humains
sont les risques liés aux inondations et aux glissements
de terrain, découlant de l'intensification projetée
de la pluviométrie et, dans les zones côtières,
de l'élévation du niveau de la mer. Si les risques
sont particulièrement grands pour les établissements
humains situés au bord de cours d'eau ou sur des côtes
(degré de confiance élevé6),
les crues en milieu urbain peuvent poser un problème partout
où la capacité des collecteurs d'eaux pluviales, des
adductions d'eau et des systèmes de traitement des déchets
est insuffisante. Ces zones sont caractérisées par
une très grande vulnérabilité des établissements
urbains constitués de colonies de squatters et autres agglomérations
non structurées, qui cumulent une forte densité de
population, des logements d'une qualité médiocre,
un accès réduit ou nul à des ressources telles
qu'une eau salubre ou des services de santé publique et une
faible capacité
d'adaptation. Certains établissements humains connaissent
actuellement d'autres problèmes environnementaux importants
qui pourraient être accentués par des régimes
de hautes températures et de précipitations accrues
- notamment en ce qui concerne les ressources en eau et en énergie,
l'infrastructure, le traitement des déchets et les transports.
[ 4.5]
Liens...
L'urbanisation rapide des zones côtières de faible
altitude, aussi bien dans les pays en développement que dans les
pays développés, a pour effet d'accroître énormément la densité
de population et la valeur des biens produits par l'homme qui sont
exposés à des phénomènes climatiques côtiers extrêmes tels que les
cyclones tropicaux. D'après les projections des modèles, le nombre
annuel moyen des personnes qui seraient victimes, sur les côtes,
d'inondations causées par des ondes de tempête augmenterait considérablement
(de 75 à 200 millions selon l'ampleur des réactions adaptatives)
pour ce qui est des scénarios intermédiaires prévoyant une élévation
de 40 cm du niveau de la mer d'ici les années 2080, par comparaison
avec les scénarios excluant toute élévation du niveau de la mer.
Selon des projections, les dégâts potentiels causés aux infrastructures
des zones côtières par suite de l'élévation du niveau de la mer
se chiffreraient à des dizaines de milliards de dollars des Etats-Unis
dans certains pays - notamment l'Egypte, la Pologne et le Viet Nam.
[ 4.5]
Liens...
Les établissements humains où l'activité
économique est peu diversifiée et où les revenus
proviennent en grande partie d'industries du secteur primaire sensibles
au climat (agriculture, foresterie et pêches) sont plus vulnérables
que les établissements humains où l'activité
économique est plus diversifiée (degré de confiance
élevé6).
Dans les zones développées de l'Arctique où
le pergélisol est particulièrement riche en glace,
il faudra accorder une grande attention à l'atténuation
des effets néfastes du dégel, et notamment aux graves
dommages que pourraient subir les bâtiments et l'infrastructure
des transports (degré de confiance très élevé6).
L'infrastructure de l'industrie, des transports et du commerce est
généralement exposée aux mêmes risques
que l'infrastructure des établissements humains. On prévoit
que la demande d'énergie augmentera pour ce qui est de la
climatisation et diminuera pour ce qui est du chauffage, l'effet
net variant selon les scénarios et les endroits considérés.
Certains systèmes de production et de distribution d'énergie
pourraient subir des effets néfastes susceptibles de réduire
leur capacité d'approvisionnement ou leur fiabilité,
tandis que d'autres systèmes pourraient tirer profit de l'évolution
du climat.[ 4.5
et 5.7]
Liens...
Des solutions envisageables en matière d'adaptation
pourraient consister à planifier les établissements
humains et leur infrastructure, à implanter les installations
industrielles et à prendre d'autres décisions à
long terme de ce genre de façon à réduire les
effets néfastes de phénomènes qui, en dépit
d'une faible probabilité (cependant en augmentation), ont
de lourdes conséquences (qui risquent apparemment de s'aggraver).
" [ 4.5]
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT II pages 14-15
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5.2.3. Quels seraient les effets sur les assurances et autres
services financiers ?
"Ces dernières décennies, les
coûts des phénomènes météorologiques
ordinaires et extrêmes ont rapidement augmenté. A l'échelle
du globe, les pertes économiques imputables aux événements
catastrophiques ont été multipliées par 10,3,
passant de 3,9 milliards de dollars des Etats-Unis par an dans les
années 50 à 40 milliards de dollars par an dans les
années 90 (tous ces montants sont en dollars de 1999, sans
ajustement de parité du pouvoir d'achat); environ un quart
de ces pertes se sont produites dans les pays en développement.
Durant la même période, la fraction assurée
de ces pertes est passée d'un niveau négligeable à
9,2 milliards de dollars par an. Les coûts totaux doublent
lorsqu'on tient compte des pertes résultant de phénomènes
météorologiques non catastrophiques de plus faible
ampleur. Comme l'illustre le fait que le rapport du montant mondial
des primes d'assurance de biens et de risques divers au montant
des pertes dues aux phénomènes météorologiques
a été divisé par trois entre 1985 et 1999,
le secteur des assurances est de plus en plus vulnérable.
[ 4.6]
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Les coûts engendrés par les phénomènes
météorologiques ont augmenté rapidement malgré
les efforts accrus qui ont été déployés
pour renforcer les infrastructures et améliorer la prévention
des catastrophes. L'augmentation tendancielle des pertes imputables
aux catastrophes constatée ces 50 dernières années
est liée en partie à des facteurs socio-économiques
tels que la croissance démographique, l'accroissement de
la prospérité et l'urbanisation de zones vulnérables
et en partie à des facteurs climatiques tels que l'évolution
observée de la pluviosité ou des phénomènes
d'inondation. Faire la part précise de ces deux sortes de
facteurs est une tâche complexe, d'autant plus que leur poids
respectif varie selon la région et le type de phénomène
considéré. [ 4.6]
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Le changement climatique et l'évolution anticipée
des phénomènes météorologiques qu'on
estime liée à ce changement auront pour effet d'augmenter
l'incertitude propre à l'évaluation actuarielle des
risques (degré de confiance élevé6).
Ces développements devraient exercer une pression à
la hausse sur les primes d'assurance et/ou pourraient entraîner
la réévaluation de certains risques comme non assurables
et la suppression ultérieure de la couverture correspondante.
Il s'ensuivrait une augmentation des frais d'assurance, un ralentissement
de la progression des services financiers dans les pays en développement,
une moindre disponibilité des assurances aux fins d'une répartition
des risques et un accroissement des demandes d'indemnisation publique
consécutives à des catastrophes naturelles. Si de
tels changements se produisent, on peut prévoir une modification
des rôles respectifs du secteur public et du secteur privé
dans le domaine de l'assurance et de la fourniture des ressources
requises pour gérer les risques. [ 4.6]
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Le secteur des services financiers dans son ensemble
devrait pouvoir faire face aux effets du changement climatique,
bien que les archives semblent indiquer que des phénomènes
peu probables, mais à fort impact, ou des phénomènes
multiples très rapprochés auraient un effet fort préjudiciable
sur ce secteur, particulièrement si la capacité d'adaptation
se trouve simultanément réduite par des facteurs non
climatiques (par exemple une situation défavorable des marchés
financiers). Les segments spécialisés dans l'assurance
de biens et de risques divers ou dans la réassurance et les
petites compagnies d'assurance spécialisées ou non
diversifiées se sont révélées plus sensibles
et ont notamment enregistré un recul de leurs profits et
subi des faillites imputables à des phénomènes
d'origine météorologique. [ 4.6]
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L'adaptation à l'évolution du climat
pose des problèmes complexes à ce secteur, mais lui
offre aussi certaines possibilités. Les politiques de réglementation
des prix, le traitement fiscal des réserves et la capacité
(ou l'incapacité) des entreprises de se retirer des marchés
à risque sont autant de facteurs qui influent sur la solidité
du secteur. Les acteurs du secteur public et du secteur privé
favorisent également l'adaptation en mettant l'accent sur
la préparation aux catastrophes, les programmes de prévention
des sinistres, les codes du bâtiment et l'amélioration
des modes d'utilisation des sols. Cependant, dans certains cas,
des programmes publics d'assurance et de secours ont par inadvertance
provoqué un relâchement de la vigilance et une adaptation
erronée en favorisant l'aménagement de zones à
risque telles que certaines zones inondables ou zones côtières
aux Etats-Unis d'Amérique. [ 4.6]
Liens...
On prévoit que les effets de l'évolution
du climat se feront surtout sentir dans les pays en développement,
et notamment dans ceux où le secteur primaire constitue la
principale source de revenu. Les catastrophes naturelles ont des
incidences qui se reflètent dans le PIB de certains pays,
au point d'atteindre la moitié du PIB de l'un d'entre eux.
Tous ces pays devront faire face à des problèmes d'équité
et à des difficultés de développement si les
risques météorologiques cessent d'être assurables,
que les primes augmentent ou que la disponibilité de ces
produits se réduit. Inversement, un accès élargi
à l'assurance et la mise en uvre accrue de plans de
microfinancement et de services bancaires d'aide au développement
permettraient aux pays en développement de mieux s'adapter
aux changements
climatiques. " [ 4.6]
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT II pages 15 & 20
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5.3. Comment la vulnérabilité varie-elle selon les
régions ?
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"La vulnérabilité au changement
climatique des populations humaines et des systèmes naturels
varie considérablement d'une région à l'autre
et d'une catégorie de population à l'autre dans une
région donnée. Les fluctuations régionales
du climat de référence et de son évolution
prévue donnent lieu à une exposition aux facteurs
climatiques qui diffère d'une région à l'autre.
Selon la région, les systèmes naturels et sociaux
sont dotés de caractéristiques, de ressources et d'institutions
diverses et sont soumis à des contraintes différentes
qui engendrent une sensibilité et une capacité
d'adaptation particulières. Il s'ensuit une disparité
marquée des préoccupations essentielles propres à
chacune des grandes régions du monde. De plus, les incidences
du changement climatique, la capacité d'adaptation et la
vulnérabilité varient à l'intérieur
même de chaque région. [ 5]
Liens...
Compte tenu de ce qui précède, toutes
les régions devraient subir certains effets néfastes
des changements
climatiques. Tableau
SPM-2 présente d'une manière très succincte
certaines des principales préoccupations propres aux différentes
régions concernées. Certaines régions sont
particulièrement vulnérables en raison de leur exposition
physique aux risques liés aux changements climatiques et/ou
de leur capacité d'adaptation limitée. La plupart
des régions peu développées sont particulièrement
vulnérables, du fait qu'une grande partie de leur économie
relève de secteurs sensibles au climat et que la modicité
de leurs ressources humaines, financières et naturelles et
leurs faibles capacités institutionnelles et technologiques
réduisent considérablement leur capacité d'adaptation.
Par exemple, les petits Etats insulaires et les zones côtières
de faible altitude sont particulièrement vulnérables
à l'élévation du niveau de la mer et à
l'intensification des tempêtes et sont généralement
pourvus d'une capacité d'adaptation restreinte. Dans les
régions polaires, on prévoit que le changement climatique
aura des effets importants et rapides, qui se traduiront notamment
par une réduction de l'étendue et de l'épaisseur
des glaces de mer et une dégradation du pergélisol.
En Afrique, en Amérique latine et en Asie, où les
possibilités d'adaptation sont généralement
faibles, les variations néfastes des débits saisonniers
des cours d'eau, les inondations et les sécheresses, les
problèmes de sécurité alimentaire, les répercussions
sur les pêches, les conséquences sanitaires et l'atteinte
à la diversité biologique figurent parmi les principales
vulnérabilités et les grands sujets de préoccupation.
Même dans les régions jouissant d'une meilleure capacité
d'adaptation telles que l'Amérique du Nord ou l'Australie
et la Nouvelle-Zélande, il existe des communautés
vulnérables (les peuples autochtones, par exemple), et les
possibilités d'adaptation des écosystèmes
sont très limitées. En Europe, les zones méridionales
et arctiques se révèlent particulièrement vulnérables."
[ 5]
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT II pages 14-16
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5.3.1. Comment les différentes régions sont-elles
touchées ?
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Cliquez sur les
différentes zones de la carte afin d'obtenir les données
relatives à la
Capacité d'Adaptation, la Vulnérabilité et
autres questions d'importance pour chaque région.
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