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La réponse à la Question 6 est tirée
de :
GIEC TAR
RDP du GT III
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6.1. En quoi le changement climatique est-il un problème
unique ?
"Le défi de latténuation1
2. Les changements
climatiques2
constituent un problème ayant des caractéristiques
particulières. Ces changements, qui se produisent à
l'échelle du globe et à long terme (sur des périodes
allant jusqu'à plusieurs siècles), supposent des interactions
complexes entre des processus climatiques, écologiques, économiques,
politiques, institutionnels, sociaux et technologiques. Ils peuvent
avoir d'importantes incidences internationales et intergénérationnelles
dans le contexte des objectifs de la société au sens
large tels que l'équité et le développement
durable. La réaction contre les changements climatiques se
caractérise par des prises de décisions placées
sous le signe de l'incertitude et du risque, avec l'éventualité
de changements non linéaires et/ou irréversibles (Sections
1.2.5,
1.3,
10.1.2,
10.1.4,
10.4.5).
3
Liens...
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3. Des voies de développement différentes
4
peuvent conduire à des émissions très dissemblables
de gaz à effet de serre. Selon le Rapport spécial
sur les scénarios d'émissions et les scénarios
d'atténuation évalués dans le présent
rapport, le type, l'envergure, le moment d'application et le coût
des mesures d'atténuation dépendent de diverses conditions
nationales, des voies de développement socio-économique
et technique choisies et du niveau recherché de stabilisation
de la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère
(on trouvera à la Figure
SPM.1 un exemple des émissions totales de CO2).
Des voies de développement conduisant à de faibles
émissions dépendent d'une vaste gamme de choix politiques
et exigent d'importants changements de fond dans des domaines autres
que celui des changements
climatiques. (Sections 2.2.2,
2.3.2,
2.4.4,
2.5,
Liens...
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Scénarios de Référence
et de Stabilisation

Figure SPM 1
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4. Climate change mitigation will both be affected
by, and have impacts on, broader socio-economic policies and trends,
such as those relating to development, sustainability and equity.
Climate mitigation policies may promote sustainable development
when they are consistent with such broader societal objectives.
Some mitigation actions may yield extensive benefits in areas outside
of climate change: for example, they may reduce health problems;
increase employment; reduce negative environmental impacts (like
air pollution); protect and enhance forests, soils and watersheds;
reduce those subsidies and taxes which enhance greenhouse gas emissions;
and induce technological change and diffusion, contributing to wider
goals of sustainable development. Similarly, development paths that
meet sustainable development objectives may result in lower levels
of greenhouse gas emissions. (Sections 1.3, 1.4,
2.2.3,
2.4.4,
2.5,
7.2.2,
8.2.4).
Liens...
( Paragraphe non-traduit sur le document original du GIEC)
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5. Des différences dans la distribution
des ressources techniques, naturelles et financières parmi
et entre les nations et les régions, et entre les générations,
et les différences des coûts de l'atténuation
sont souvent des considérations essentielles dans l'analyse
des options d'atténuation des changements
climatiques. Une grande partie du débat sur la future
différenciation de la contribution des pays à l'atténuation
et aux questions d'équité connexes tient également
compte de ces considérations 5
. Le défi consistant à s'attaquer aux changements
climatiques soulève une question importante d'équité,
à savoir la mesure dans laquelle les conséquences
des changements climatiques ou des politiques d'atténuation
créent ou approfondissent l'injustice entre et parmi les
nations et les régions. Les scénarios de stabilisation
des gaz à effet de serre évalués dans le présent
rapport (à l'exception de ceux où la stabilisation
se produit sans nouvelle politique climatique, par exemple B1) supposent
que les pays développés et ceux des pays à
économie en transition seront les premiers à limiter
et à réduire leurs émissions de gaz à
effet de serre. 6
Liens...
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6. Des scénarios supposant des émissions
plus faibles exigent des schémas différents de mise
en valeur des ressources énergétiques. La Figure
SPM.2 permet de comparer les émissions de carbone cumulées
entre 1990 et 2100 dans le cas de divers scénarios présentés
dans le Rapport spécial sur les scénarios
d'émissions par rapport au carbone présent dans
les réserves et les ressources mondiales de combustibles
fossiles 7.
Cette figure montre qu'il existe d'abondantes ressources en combustibles
fossiles qui ne permettront pas la limitation des émissions
de carbone au cours du XXIe siècle. Cependant, à la
différence des dépôts relativement importants
de charbon ainsi que de pétrole et de gaz non classiques,
le carbone présent dans les réserves classiques attestées
de pétrole et de gaz et dans les ressources classiques en
pétrole est nettement inférieur aux émissions
cumulatives de carbone correspondant à une stabilisation
du dioxyde de carbone à un niveau de 450 ppmv ou davantage
(la mention d'un niveau de concentration donné n'impliquant
pas qu'on considère comme souhaitable la stabilisation à
ce niveau).
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Quantité
de Carbone présente dans les réserves et les ressources
de pétrole, de gaz et de charbon.

Figure SPM-2
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Ces données sur les ressources pourraient impliquer
une évolution de la répartition des sources d'énergie et l'apparition
de nouvelles sources d'énergie au XXIe siècle. Le choix de cette
répartition et les investissements qu'il implique vont déterminer
s'il est possible de stabiliser la concentration des gaz à effet
de serre et, dans l'affirmative, à quel niveau et à quel prix. Actuellement,
la plupart de ces investissements sont consacrés à la recherche
et à l'exploitation d'autres ressources fossiles classiques ou non
" (Sections 2.5.1,
2.5.2,
3.8.3,
8.4).
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT III pages 3-4 & 6
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6.2. Quelles options permettent de réduire les émissions
de gaz à effet de serre ?
6.2.1. Quelles techniques pourraient
réduire les émissions de gaz à effet de serre
?
6.2.2. En quoi les forêts et terres agricoles
contribuent-elles à la réduction des émissions
de gaz à effet de serre ?
6.2.3. Comment réduire les émissions
à l'avenir ?
6.2.1. Quelles techniques pourraient réduire les émissions
de gaz à effet de serre ?
"Possibilités de limiter
ou de réduire les émissions de gaz à effet
de serre et d'accroître les puits
7. Depuis la parution du deuxième Rapport
d'évaluation en 1995, on a accompli d'importants progrès
techniques permettant de réduire les émissions des
gaz à effet de serre, progrès plus rapides que prévu.
Des techniques, qui en sont à diverses étapes de développement,
connaissent des avancées, par exemple le lancement sur le
marché d'éoliennes efficaces, l'élimination
rapide de gaz industriels tels que le N2O lors de la production
d'acide adipique ou tels que les hydrocarbures perfluorés
lors de la production d'aluminium, des automobiles à moteur
hybride efficace, les progrès des techniques faisant appel
à des piles à combustible et la démonstration
du stockage souterrain de dioxyde de carbone. Les solutions techniques
visant à réduire les émissions comprennent
l'amélioration de l'efficacité des unités d'utilisation
finale et des techniques de conversion d'énergie, le passage
à des combustibles à faible teneur en carbone et à
des combustibles renouvelables émanant de la biomasse,
des techniques n'entraînant aucune émission, l'amélioration
de la gestion de l'énergie, la réduction des émissions
dues aux sous-produits industriels et aux gaz utilisés et
l'absorption et le stockage du carbone. (Section 3.1,
4.7)
Liens...
Le Tableau
SPM.1 résume les résultats de nombreuses études
sectorielles qui, pour beaucoup d'entre elles, en sont à
l'étape du projet, au niveau national et régional
et, pour certaines, au niveau mondial, et présente l'évaluation
du potentiel de réduction des émissions de gaz à
effet de serre entre 2010 et 2020. Voici certaines des principales
constatations :
- Des centaines de techniques et de pratiques visant
au rendement énergétique lors de l'emploi final
dans les bâtiments, les transports et le secteur de la fabrication
représentent plus de la moitié de ce potentiel.
(Sections
3.3,
3.4,
3.5)
Liens...
- Jusqu'en 2020 au moins, l'approvisionnement énergétique
et la conversion d'énergie resteront dominés par
les combustibles fossiles, relativement économiques et
abondants. Le gaz naturel, tant que son transport sera économiquement
réalisable, va jouer un rôle important dans la réduction
des émissions, ainsi que dans l'amélioration du
rendement de conversion, avec un emploi plus fréquent des
cycles mixtes et/ou des centrales de cogénération.(
Section
3.8.4) Liens...
- Des systèmes d'approvisionnement énergétique
à faible intensité de carbone peuvent représenter
un apport important grâce à la biomasse émanant
de sous-produits forestiers et agricoles, aux déchets municipaux
et industriels, à des plantations destinées à
la production de biomasse lorsque la terre et l'eau s'y prêtent,
au méthane de décharges contrôlées,
à l'énergie éolienne et hydroélectrique
et à la prolongation de la durée de vie des centrales
nucléaires. Après 2010, on pourrait réduire
sensiblement les émissions des centrales d'énergie
alimentées par des combustibles fossiles et/ou par la biomasse
grâce à l'élimination et au stockage du carbone
par pré- ou post-combustion. Les préoccupations
relatives à l'environnement, à la sécurité,
à la fiabilité et à la prolifération
pourraient nécessiter l'emploi de certaines de ces techniques.
(
Section
3.8.4) Liens...
- Dans l'agriculture, on peut réduire les
émissions de méthane et d'hémioxyde d'azote,
comme celles qui émanent de la fermentation entérique
du bétail, des rizières, des engrais azotés
et des déchets animaux. (
Section
3.6) Liens...
- Selon les applications, on peut réduire
au minimum les émissions de gaz fluorés en modifiant
les procédés de fabrication, en améliorant
la récupération, le recyclage et le confinement,
ou on peut les éviter grâce à l'emploi de
techniques et de produits différents.(
Section
3.5 et Chapitre
3 Appendice) Liens...
Les réductions potentielles d'émissions
indiquées dans le Tableau
SPM.1 pour divers secteurs ont été regroupées
afin de présenter une évaluation de ces réductions
sur le plan mondial en tenant compte, dans la mesure du possible,
des chevauchements éventuels entre et parmi les secteurs
et les techniques, au vu des informations disponibles dans les études
appropriées. La moitié de ces réductions pourraient
être obtenues d'ici 2020, les avantages directs (énergie
économisée) étant supérieurs aux coûts
directs (capital net, frais d'exploitation et d'entretien), tandis
que l'autre moitié pourrait être obtenue à un
coût direct net allant jusqu'à 100 $US/tCeq (au taux
de 1998). On calcule ces coûts estimatifs en prenant un taux
d'actualisation de l'ordre de 5 à 12 pour cent, qui correspond
aux taux d'actualisation du secteur public. Les taux de retour internes
privés, très variables et souvent nettement plus élevés,
influent sur le taux d'adoption de ces techniques par des entités
privées.
Selon le scénario d'émissions adopté,
on pourrait ainsi réduire, entre 2010 et 2020, les émissions
mondiales au-dessous des niveaux de 2000 à ces coûts
directs nets. De telles réductions impliquent des frais de
mise en uvre supplémentaires, élevés
dans certains cas, la nécessité éventuelle
d'appuyer certaines politiques (comme celles décrites au
Paragraphe 18), une intensification
de la recherche-développement, un transfert efficace de technologies
et la suppression d'autres obstacles (Paragraphe
17). Ces questions, ainsi que les coûts et avantages non
cités dans cette évaluation, sont abordés aux
Paragraphes 11, 12
et 13.
Les différentes études mondiales,
régionales, nationales, sectorielles et par projet évaluées
dans le présent rapport ont une envergure variable et reposent
sur des hypothèses diverses. Il n'existe pas d'études
pour tous les secteurs et toutes les régions. La fourchette
de réduction des émissions présentée
dans le Tableau
SPM.1 traduit l'incertitude des études correspondantes
sur lesquelles elle est fondée (voir Encadré
SPM.2)." (Sections
3.3-3.8)
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT III pages 5-6 & 8
Voir une estimation des réductions potentielles
des émissions des gaz à effet de serre pour 2010 et
2020 au Tableau
SPM.1
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6.2.2. En quoi les forêts et terres agricoles contribuent-elles
à la réduction des émissions de gaz à
effet de serre ?
"8. Les forêts, les terres agricoles
et d'autres écosystèmes
terrestres offrent un potentiel d'atténuation élevé.
Bien qu'ils ne soient pas nécessairement permanents, la conservation
et le piégeage du carbone laissent le temps d'élaborer
et de mettre en uvre d'autres solutions. On peut obtenir
une atténuation biologique grâce à trois stratégies
: a) conservation des bassins de carbone existants, b) piégeage
en augmentant la taille des bassins de carbone, c) utilisation de
produits biologiques obtenus de façon viable, par exemple
du bois à la place de produits de construction gros consommateurs
d'énergie et de la biomasse à la place des combustibles
fossiles (Sections 3.6,
4.3).
La conservation des bassins de carbone menacés, qui peut
contribuer à éviter les émissions à
condition qu'on prévienne le transfert d'émissions
de carbone, ne saurait être viable que si l'on peut tenir
compte des facteurs socio-économiques du déboisement
et d'autres pertes de bassins de carbone. Le piégeage traduit
la dynamique biologique de la croissance : souvent, il démarre
lentement, passe par un maximum puis diminue sur une période
allant de quelques décennies à plusieurs siècles.Liens...
La conservation et le piégeage conduisent
à une augmentation des stocks de carbone, mais risquent d'entraîner
plus tard des émissions plus importantes de carbone si ces
écosystèmes
sont gravement touchés par des perturbations naturelles ou
directement ou indirectement imputables à l'homme. Même
si les perturbations naturelles sont normalement suivies d'un nouveau
piégeage, les activités nécessaires pour lutter
contre ces perturbations peuvent jouer un rôle important en
limitant les émissions de carbone. En principe, les avantages
d'un remplacement peuvent se poursuivre indéfiniment. Une
gestion appropriée des terres pour y produire des cultures,
du bois et une bioénergie durable peut accroître les
avantages d'une atténuation des changements
climatiques. Si l'on tient compte de la concurrence pour l'exploitation
des terres et des évaluations réalisées au
titre du deuxième Rapport d'évaluation et du Rapport
spécial sur l'utilisation des terres, les modifications y
relatives et la foresterie, le potentiel mondial estimatif des mesures
d'atténuation biologique est de l'ordre de 100 GtC (cumulatives)
d'ici 2050, ce qui équivaut à environ 10 à
20 pour cent des émissions potentielles de combustibles fossiles
pendant cette période, bien que cette évaluation comporte
d'importantes incertitudes. La réalisation de ce potentiel
dépend de la disponibilité de terres et d'eau ainsi
que du taux d'adoption de diverses pratiques de gestion des terres.
Le plus grand potentiel biologique d'atténuation du carbone
atmosphérique réside dans les régions subtropicales
et tropicales. L'évaluation du coût de l'atténuation
biologique à ce jour varie considérablement, allant
de 0,1 $US/tC à environ 20 $US/tC dans plusieurs pays tropicaux
et de 20 $US/tC à 100 $US/tC dans des pays non tropicaux.
Les techniques d'analyse financière et de comptabilité
du carbone ne sont pas comparables. En outre, dans de nombreux cas,
le calcul des coûts n'inclut pas, entre autres choses, les
coûts d'infrastructure, l'actualisation, le suivi, la collecte
de données, les frais de mise en uvre, les coûts
de substitution des terres et de l'entretien, et d'autres coûts
récurrents, qui sont souvent exclus ou négligés.
Le bas des fourchettes est ramené vers le bas, mais la compréhension
et le traitement des coûts s'améliorent avec le temps.
Ces mesures d'atténuation biologique peuvent avoir des avantages
sociaux, économiques et écologiques allant au-delà
de la réduction du CO2 atmosphérique
si elles sont mises en uvre correctement (par exemple, la
biodiversité, la protection des bassins hydrographiques,
l'amélioration de la gestion durable des terres et l'emploi
rural). Cependant, si elles ne sont pas mises en uvre correctement,
elles peuvent entraîner des risques d'incidences négatives
(par exemple, la perte de biodiversité, la perturbation des
communautés et la pollution des eaux souterraines). Les mesures
d'atténuation biologique peuvent conduire soit à la
réduction soit à l'augmentation des émissions
de gaz à effet de serre autres que le CO2
" (Sections 4.3,
4.4)
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT III page 8
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6.2.3. Comment réduire les émissions à l'avenir
?
"9. Il n'existe pas de solution unique pour
obtenir de faibles émissions à l'avenir, et les pays
et les régions vont devoir choisir leur propre voie. Les
résultats de la plupart des modèles indiquent que
les solutions technologiques connues8 pourraient conduire à
un grand nombre de niveaux de stabilisation du CO2
atmosphérique, par exemple 550 ppmv, 450 ppmv ou moins au
cours des 100 prochaines années ou davantage, mais leur mise
en uvre exigerait des transformations socio-économiques
et institutionnelles. Selon les scénarios, pour obtenir
une stabilisation à ces niveaux, une très importante
réduction des émissions mondiales de carbone par unité
du PIB par rapport aux niveaux de 1990 sera nécessaire. Les
progrès techniques et le transfert de technologie jouent
un rôle essentiel dans les scénarios de stabilisation
évalués dans le présent rapport. Pour le secteur
primordial de l'énergie, presque tous les scénarios
d'atténuation des gaz à effet de serre et de stabilisation
des concentrations se caractérisent par la mise en place
de techniques efficaces pour l'exploitation de l'énergie
et l'approvisionnement énergétique et par l'emploi
d'une énergie à teneur faible ou nulle en carbone.
Toutefois, aucune solution technique isolée ne permettra
d'obtenir la totalité des réductions d'émissions
nécessaires. Les mesures de réduction des sources
non énergétiques et des gaz à effet de serre
autres que le CO2 représenteront
également un potentiel important de réduction des
émissions. Le transfert de technologie entre pays et régions
élargira le choix des solutions au niveau régional,
tandis que les économies d'échelle et l'apprentissage
vont abaisser les coûts d'adoption de ces solutions. (Sections
2.3.2,
2.4,
2.5).
Liens...
"10. L'apprentissage et l'innovation sociaux
et l'évolution de la structure institutionnelle pourraient
contribuer à l'atténuation des changements
climatiques. L'évolution des règles collectives
et des comportements individuels pourrait avoir des effets sensibles
sur les émissions de gaz à effet de serre, mais elle
aurait lieu dans un cadre institutionnel, réglementaire et
juridique complexe. Plusieurs études indiquent que les systèmes
actuels d'incitation peuvent favoriser une production et des modes
de consommation grands consommateurs de ressources qui accroissent
les émissions de gaz à effet de serre dans tous les
secteurs, par exemple les transports et le logement. A court terme,
il existe des possibilités d'influer sur les comportements
individuels et organisationnels grâce à des innovations
sociales. A plus long terme, de telles innovations, associées
à l'évolution des techniques, pourraient accroître
le potentiel socio-économique, surtout si les préférences
et les normes culturelles évoluent vers une réduction
des émissions et un comportement viable. Ces innovations
sont souvent freinées par des résistances, que l'on
peut surmonter en encourageant le grand public à participer
davantage au processus de prise de décisions. Cela peut contribuer
à de nouvelles approches de la durabilité et de l'équité."
(Sections 1.4.3,
5.3.8,
10.3.2,
10.3.4).
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT III pages 8 & 9
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"Encadré N°2.
Techniques d'évaluation des coûts, des avantages
et de leurs incertitudes
Pour divers facteurs, des différences et des incertitudes
importantes caractérisent les évaluations quantitatives
des coûts et des avantages des mesures d'atténuation.
Deux catégories de techniques d'évaluation des
coûts et des avantages sont décrites dans le
deuxième Rapport d'évaluation : les démarches
ascendantes, qui partent de l'évaluation de techniques
et de secteurs donnés tels que ceux cités dans
le Paragraphe 7, et les études
de modèles descendants, qui partent de relations macro-économiques
telles que celles mentionnées dans le Paragraphe
13. Ces deux démarches entraînent des différences
dans l'évaluation des coûts et des avantages,
qui se sont amenuisées depuis la parution du deuxième
Rapport d'évaluation. Même si ces différences
disparaissaient, d'autres incertitudes subsisteront. On peut
évaluer les conséquences potentielles de ces
incertitudes en analysant l'effet d'un changement apporté
à une hypothèse donnée sur le coût
total, à condition de tenir dûment compte de
toutes les corrélations entre les variables."
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT III page 9
| Retour
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6.3. Quel sera le coût de la mise en uvre du protocole
de Kyoto ?
6.3.1. Pourquoi les coûts et
avantages des mesures d'atténuation diffèrent-ils
?
6.3.2. Comment générer un coût
nul ou négatif ?
6.3.3. Quel sera le coût pour les pays
développés ?
6.3.4. Quelles seront les
variations de coût selon le niveau de stabilisation du CO2
?
6.3.5. Comment le coût sera-t-il réparti
entre les industries ?
6.3.6. Quel sera l'impact du protocole de Kyoto sur
les pays en développement ?
6.3.1. Pourquoi les coûts et avantages
des mesures d'atténuation diffèrent-ils ?
"11. L'évaluation du coût et
des avantages des mesures d'atténuation diffère en
raison i) de la façon dont on mesure le bien public, ii)
de l'envergure de l'analyse et de la méthode employée
pour la réaliser, iii) des hypothèses sous-jacentes
intégrées dans l'analyse. Il en résulte que
le coût et les avantages évalués peuvent ne
pas correspondre au coût et aux avantages réels de
l'application de mesures d'atténuation. Pour ce qui est
des points i) et ii), l'évaluation des coûts et des
avantages dépend notamment du recyclage des recettes ainsi
que du fait que les éléments suivants sont envisagés
ou non et de quelle manière : frais de mise en uvre
et de transaction, conséquences de la répartition,
gaz multiples, modification de l'occupation des terres, avantages
des changements
climatiques évités, avantages accessoires, mesures
"sans regrets" 10
et évaluation des facteurs externes et des incidences indépendantes
du marché. Les hypothèses sont notamment les suivantes:
- L'évolution démographique, le rythme
et la structure de la croissance économique, l'augmentation
de la mobilité individuelle, les innovations techniques
telles que l'amélioration du rendement énergétique
et la disponibilité de sources d'énergie à
faible prix, la souplesse du placement de capitaux et du marché
du travail, les prix, les distorsions fiscales dans le cas du
scénario de référence (conditions de base).
- La portée et le moment de lancement de
l'objectif d'atténuation.
- Des hypothèses concernant les mesures
de mise en uvre, par exemple l'ampleur de l'échange
de droits d'émission, le mécanisme pour un développement
"propre" et la mise en uvre conjointe, la réglementation,
les accords volontaires 11
et les frais de transaction associés.
- Taux d'actualisation : les grandes échelles
temporelles rendent essentielles les hypothèses relatives
à l'actualisation, mais il n'existe toujours pas de consensus
quant à des taux appropriés à long terme,
bien que la documentation indique qu'on s'intéresse de
plus en plus aux taux qui baissent avec le temps, donnant ainsi
davantage de poids aux avantages à long terme. Il convient
de distinguer ces taux d'actualisation des taux plus élevés
généralement pratiqués par les agents privés
dans les opérations de bourse." (Sections
7.2,
7.3,
8.2.1,
8.2.2,
9.4)
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT III pages 9 & 10
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6.3.2. Comment générer un coût nul ou négatif
?
"12. On peut limiter certaines émissions
de gaz à effet de serre à un coût social net
nul ou négatif dans la mesure où les politiques permettent
d'exploiter des possibilités de mesures "sans regrets"
(Sections 7.3.4,
9.2.1):
- Imperfections du marché. La réduction
des imperfections actuelles du marché et des institutions
et d'autres obstacles qui s'opposent à l'adoption de mesures
efficaces par rapport au coût de réduction des émissions
peut faire baisser les coûts privés par rapport aux
pratiques actuelles. Elle peut aussi réduire les coûts
privés dans leur ensemble.
- Avantages accessoires. Les mesures d'atténuation
des changements
climatiques se répercuteront sur d'autres questions
intéressant la société. Dans de nombreux
cas, par exemple, la réduction des émissions de
carbone entraînera la diminution simultanée de la
pollution locale et régionale de l'air. Il est probable
que les stratégies d'atténuation auront aussi des
effets sur les transports, l'agriculture, les pratiques en matière
d'occupation des sols, la gestion des déchets et d'autres
questions d'intérêt social telles que l'emploi et
la sécurité de l'énergie. Toutefois, tous
les effets ne seront pas bénéfiques : une conception
et un choix soigneux des politiques permettra d'obtenir davantage
d'effets positifs et moins d'effets négatifs. Dans certains
cas, l'importance des avantages accessoires de l'atténuation
sera comparable au coût des mesures d'atténuation,
ces avantages s'ajoutant au potentiel des mesures "sans regrets",
bien que les évaluations soient difficiles à réaliser
et soient très variables. (Sections
7.3.3,
8.2.4,
9.2.2-9.2.8,
9.2.10)
Liens...
- Double dividende. Certains instruments
(tels que les taxes ou les droits d'émission mis aux enchères)
produisent des recettes pour les gouvernements. Si ces recettes
servent à financer la réduction des taxes actuelles
qui créent une distorsion ("recyclage des recettes"),
elles permettront de réduire le coût économique
de la réduction des gaz à effet de serre. L'importance
de la compensation dépend de la structure fiscale existante,
du type de réduction des taxes, des conditions du marché
du travail et de la méthode de recyclage employée
." (Sections
7.3.3,
8.2.2,
9.2.1)
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT III page 10
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6.3.3. Quel sera le coût pour les pays développés
?
"13. L'évaluation du coût de
la mise en application du Protocole de Kyoto par les pays cités
à l'annexe B
14 varie selon les études et les régions, comme
l'indique le Paragraphe 11, et dépend
largement des hypothèses concernant l'emploi des mécanismes
du Protocole de Kyoto et leurs interactions avec les mesures prises
à l'échelon national. La grande majorité
des études mondiales qui rendent compte de ce coût
et qui le comparent font appel à des modèles énergétiques-économiques
internationaux. Neuf de ces études font état des incidences
sur le PIB12 citées ci-après 12
.(Sections 7.3.5,
8.3.1,
9.2.3,
10.4.4)
Liens...:
Pays figurant à l'annexe II 13
: En l'absence d'un échange de droits d'émission entre
les pays figurant à l'annexe B
14, la majorité des études d'envergure mondiale
indiquent des réductions du PIB prévu représentant,
en 2010, 0,2 à 2 pour cent environ pour les différents
pays figurant à l'annexe II. S'il existe un échange
total de droits d'émission entre tous les pays figurant à
l'annexe B, les réductions estimatives se situeront, en 2010,
entre 0,1 et 1,1 pour cent du PIB prévu 15.
Dans ces études, on a lancé un grand nombre d'hypothèses,
exposées dans le paragraphe 11. Dans les modèles dont
les résultats sont présentés dans ce paragraphe,
on suppose un emploi intégral de l'échange de droits
d'émission sans frais de transaction. Les résultats,
pour les cas où il n'existe pas de marché libre entre
les pays figurant à l'annexe B, supposent des échanges
nationaux complets dans chaque région. Les modèles
ne tiennent compte ni des puits ni des gaz à effet de serre
autres que le CO2. Ils n'incluent
pas le mécanisme de développement propre, les mesures
ayant un coût négatif, les avantages accessoires et
le recyclage ciblé des recettes.
Dans toutes les régions, les coûts subissent également
l'influence des facteurs suivants :
- Des restrictions quant à l'instauration
d'un marché libre entre les pays figurant à l'annexe
B, des frais de transaction élevés lors de l'application
des mécanismes et une mise en uvre nationale inefficace
pourraient entraîner une augmentation des coûts.
- La prise en compte dans les politiques et les
actions nationales des mesures "sans regrets" 10
citées dans le Paragraphe 12,
l'emploi du mécanisme de développement propre, les
puits et l'inclusion des gaz à effet de serre autres
que le CO2 pourraient permettre
d'abaisser les coûts. Les coûts par pays pourraient
varier plus largement.
Les modèles indiquent que les mécanismes
du Protocole de Kyoto, qui ont leur importance pour limiter les
risques d'élévation des coûts dans certains
pays, peuvent être complémentaires des politiques nationales.
De même, ils peuvent minimiser les risques d'incidences internationales
inéquitables et contribuer à répartir également
les coûts marginaux. Les études mondiales de modélisation
citées ci-dessus indiquent que les coûts marginaux
nationaux dus à la poursuite des objectifs de Kyoto pourraient
aller de 20 $US/tC à 600 $US/tC environ sans échanges,
mais n'iraient que de 15 $US/tC à 150 $US/tC s'il existe
un marché libre entre les pays figurant à l'annexe
B. La réduction des coûts imputable à ces mécanismes
pourrait dépendre des détails de leur mise en uvre,
et notamment de la compatibilité des mécanismes nationaux
et internationaux, des contraintes et des frais de transaction.
Pays à économie en transition :dans
la plupart de ces pays, les effets sur le PIB peuvent être
négligeables ou aller jusqu'à plusieurs points de
pourcentage. Cela indique des possibilités d'amélioration
du rendement énergétique dont ne disposent pas les
pays figurant à l'annexe II. Si l'on suppose une amélioration
considérable du rendement énergétique et/ou
la poursuite de la récession économique dans certains
pays, les quantités attribuées pourraient être
supérieures aux émissions prévues pendant la
première période d'engagement. Dans ce cas, les modèles
indiquent une augmentation du PIB grâce à des recettes
provenant de l'échange des quantités attribuées.
Cependant, pour certains pays à économie en transition,
la mise en uvre du Protocole de Kyoto aura sur le PIB des
répercussions semblables à celles que subiront les
pays figurant à l'annexe II." Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT III pages 10 & 11
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6.3.4. Quelles seront les variations de coût selon le niveau
de stabilisation du CO2 ?
"14. Selon des études d'efficacité
par rapport au coût à échéance d'un siècle,
le coût de la stabilisation de la concentration de CO2
dans l'atmosphère augmente lorsque le niveau de stabilisation
de cette concentration diminue. Des conditions de base différentes
peuvent avoir une influence importante sur les coûts absolus.
Si les coûts subissent une augmentation modérée
lorsqu'on passe d'un niveau de stabilisation de la concentration
de 750 ppmv à un niveau de 550 ppmv, ces coûts augmentent
davantage si l'on passe de 550 à 450 ppmv à moins
que les émissions, dans le scénario des conditions
de base, soient très faibles. Toutefois, ces résultats
ne tiennent pas compte du piégeage du carbone, de gaz autres
que le CO2 et de l'effet possible
d'objectifs plus ambitieux sur les changements technologiques induits
16.
Les coûts correspondant à chaque niveau de concentration
dépendent de nombreux facteurs parmi lesquels le taux d'actualisation,
la répartition des réductions d'émissions dans
le temps, les politiques et les mesures adoptées et en particulier
le choix du scénario des conditions de base : pour les scénarios
axés sur un développement durable au niveau local
et régional, par exemple, le coût total de la stabilisation
à un niveau donné est nettement plus faible que pour
d'autres scénarios 17."
(Sections 2.5.2,
8.4.1,
10.4.6)
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT III page 11
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6.3.5. Comment le coût sera-t-il réparti entre les
industries ?
"15. Pour toute mesure d'atténuation
des gaz à effet de serre, les coûts et les avantages
économiques sont inégalement répartis entre
les secteurs. Le coût des mesures d'atténuation pourrait
être réduit à divers degrés par des politiques
appropriées. En général, il est plus facile
d'identifier les activités qui subissent des pertes économiques
par rapport à celles qui bénéficient d'avantages
et leurs coûts économiques sont plus immédiats,
plus concentrés et plus certains. Si des politiques d'atténuation
sont adoptées, les secteurs du charbon, éventuellement
du pétrole et du gaz et certains secteurs gros consommateurs
d'énergie tels que celui de la production d'acier sont les
plus susceptibles de souffrir d'un désavantage économique.
D'autres secteurs, y compris les industries et les services faisant
appel à des sources d'énergie renouvelables, pourraient
bénéficier à long terme de l'évolution
des prix et de l'existence de ressources financières et autres
qui, autrement, auraient été consacrées à
des secteurs à forte intensité de carbone. Des politiques
telles que la suppression des subventions accordées pour
les combustibles fossiles pourraient accroître les avantages
globaux pour la société grâce à des gains
d'efficacité économique, alors que l'emploi des mécanismes
du Protocole de Kyoto pourrait permettre de réduire le coût
économique net du respect des objectifs de l'annexe B. D'autres
types de politiques, consistant par exemple à exempter les
industries à forte intensité de carbone, permettent
de redistribuer les coûts mais entraînent une augmentation
du coût total pour la société. La plupart des
études indiquent que les effets distributifs d'une taxe sur
le carbone peuvent avoir des incidences négatives sur les
groupes à faibles revenus sauf si les recettes tirées
de cette taxe sont employées directement ou indirectement
pour compenser de telles incidences." (Section 9.2.1)
Liens...
Source
& © :
GIEC
TAR RDP du GT III page 11
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6.3.6. Quel sera l'impact du protocole de Kyoto sur les pays en
développement ?
"16. Les contraintes sur les émissions
subies par les pays figurant à l'annexe I ont des effets
d'entraînement 18
bien établis, quoique variés, sur les pays ne figurant
pas à cette annexe (Sections 8.3.2,
9.3)
Liens....
- Pays exportateurs de pétrole ne figurant
pas à l'annexe 1 : les analyses présentent les coûts
de façon différente, et notamment la réduction
du PIB prévu et la réduction des recettes prévues
provenant du pétrole 19.
L'étude qui indique les coûts les plus faibles prévoit,
pour 2010, une réduction de 0,2 pour cent du PIB prévu
sans échange de droits d'émission et de moins de
0,05 pour cent du PIB prévu pour les pays figurant à
l'annexe B qui pratiquent l'échange de droits d'émission
20.
L'étude qui indique les coûts les plus élevés
prévoit, pour 2010, une réduction de 25 pour cent
des recettes tirées du pétrole s'il n'y a pas d'échange
d'émissions, et de 13 pour cent pour les pays figurant
à l'annexe B qui pratiquent l'échange de droits
d'émission. Ces études, qui ne tiennent pas compte
de politiques et de mesures 21
autres que l'échange de droits d'émission par les
pays figurant à l'annexe B, susceptible de réduire
les incidences subies par les pays exportateurs de pétrole
ne figurant pas à l'annexe I, ont tendance à surestimer
les coûts subis par ces pays et les coûts globaux.
- Autres pays ne figurant pas à l'annexe
I : ceux-ci pourraient être lésés par la réduction
de la demande d'exportation de leurs produits vers les pays de
l'OCDE et par l'augmentation du prix des produits à forte
teneur en carbone et autres produits qu'ils continuent d'importer.
Ils pourraient bénéficier de la réduction
du prix des combustibles et du transfert de technologies et de
savoir-faire ne portant pas atteinte à l'environnement.
Le bilan net pour un pays donné dépend des facteurs
dominants parmi ceux mentionnés. En raison de la complexité
de la situation, la détermination des gagnants et des perdants
reste incertaine.
- Transfert d'émissions de carbone 22:
la réimplantation éventuelle de certaines industries
à forte intensité de carbone dans des pays ne figurant
pas à l'annexe I et l'augmentation des incidences de l'évolution
des prix sur le flux des échanges commerciaux pourraient
conduire à un transfert de l'ordre de 5 à 20 pour
cent
( Section
8.3.2.2). Les exemptions accordées par exemple
aux industries à forte intensité de carbone rendent
improbables les évaluations élevées des modèles
quant au transfert d'émissions de carbone, mais pourraient
entraîner l'élévation du coût total.
Le transfert de technologies et de compétences écologiquement
rationnelles, dont les modèles ne tiennent pas compte,
pourrait conduire à une réduction du transfert d'émissions
et faire plus que compenser ce transfert, surtout à long
terme." Liens...
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