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Notes pour le Résumé à l'intention des décideurs du Groupe de Travail III du GIEC

Source & © : Lien ExterneGIEC TAR SPM du GT III

1 L’atténuation se définit ici comme une intervention de l’homme pour réduire les sources de gaz à effet de serre ou pour en accroître les puits.

2 Par changement climatique, le GIEC entend toute évolution du climat dans le temps, qu’elle soit due à la variabilité naturelle ou aux activités humaines.
Cette définition est différente de celle de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, où l’on entend par changements climatiques “des changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine, altérant la composition de l'atmosphère mondiale et qui viennent s'ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables.”

3 Les numéros de sections renvoient au rapport principal.

4 Dans le présent rapport, l’expression “voies de développement différentes” désigne divers scénarios possibles concernant les valeurs et la consommation de la société ainsi que les formes de production de tous les pays, y compris la poursuite des tendances actuelles, sans que d'autres solutions soient exclues. Ces voies de développement ne comprennent pas d'autres mesures concernant le climat, ce qui implique qu'aucun scénario supposant explicitement la mise en œuvre de la CCNUCC ou des objectifs du Protocole de Kyoto en matière d'émissions n'est présenté, mais elles incluent des hypothèses quant à d'autres principes directeurs qui influent indirectement sur les émissions de gaz à effet de serre.

5 Les façons de considérer l'équité ont été classées en diverses catégories, fondées notamment sur la répartition, les résultats, les processus, les droits, les obligations, la pauvreté et les possibilités, traduisant ainsi les différentes espérances en matière d'équité qui permettent de juger les processus politiques et les résultats qu'ils entraînent (sections 1.3 et 10.2).

6 A un certain point, les émissions produites dans toutes les régions divergent par rapport au niveau de référence. A l'échelle mondiale, elles divergent davantage et d’autant plus tôt que les niveaux de stabilisation sont plus bas ou que les scénarios sous-jacents indiquent des valeurs plus élevées. De tels scénarios sont incertains, ne donnent aucune information sur les conséquences pour l'équité, sur la façon dont les changements peuvent se produire et sur les entités qui pourraient prendre les frais à leur charge.

7 Les réserves sont les éléments identifiés et mesurés comme étant économiquement et techniquement récupérables au moyen des techniques
actuelles et aux prix actuels. Les ressources sont les éléments dont les caractéristiques géologiques et/ou économiques sont moins certaines,
mais qui sont considérés comme potentiellement récupérables grâce à l'évolution prévisible des techniques et de l'économie. La base de ressources
comprend ces deux types d'éléments. Il existe en outre d'autres éléments dont la disponibilité est incertaine et/ou dont l'importance économique dans un avenir prévisible est inconnue ou nulle, qu'on appelle "éléments supplémentaires" (deuxième Rapport d'évaluation du Groupe de travail II). On peut citer comme exemples de ressources en combustibles fossiles non classiques les sables bitumineux, l'huile de schiste, d'autres huiles lourdes, le méthane extrait des couches de houille, le gaz sous pression géostatique en profondeur, le gaz des aquifères, etc.

8 On entend par "solutions techniques connues" les techniques actuelles qui sont opérationnelles ou qui en sont à une étape pilote et qui sont citées
dans les scénarios d'atténuation présentés dans le présent rapport. Elles ne comprennent aucune nouvelle technique qui va exiger d'importantes percées
technologiques. On peut ainsi considérer qu'elles représentent une évaluation prudente, étant donné la durée des scénarios.

9 Les avantages accessoires sont les effets secondaires de politiques visant exclusivement à l'atténuation des changements climatiques. De telles politiques se répercutent non seulement sur les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi sur l'efficacité de l'exploitation des ressources, comme la
réduction des émissions de polluants locaux et régionaux de l'air liés à l'emploi de combustibles fossiles, et sur des questions telles que celles des transports, de l'agriculture, des pratiques foncières, de l'emploi et de la sécurité des combustibles. On parle parfois d' "incidences secondaires" pour indiquer que dans certains cas, les avantages peuvent être négatifs.

10 Dans le présent rapport comme dans le deuxième Rapport d'évaluation, les mesures "sans regrets" se définissent comme étant celles dont les avantages tels que la réduction du coût de l'énergie et des émissions de polluants locaux et régionaux sont égaux ou supérieurs à leur coût pour la société, à l'exclusion des avantages des changements climatiques évités.

11 Un accord volontaire est un accord passé entre une autorité gouvernementale et un ou plusieurs groupes privés, ainsi qu'un engagement unilatéral reconnu par l'autorité publique visant à atteindre des objectifs écologiques ou à améliorer les performances environnementales au-delà de ce qui est convenu.

12 De nombreuses autres études qui tiennent compte de façon plus précise des particularités des pays et de la diversité des politiques visées présentent
une fourchette plus large d'évaluation des coûts nets (section 8.2.2).

13 Pays cités à l'annexe II : groupe de pays figurant à l'annexe II de la CCNUCC qui comprennent tous les pays développés appartenant à l'Organisation de coopération et de développement économiques.

14 Pays cités à l'annexe B : groupe de pays figurant à l'annexe B du Protocole de Kyoto qui ont convenu d'un objectif en ce qui concerne les émissions
de gaz à effet de serre, y compris tous les pays figurant à l'annexe 1 (modifiée en 1998) à l'exception de la Turquie et du Bélarus.

15 On peut faire appel à de nombreux paramètres pour présenter les coûts. Par exemple, s'il existe un marché libre entre tous les pays cités à l'annexe
B, le coût annuel de l'application des objectifs de Kyoto par les pays développés sera de l'ordre de 0,5 % du PIB, ce qui représente 125 milliards de
dollars E.-U. par an, soit, en 2010, un total de 125 dollars E.-U. par personne dans les pays cités à l'annexe II (hypothèses formulées dans le Rapport spécial sur les scénarios d'émissions). Cela correspond, sur une période de dix ans, à une incidence sur le taux de croissance économique inférieure à 0,1 % par an.

16 Les changements technologiques induits constituent un nouveau domaine d'étude. Aucun des documents du troisième Rapport d'évaluation portant
sur les relations entre la concentration de CO2 à échéance d'un siècle et les coûts n'indique de résultats pour des modèles tenant compte des changements
technologiques induits. Les modèles qui en tiennent compte dans certains cas indiquent que la concentration à échéance d'un siècle peut être différente à croissance du PIB égale mais sous divers régimes politiques (section 8.4.1.4).

17 La figure 1 indique l'influence des scénarios de référence sur l'ampleur des mesures d'atténuation nécessaires pour atteindre un niveau de stabilisation donné.

18 Les effets d'entraînement sont uniquement des effets économiques, et non des effets écologiques.

19 On trouvera au tableau 9.4 du rapport principal des détails sur les six études analysées.

20 On peut considérer ces coûts estimatifs comme étant la différence du taux de croissance du PIB pour la période 2000-2010. Sans échange de droits
d'émission, le taux de croissance du PIB est réduit de 0,02 % par an. Pour les pays cités à l'annexe B qui pratiquent l'échange de droits d'émission, ce taux est réduit de moins de 0,005 % par an.

21 Ces politiques et ces mesures comprennent celles qui concernent les gaz autres que le CO2 et les sources non énergétiques de tous les gaz, la compensation des puits, la restructuration de l'industrie (par exemple. des producteurs d'énergie aux fournisseurs de services énergétiques), l'exploitation de la puissance de l'OPEP sur le marché et des mesures (prises par exemple, par les pays figurant à l'annexe B) liées au financement, aux assurances et au transfert de technologie. En outre, en général, les études ne tiennent pas compte des politiques et des effets susceptibles de réduire le coût total de l'atténuation : emploi des recettes fiscales pour réduire le poids de la fiscalité ou pour financer d'autres mesures d'atténuation, avantages accessoires pour l'environnement de la réduction de l'emploi de combustibles fossiles et changements technologiques induits par les politiques d'atténuation.

22 Dans le présent contexte, le transfert d'émissions de carbone se définit comme étant l'augmentation des émissions de pays ne figurant pas à l'annexe B due aux réductions pratiquées par des pays cités à cette annexe, augmentation exprimée en pourcentage de ces réductions.

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27-Mar-2008