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Impacts d’un réchauffement global de 4° C

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Contexte - Les politiques actuelles de lutte contre le changement climatique devraient donner lieu à une hausse de 4°C de la température de la planète avant la fin du 21ème siècle. Même si la communauté internationale s’est engagée à limiter le réchauffement à moins de 2°C, dans le cadre des accords internationaux de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, des mesures décisives sont toujours nécessaires afin d'atteindre cet objectif.

Dans un rapport préparé pour la Banque mondiale, le Potsdam Institute for Climate Change expose les conséquences d'un réchauffement de 4°C.

Ceci est un résumé fidèle du rapport produit en 2012 par la Banque mondiale : "http://climatechange.worldbank.org/content/climate-change-report-warns-dramatically-warmer-world-century " 

Une élévation de 4°C de la température de la planète

Une hausse de 4°C de la température moyenne de la planète représente un écart proche de celui observé entre les températures que nous connaissons actuellement et celles de la dernière période glaciaire, où l'essentiel de l'Europe centrale et du nord des États-Unis était couvert de kilomètres de glace; de plus, le changement observé actuellement - dû à l'homme - se produit à un rythme beaucoup plus soutenu, à savoir sur un siècle, et non un millénaire.

Si les mesures prévues à l'heure actuelle ne sont pas pleinement mises en œuvre, un réchauffement de 4°C pourrait se produire dès les années 2060. Si un tel niveau de réchauffement est atteint d’ici à 2100, cela pourrait ne pas s'arrêter là : un nouveau réchauffement de plus de 6°C pourrait se produire au cours des siècles suivants.

Inondations, sécheresses et conditions météorologiques extrêmes

La science a déterminé de manière catégorique que les humains étaient responsables du réchauffement climatique et les effets sans équivoque des émissions de gaz à effet de serre déjà observés continuent de s'intensifier plus ou moins au même rythme ces dernières décennies. Si la température de la planète devait s’élever de 4°C par rapport aux niveaux de l'ère préindustrielle, le monde connaîtrait des vagues de chaleur sans précédent, des cas de sécheresse extrêmes et d'importantes inondations dans de nombreuses régions, ce qui aurait de graves répercussions sur les systèmes humains, les écosystèmes et les services écosystémiques.

De façon plus précise, ce réchauffement pourrait donner lieu à :

  • l'inondation de villes côtières;
  • des risques accrus pour la production alimentaire pouvant donner lieu à une hausse des taux de malnutrition; une désertification accrue des régions arides et une humidification accrue des régions humides;
  • des vagues de chaleur sans précédent dans de nombreuses régions, notamment sous les tropiques;
  • une aggravation substantielle de la pénurie d’eau dans de nombreuses régions;
  • une augmentation de la fréquence des cyclones tropicaux de grande intensité;
  • la perte irréversible de la biodiversité, notamment des systèmes de récifs coralliens.

Éviter une élévation de 4°C de la température de la planète, une question d'engagement

De nombreuses études montrent que, techniquement et économiquement, il existe des profils d’émissions réalisables pour pouvoir maintenir le réchauffement en deçà de 2°C, soit l'objectif défini par les gouvernements internationaux dans le cadre de l'accord de Cancun, en 2010. Les politiques prévues à l'heure actuelle risquant de donner lieu à une élévation de 4°C de la température de la planète, l'ampleur des conséquences sur la planète dépendra des décisions et des choix des gouvernements, du secteur privé et de la société civile, y compris avec, malheureusement, un risque d'inaction.

Les perturbations du système terrestre à grande échelle ne sont généralement pas prises en compte dans les exercices de modélisation, et rarement dans les études d'impact. Il pourrait notamment s'agir de l'effondrement de la calotte Antarctique Ouest, qui donnerait lieu à une montée du niveau de la mer bien plus importante que celle prévue dans la présente analyse.

Une planète dont la température augmente de 4°C serait tellement différente de la planète actuelle que ce scénario comporte de nombreuses incertitudes et de nouveaux risques entravant notre capacité à anticiper et à planifier en vue de couvrir nos futurs besoins d'adaptation. La Banque Mondiale est parfaitement consciente des incertitudes qui entourent ces scénarios et sait que les experts et les études ne s’accordent pas toujours sur l’ampleur du risque. Pourtant, le fait que ces scénarios ne puissent être écartés justifie en soi la nécessité de renforcer les politiques actuelles de lutte contre le changement climatique. Il s'agit de la principale conclusion de ce rapport : il ne faut tout simplement pas laisser se réaliser cette prévision d’un réchauffement de 4°C : il faut “baisser la chaleur”. Seule une action précoce, coopérative et internationale peut le permettre.

Pour en savoir plus sur ce rapport, voir les faits saillants plus détaillés dans le Q&A 13

Faits saillants identifiés par GreenFacts du résumé du rapport “Turn Down the Heat ~ why a 4°C warmer world must be avoided. “ (“Baissons la chaleur : pourquoi il faut absolument éviter une élévation de 4°C de la température de la planète”), un rapport préparé pour la Banque mondiale par le Potsdam Institute for Climate Impact Research and Climate Analytics.


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