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Contexte - Le développement rapide des nanotechnologies a soutenu l’apparition d’une nouvelle génération de produits et processus et donné lieu à un immense potentiel de croissance pour de nombreux secteurs industriels.

Cette croissance rapide a également suscité certaines inquiétudes quant à leurs effets possibles sur la santé humaine et la sureté, ainsi que la charge environnementale.

Ceci est un résumé fidèle du rapport produit en 2013 par L'Institut finlandais de la santé au travail (FIOH) : " Nanosafety in Europe 2015-2025: Towards Safe and Sustainable Nanomaterials and Nanotechnology Innovations, European NanoSafety Cluster" 

  • Source :FIOH (2013)
  • Résumé & Détails: GreenFacts
Dernière mise à jour: 31 juillet 2015

Quel est le contexte de ce rapport ?

Les objectifs de ce document sont de présenter le niveau actuel de connaissance sur la sécurité des nanomatériaux et nanotechnologies et de définir des objectifs concrets pour la recherche sur la sécurité des nanomatériaux manufacturés (engineered nanomaterials - ENM) dans un avenir prévisible.

En effet, le développement rapide des nanotechnologies a soutenu l’apparition d’une nouvelle génération de produits et processus et donné lieu à un immense potentiel de croissance pour de nombreux secteurs industriels. Cette croissance rapide a également suscité certaines inquiétudes quant à leurs effets possibles sur la santé humaine et la sureté, ainsi que la charge environnementale.

Même si l’on dispose de plus en plus d’informations sur le danger potentiel de plusieurs nanomatériaux, on manque considérablement d’informations pertinentes, fiables et complètes sur les dangers potentiels liés à ces matériaux.

Le débat actuel, qui concerne notamment l’absence d’une règlementation claire, et l’incertitude autour des risques potentiels des nanomatériaux ont eu un effet négatif sur le développement, la mise sur le marché et l’exploitation des nanomatériaux en Europe.

La Commission européenne envisage un nouveau plan d’action sur les nanotechnologies qui traite des défis technologiques et sociaux et intensifie les efforts dans la recherche et l’innovation, en mettant davantage l’accent sur le développement durable, la compétitivité et les enjeux liés à l’environnement, à la santé et à la sécurité. Dans ce contexte, le European NanoSafety Cluster est une initiative de la Direction générale de la recherche et de l’innovation pour réunir des projets de recherche menés actuellement dans toute l’Europe qui traitent de ces enjeux de façon cohérente et harmonisée en Europe.

Quelle est la définition d’un nanomatériau pour ce rapport ?

La définition utilisée ici est celle que la Commission européenne a adoptée en 2011 : un nanomatériau est un matériau naturel, formé accidentellement ou manufacturé contenant des particules libres, sous forme d’agrégat ou sous forme d’agglomérat, dont au moins 50 % des particules, dans la répartition numérique par taille, présentent une ou plusieurs dimensions externes se situant entre 1 nm et 100 nm. Dans des cas spécifiques, lorsque cela se justifie pour des raisons tenant à la protection de l’environnement, à la santé publique, à la sécurité ou à la compétitivité, le seuil de 50 % fixé pour la répartition numérique par taille peut être remplacé par un seuil compris entre 1 % et 50 % ».

Un écart au niveau de la classification des nanomatériaux concerne le fait qu’il existe plusieurs variantes de chaque type de nanomatériau, tous pouvant avoir un impact différent sur la santé et l’environnement. Il est donc essentiel d’adopter une approche plus descriptive pour la désignation, la description et la classification des nanomatériaux.

Quels sont les dangers et les risques potentiels liés aux nanomatériaux ?

Les connaissances sur l’interaction des nanomatériaux avec les systèmes vivants sont incomplètes et ne permettent donc pas de savoir ce qu’il faut précisément rechercher lors des tests sur la toxicité des nanomatériaux. Dans tous les cas, la principale difficulté est donc d’identifier les agents néfastes et de les différencier de ceux innocents afin de pouvoir prendre des décisions adaptées au niveau de la règlementation en vue de protéger la santé humaine et l’environnement. La majorité des ENM peuvent être inoffensifs ou légèrement néfastes, mais de nombreux éléments de preuve indiquent qu’un grand nombre de ces matériaux pourraient être très néfastes. Dans ce contexte, la véritable inquiétude porte sur le manque d’études complètes sur les dangers des nanomatériaux et l’exposition à ces derniers.

Des outils adaptés sont-ils disponibles aujourd’hui pour évaluer la sécurité des nanomatériaux ?

Certaines règlementations couvrent actuellement les nanoparticules, mais il pourrait être nécessaire de les adapter aux particularités des nanomatériaux.

Cependant, les outils de laboratoire disponibles pour évaluer la sécurité des ENM sont souvent inadaptés ou tellement laborieux qu’une évaluation satisfaisante de la sécurité demeure très problématique. Nous ne disposons toujours pas de connaissances fondamentales sur l’interaction possible des nanomatériaux avec les systèmes vivants et nous ne sommes donc pas en mesure de déterminer les paramètres pertinents pour évaluer la toxicité des nanomatériaux. Cela signifie qu’il faut développer de nouveaux paradigmes d’évaluation de la sécurité au cours des prochaines années.

Faut-il concevoir de nouvelles méthodes d’évaluation de la sécurité des générations actuelles et futures de nanomatériaux ?

Nous sommes effectivement face à de nombreux nouveaux matériaux pour lesquels des tests ou des examens de la toxicité sont nécessaires, et le développement rapide de nouvelles technologies et applications signifie que les méthodes d’évaluation de la sécurité des produits nanotechnologiques de nouvelle génération doivent également évoluer : les nanotechnologies sont une cible mouvante.

Il est donc urgent d’adopter une « nouvelle » approche pour l’examen et/ou le test de la toxicité. Les tests pourraient devenir des essais in vitro, ainsi que des modèles informatisés. L’objectif final serait de concevoir un outil informatique qui puisse prédire la sécurité des ENM à partir de l’évaluation d’une quantité minimale mais suffisante d’informations obtenues dans le cadre d’études sur la toxicité, afin de permettre une classification solide du point de vue de la sécurité. Cet outil dépasse les capacités technologiques actuelles, mais lorsqu’il sera disponible, il permettra d’utiliser le principe de la sécurité par la conception et d’accélérer l’identification des dangers et l’évaluation des risques.


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