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	<title>GreenFacts - Highlights</title>
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		<title>Faits saillants de l&#8217;avis scientifique de l&#8217;EFSA sur la pertinence des tests et l&#8217;évaluation de l’impact des perturbateurs endocriniens sur la santé humaine et l&#8217;environnement.</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 18:19:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques de Gerlache</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports Internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Substances chimiques]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité des consommateurs]]></category>
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		<category><![CDATA[Sécurité alimentaire]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Faits Saillants&#160;&#187; préparés par GreenFacts du rapport: « The scientific criteria for identification of endocrine disruptors and appropriateness of existing test methods for assessing effects mediated by these substances on human health and the environment”.  (Les critères scientifiques pour l&#8217;identification des &#8230; <a href="http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/1988/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b><a href="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/03/Endocrine.jpg"><img class="alignright  wp-image-1990" alt="Endocrine" src="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/03/Endocrine-300x230.jpg" width="210" height="161" /></a>&laquo;&nbsp;</b><strong>Faits Saillants&nbsp;&raquo; préparés par GreenFacts du rapport</strong>: « The scientific criteria for identification of endocrine disruptors and appropriateness of existing test methods for assessing effects mediated by these substances on human health and the environment”.<em>  </em>(<i>Les critères scientifiques pour l&rsquo;identification des perturbateurs endocriniens et la pertinence des méthodes d&rsquo;essai existantes pour évaluer les effets induits par ces substances sur la santé humaine et l&rsquo;environnement.)</i> Un rapport adopté le 28 Février 2013 et établi à la demande de la Commission européenne. <a href="http://www.efsa.europa.eu/efsajournal">www.efsa.europa.eu/efsajournal</a></p>
<p><strong>Les faits saillants du rapport en 8 questions et 8 réponses</strong></p>
<p><strong> 1. Quelle étaient les questions posées au Comité Scientifique de l’EFSA ? </strong>Trois questions spécifiques étaient posées par la Commission européenne dans les termes de référence de l’étude, à savoir :</p>
<ol>
<li> Quels critères scientifiques doivent être utilisés pour identifier les perturbateurs endocriniens ?</li>
<li>Qu’est ce qu’un effet néfaste et comment peut-il être distingué d’une modulation physiologique ?</li>
<li>Les méthodes existantes d&rsquo;essai de toxicité sont-elles adaptées à l’identification des substances exerçant des effets de perturbation endocrinienne ?</li>
</ol>
<p>L&rsquo;opinion exprimée par le Comité Scientifique est fondée sur une évaluation des informations existantes, des idées actuelles et des recherches scientifiques sur les «perturbateurs endocriniens», en Europe et dans d’autres pays et elle devait intégrer le rapport final &laquo;&nbsp;<em>State of the Art on the Evaluation of endocrine disruptors»</em> (Kortenkamp et al ., 2011)<a title="" href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/be02815/My%20Documents/aaGREENFACTS/aanews%20management/aatextes%20des%20news/Faits%20saillants%20du%20rapport%20EFSA%20sur%20les%20PE.doc#_ftn1">[1]</a>. À cette fin, l&rsquo;EFSA a appliqué la procédure de fonctionnement standard spécifique détaillant les mesures nécessaires pour établir, mettre à jour ou clôturer les travaux de ses groupes de travail scientifiques. Les déclarations d&rsquo;intérêts de tous les experts présélectionnés ont vérifié l&rsquo;absence de conflits d&rsquo;intérêts avant qu’ils soient invités à participer au groupe de travail et à contribuer à titre personnel en tant qu&rsquo;observateur ou en tant qu&rsquo;expert au sein du Comité.</p>
<p><strong><span id="more-1988"></span> 2. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une substance à activité endocrinienne active et qu’est-ce qu’une perturbation endocrinienne ?</strong> Le système endocrinien joue un rôle crucial dans le maintien de l&rsquo;homéostasie humaine et est souvent affecté par des stimuli exogènes. Comme d’autres systèmes en interactions étroites, le système endocrinien influence presque toutes les cellules, les organes et fonctions de l&rsquo;organisme. Il régule par le biais de messagers chimiques divers de nombreuses fonctions vitales comme le métabolisme, la croissance et le développement, la fonction des tissus, ou même l&rsquo;humeur des individus, depuis la conception jusqu&rsquo;à l&rsquo;âge adulte et dans la vieillesse. Cela inclut par exemple le développement du système nerveux et du cerveau, la croissance et la fonction du système reproducteur ou la régulation de la glycémie.</p>
<p>Une série de produits synthétiques ainsi que des agents naturels ont été identifiés comme interagissant avec le système endocrinien. Si l&rsquo;interaction de ces substances exogènes avec le système endocrinien induit des effets néfastes pour la santé dans un organisme intact ou sa descendance ou des (sous-) populations, ces substances sont désignées comme des «perturbateurs endocriniens» (PE). Dans l&rsquo;ensemble, selon le rapport, les effets endocriniens deviennent défavorables, soit par déclenchement d&rsquo;une réponse sous-(ou supra-) normale ou la persistance d’un état physiologique qui est destiné à être temporaire. Cependant, le point à partir duquel une modulation endocrinienne devient un effet défavorable ne peut être déterminé sur la base d&rsquo;une valeur de réponse absolue, mais sur la base d&rsquo;une réponse relative (par rapport à la réponse de contrôle / de référence). Le Comité Scientifique considère donc que, comme un effet néfaste est une condition préalable pour identifier une substance comme PE, il est nécessaire de déterminer le seuil biologique entre modulation endocrinienne et effet néfaste ou indésirable.</p>
<p>Dans ce rapport, le Comité scientifique (CS) définit une <span style="text-decoration: underline;">substance endocrine active</span> (Endocrine Active Substance ou EAS) comme une substance ayant la capacité inhérente d&rsquo;interagir ou de perturber un ou plusieurs composants du système endocrinien en entraînant un effet biologique, mais sans nécessairement entraîner un effet néfaste. Par conséquent, le CS considère l’activité endocrinienne comme un ensemble de modes d&rsquo;action, qui pourraient aboutir à des résultats néfastes (une perturbation endocrinienne), plutôt qu&rsquo; une propriété dangerereuse (effet néfaste), toxicologique ou écotoxicologique, en soi.</p>
<p><strong> 3. Quelles sont les substances susceptibles d&rsquo;interférer avec le système hormonal ? </strong>De nombreuses substances rejetées dans l&rsquo;environnement du fait des activités humaines sont capables d&rsquo;interférer avec le système endocrinien ou hormonal des animaux et des humains régulant le métabolisme et les fonctions physiologiques. On retrouve de telles substances endocrines actives (EAS) parmi une variété de catégories de produits chimiques, y compris des médicaments synthétiques, des pesticides, des composés utilisés dans l&rsquo;industrie et dans les produits de consommation, industriels et sous-produits polluants, y compris certains métaux.</p>
<p>Cependant, il faut garder à l&rsquo;esprit qu&rsquo;il y a aussi un grand nombre de substances endocrines actives (EAS) d&rsquo;origine naturelle présentes dans les plantes, consommées comme denrées alimentaires ou présentes dans les aliments pour animaux, ainsi que certains métabolites secondaires de champignons qui peuvent contaminer les aliments et certains aliments sont aussi connus pour avoir exercer une activité sur le système endocrinien. Parmi  les EAS naturel, on retrouve par exemple des composés oestrogéniques présents dans le soja (la génistéine et la daidzéine, par exemple), dans les mycotoxines (par exemple, la zéaralénone) dans les céréales, des substances goitrogènes présentes dans le chou ayant le potentiel d&rsquo;inhiber l&rsquo;absorption d&rsquo;iode (glucosinates), et la glycirrhizine dans la réglisse ayant le potentiel de perturber le système minéralo-corticoïde.</p>
<p>En outre, le système endocrinien comprend chez les humains et les animaux de nombreux autres systèmes impliquant un grand nombre de facteurs hormonaux ou de signaux messagers, qui peuvent être divisés en 5 catégories principales: des dérivés d&rsquo;acides aminés, des petits neuropeptides, des grosses protéines, des hormones stéroïdes et des dérivés de vitamines. En outre, de nombreux facteurs peptidiques  de croissance ont des actions communes avec les hormones. Pour cette raison, récemment les aspects hormonaux de la régulation métabolique et du développement neurologique ont également été intégrés dans le système endocrinien.</p>
<p><strong>4. Y a-t-il des critères précis pour définir les effets perturbateurs endocriniens ?</strong> Comme des critères scientifiques pour définir un «effet néfaste» en général n&rsquo;ont pas été définis, des critères spécifiques définissant des effets de perturbation endocrinienne, dit le rapport, n&rsquo;ont pas pu être identifiés pour distinguer les substances qui sont des perturbateurs endocriniens (PE) et d&rsquo;autres groupes de substances présentant d’autres modes de l&rsquo;action. Le CS a toutefois conclu qu&rsquo;un perturbateur endocrinien est défini par trois critères :</p>
<ol>
<li>l’existence d&rsquo;<span style="text-decoration: underline;">un effet indésirable</span> dans un organisme intact ou une (sous)-population ;</li>
<li>l’existence d&rsquo;<span style="text-decoration: underline;">une activité endocrinienne</span> (oestrogène, androgène, de la thyroïde ou stéroïdogénique);</li>
<li>l’existence d&rsquo;<span style="text-decoration: underline;">une relation de causalité plausible </span>entre les deux.</li>
</ol>
<p>En général, mais pas toujours, des fluctuations passagères, contradictoires et mineures au niveau biochimique et moléculaire peuvent être considérées comme adaptatives, c&rsquo;est à dire non-néfastes. D&rsquo;autre part, les changements au niveau cellulaire, d’un organe, d&rsquo;un organisme, ou au niveau d’une (sous-) population entraînant une insuffisance fonctionnelle ou pathologique in vivo, ainsi que dans les étapes du développement embryonnaire, peuvent être considérés comme néfastes, selon le rapport. mais, à priori, aucun test unique n’est susceptible de fournir toutes les informations nécessaires pour décider si une substance est un perturbateur endocrinien en raison de la nécessité de fournir à la fois des informations mécanistiques et sur les effets apicaux éventuels<a title="" href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/be02815/My%20Documents/aaGREENFACTS/aanews%20management/aatextes%20des%20news/Faits%20saillants%20du%20rapport%20EFSA%20sur%20les%20PE.doc#_ftn2">[2]</a>. Par conséquent, un jugement d&rsquo;expert sera nécessaire pour évaluer au cas par cas de la pertinence (éco)toxicologique des changements observés depuis le niveau moléculaire jusqu’à l&rsquo;individu et / ou une (sous-) population, suite à l&rsquo;exposition à une substance endocrine active (EAS).</p>
<p><strong> 5. Y a-t-il des doses-seuils en deçà desquelles aucun effet endocrinien n’est observé ?</strong> Pour la plupart des processus toxiques, indique le rapport, il est généralement admis qu&rsquo;il existe un seuil d&rsquo;exposition en deçà duquel aucun effet biologiquement significatif ne sera induit. Selon le rapport Kortenkamp (voir référence 1), ​​l&rsquo;existence de seuils de dose ne peut être prouvée ou infirmée par des approches expérimentales parce que toutes les méthodes pour mesurer les effets ont leurs limites de détection qui masquent ces seuils, s&rsquo;ils existent. Cependant, la présence de mécanismes homéostatiques et cytoprotecteurs, et la redondance des cibles cellulaires, signifie qu&rsquo;un certain niveau d&rsquo;interactions de la substance avec les sites récepteurs critiques ou leur occupation doit être atteint pour produire un effet toxicologique significatif. En dessous de ce niveau critique (seuil) d&rsquo;interaction, les mécanismes homéostatiques seraient capables de neutraliser toute perturbation produite par l&rsquo;exposition à des substances exogènes (“xénobiotiques”), et aucun changement structurel ou fonctionnel ne serait observé. Dans certains stades du développement embryonnaire cependant, la capacité homéostatique est limitée, ce qui aura une incidence sur la sensibilité de l&rsquo;organisme.</p>
<p><strong> 6. Comment le danger potentiel d&rsquo;un produit chimique à agir comme un perturbateur endocrinien est-il évalué ?</strong> L&rsquo;OCDE propose un «cadre conceptuel» qui comprend un guide des sources de données disponibles, de ses &laquo;&nbsp;lignes de conduites&nbsp;&raquo; et  tests normalisés, qu’ils soient disponibles, en cours de développement ou proposées pour l&rsquo;évaluation des effets de perturbation endocrinienne des substances chimiques. Ces tests comprennent  des méthodes dites &laquo;&nbsp;in silico&nbsp;&raquo;<a title="" href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/be02815/My%20Documents/aaGREENFACTS/aanews%20management/aatextes%20des%20news/Faits%20saillants%20du%20rapport%20EFSA%20sur%20les%20PE.doc#_ftn3">[3]</a> , des tests i<i>n vitro</i> et <i>in vivo</i>, des essais de criblage et d&rsquo;autres tests mécanistiques.</p>
<p>Le Comité Scientifique a examiné les lacunes dans les tests actuels et a conclu de ses travaux qu’une série assez complète de tests standardisés pour tester les effets de substances endocrines actives (EAS) est (ou sera bientôt) disponible pour les activités oestrogènes, androgènes, thyroïdiennes et stéroïdogéniques chez les mammifères et de poissons, avec moins de tests pour les oiseaux et les amphibiens. Ces tests permettent de caractériser l&rsquo;effet critique ainsi que leur gravité, leur (ir)réversibilité et eur intensité, aspects qui font partie de l&rsquo;(identification des dangers posés par les perturbateurs endocriniens.</p>
<p>Le rapport estime toutefois important de reconnaître que des tests standardisés mécanistiques pour identifier  les effets  non-oestrogéniques, androgéniques, thyroïdiens ou stéroïdogénique (“EATS”) et pertinents pour les mammifères, les poissons et d&rsquo;autres vertébrés ne sont pas &#8211; ou pas encore &#8211; disponibles et que toute une gamme de taxons majeurs, come par exemple les reptiles ou les échinodermes, n&rsquo;ont pas encore été examinés par l&rsquo;OCDE en ce qui concerne le développement de tests de perturbation endocrinienne.</p>
<p><strong>7. Quelles sont les recommandations du Comité Scientifique de l&rsquo;EFSA concernant  les tests de détection des substances ayant des propriétés de perturbation  endocrinienne ?</strong> Le CS a souligné la nécessité de développer des méthodes de screening et des stratégies de tests de manière à générer les données adéquates pour l&rsquo;identification et l&rsquo;évaluation des perturbateurs endocriniens. Il s&rsquo;agit en particulier des  effets de substances “non-EATS” qui peuvent être associés à des effets nocifs chez l&rsquo;homme ou l&rsquo;environnement. ceci devrait être réalisé à la lumière d&rsquo;un certain nombre de questions générales relatives aux essais de substances :</p>
<p>• les tests actuels sur mammifères peuvent ne pas couvrir <span style="text-decoration: underline;">les effets qui pourraient être induits par une exposition pendant le développement fœtal ou pubertaire, mais qui peuvent émerger au cours des étapes ultérieures de la vie</span>, même si les tests sur le cycle de vie des poissons couvrent bien toutes les fenêtres d&rsquo;exposition pertinentes et par lesquels on peut s&rsquo;attendre à voir révélés les effets à long terme sur leur développement consécutifs à des expositions à tous les stades du cycle de vie;</p>
<p>• <span style="text-decoration: underline;">l&rsquo;exposition combinée à plusieurs perturbateurs endocriniens</span> pourrait se produire de telle manière qu’une toxicité combinée pourrait survenir;</p>
<p>• l&rsquo;absence de consensus dans la communauté scientifique en ce qui concerne<span style="text-decoration: underline;"> l&rsquo;existence et/ou la pertinence des effets à faible dose </span>dans le cadre de l&rsquo;activité endocrinienne, des perturbations endocriniennes ou d&rsquo;autres paramètres ou modes d&rsquo;actions.</p>
<p>Les méthodes d&rsquo;évaluation devraient donc, en principe, être adaptées à l&rsquo;objectif d&rsquo;établir des doses/ concentrations sûres pour les perturbateurs endocriniens si</p>
<ol>
<li>certains aspects <i>(par exemple, le suivi de l&rsquo;exposition dans les fenêtres critiques de la susceptibilité aux étapes ultérieures de la vie</i>) sont abordées;</li>
<li>ces évaluations sont utilisées avec toutes les informations disponibles dans la méthode du “poids de la preuve” (<i>weight of evidence</i>”).</li>
</ol>
<p>Le CS recommande comme suivi de ce rapport de clarifier dans un contexte plus large les questions des seuils biologiques d&rsquo;effets et les critères de classification comme &laquo;&nbsp;effet néfaste&nbsp;&raquo; ainsi que celles liées à l&rsquo;exposition combinée à de multiples substances.  Le CS souligne également la nécessité de poursuivre le développement de certains tests.</p>
<p><strong> 8. Comment décider et informer sur les risques et le niveau de préoccupation liés aux perturbateurs endocriniens ?</strong> L&rsquo;avis du CS est que la caractérisation des dangers <i>(par exemple la création d&rsquo;une valeur guide basée sur la santé et l’écotoxicologie) </i>doit être basée sur l&rsquo;effet conduisant à la valeur-guide la plus basse, quel que soit son mode d&rsquo;action. Cela permettrait également de protéger contre des endocriniens se produisant à des doses plus élevées.</p>
<p>Aux fins des décisions relatives à la gestion des risques, dit enfin le rapport, l&rsquo;évaluation des risques (<i>en tenant compte des risques et de données ou de prévisions concernant l&rsquo;exposition)</i>  doit tirer le meilleur parti de l&rsquo;information disponible. Ainsi, l&rsquo;opinion du CS est  que, en ce qui concerne l&rsquo;évaluation des risques, les perturbateurs endocriniens peuvent être traités comme la plupart des autres substances préoccupantes pour la santé humaine et pour l&rsquo;environnement. Mais, ajoute le rapport, les niveaux de préoccupation ne devraient pas être déterminés exclusivement en fonction de l&rsquo;évaluation des risques, mais aussi en fonction des objectifs de protection définis par la gestion de ces risques.</p>
<p><strong>Référence:</strong> Comité scientifique de l&rsquo;EFSA;  Scientific Opinion on the hazard assessment of endocrine disruptors: scientific criteria for identification of endocrine disruptors and appropriateness of existing test methods for assessing effects mediated by these substances on human health and the environment. &#8211; <i>Avis scientifique sur l&rsquo;évaluation des dangers des perturbateurs endocriniens: les critères scientifiques pour l&rsquo;identification des perturbateurs endocriniens et la pertinence des méthodes d&rsquo;essai existantes pour évaluer les effets induits par ces substances sur la santé humaine et l&rsquo;environnement.</i> EFSA Journal 2013; 11 (3): 3132. Disponible en ligne (en anglais) : www.efsa.europa.eu / efsajournal   © European Food Safety Authority, 2013</p>
<p><strong>Les membres du Comité Scientifique:</strong> Jan Alexander, Diane Benford, Qasim Chaudhry, Anthony Hardy, John Michael Jeger, Robert Luttik, Ambroise Martin, Bernadette Ossendorp, Simon Plus, Alicja Mortensen, Birgit Noerrung, Joe Perry, Iona Pratt, John Sofos, Josef Schlatter , Kristen Sejrsen.</p>
<p><strong>Correspondance</strong>: <a href="mailto:scientific.committee@efsa.europa.eu">scientific.committee@efsa.europa.eu</a>.</p>
<p><strong> Remarque:</strong> les “Faits Saillants” de rapports proposés par GreenFacts sont pas vérifiés par son Conseil Scientifique</p>
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<hr align="left" size="1" width="33%" />
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<p><a title="" href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/be02815/My%20Documents/aaGREENFACTS/aanews%20management/aatextes%20des%20news/Faits%20saillants%20du%20rapport%20EFSA%20sur%20les%20PE.doc#_ftnref1">[1]</a> Les “Faits saillants” préparés par GreenFacts de ce rapport sont disponibles (en français) sur :   <a href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/10/endocrine-disruptors-updated-for-the-e-u-assessment-of-their-impact-on-health-and-the-environment/">http://news.greenfacts.org/fr/2012/10/endocrine-disruptors-updated-for-the-e-u-assessment-of-their-impact-on-health-and-the-environment/</a></p>
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<p><a title="" href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/be02815/My%20Documents/aaGREENFACTS/aanews%20management/aatextes%20des%20news/Faits%20saillants%20du%20rapport%20EFSA%20sur%20les%20PE.doc#_ftnref2">[2]</a> <b>effet apical:</b> &laquo;&nbsp;le résultat observable dans un organisme entier, comme par exemple un signe clinique ou état ​​pathologique, indicatif d&rsquo;un état pathologique qui peut résulter d&rsquo;une exposition à une substance toxique&nbsp;&raquo;</p>
</div>
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<p><a title="" href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/be02815/My%20Documents/aaGREENFACTS/aanews%20management/aatextes%20des%20news/Faits%20saillants%20du%20rapport%20EFSA%20sur%20les%20PE.doc#_ftnref3">[3]</a> <b>«In silico»</b><b>: </b> approches et méthodes de test non animales qui comprennent des outils de modélisation moléculaire, les relations structure-activité (SAR) sur lesquelles les catégories de réferences physico-chimiques et chimiques sont fondées; des modèles statistiques prédictifs telles que les relations structure-activité (quantitatives)  ((Q) SAR), des bases de données et des systèmes experts.</p>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Faits saillants de &#171;&#160;Baissons la chaleur&#160;&#187;: une évaluation préparée pour la Banque Mondiale des impacts sur la santé, sociaux et environmentaux du changement climatique induit par un réchauffement global de 4° C</title>
		<link>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/turn-down-the-heat-an-assessment-prepared-for-the-world-bank-of-the-health-social-and-environmantal-impact-of-climate-change-induced-by-a-global-warming-of-4c/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=turn-down-the-heat-an-assessment-prepared-for-the-world-bank-of-the-health-social-and-environmantal-impact-of-climate-change-induced-by-a-global-warming-of-4c</link>
		<comments>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/turn-down-the-heat-an-assessment-prepared-for-the-world-bank-of-the-health-social-and-environmantal-impact-of-climate-change-induced-by-a-global-warming-of-4c/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 16 Mar 2013 20:58:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques de Gerlache</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports Internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Changements climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité des consommateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention des maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation et style de vie]]></category>
		<category><![CDATA[Dévelopment durable]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources en eau]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://news.greenfacts.org/?p=1972</guid>
		<description><![CDATA[ Les « Faits saillants » du rapports proposés par GreenFacts Pour le résumé complet en français du rapport : http://climatechange.worldbank.org/sites/default/files/French_Turn_Down_the_Heat_Executive_Summary.pdf Pour le rapport complet (en anglais) :http://climatechange.worldbank.org/content/climate-change-report-warns-dramatically-warmer-world-century Les conclusions du rapport en un coup d&#8217;œil Ce rapport décrit ce que sera le monde si &#8230; <a href="http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/turn-down-the-heat-an-assessment-prepared-for-the-world-bank-of-the-health-social-and-environmantal-impact-of-climate-change-induced-by-a-global-warming-of-4c/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Les « Faits saillants » du rapports proposés par GreenFacts</strong></p>
<p>Pour le résumé complet en français du rapport : <a href="http://climatechange.worldbank.org/sites/default/files/French_Turn_Down_the_Heat_Executive_Summary.pdf">http://climatechange.worldbank.org/sites/default/files/French_Turn_Down_the_Heat_Executive_Summary.pdf</a></p>
<p>Pour le rapport complet (en anglais) :<a href="http://climatechange.worldbank.org/content/climate-change-report-warns-dramatically-warmer-world-century">http://climatechange.worldbank.org/content/climate-change-report-warns-dramatically-warmer-world-century</a></p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-1980" alt="Baissons la chaleur" src="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/03/Baissons-la-chaleur-252x300.jpg" width="131" height="140" /></p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Les conclusions du rapport en un coup d&rsquo;œil</span></b></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span>Ce rapport décrit ce que sera le monde si le réchauffement climatique atteint 4°C, et selon les prévisions quasi-unanimes des scientifiques c’est ce qui se produira avant la fin du siècle en l’absence d’un changement drastique de politique.</p>
<p>Il rappelle avec force que le changement climatique influe sur tout. Les solutions ne se trouvent pas uniquement dans le financement des interventions climatiques ou les projets climatiques. Il faut aussi les chercher dans la gestion efficace des risques et s’assurer que tous nos efforts, toutes nos réflexions intègrent la menace d’une planète à +4°C.</p>
<p>Le Président de la Bnaque Mondiale, le Dr Jim Yong Kim est très clair à ce sujet dans sa préface du rapport : si des mesures ne sont pas prises pour lutter contre le changement climatique, non seulement l’accession à la prospérité de millions d’habitants des pays en développement sera compromise mais les efforts de développement durable déployés depuis des décennies seront remis en cause. Les scénarios d’élévation de 4°C de la température sont en effet accablants :</p>
<ul>
<li> inondation des villes côtières ;</li>
<li>menaces sur la production alimentaire menant à une hausse des taux de sous-alimentation et de malnutrition ;</li>
<li>désertification accrue des régions sèches,</li>
<li>humidification accrue des régions humides ;</li>
<li>vagues de chaleur sans précédent dans de nombreuses régions, en particulier sous les tropiques ;</li>
<li>aggravation substantielle de la pénurie d’eau dans de nombreuses régions, augmentation de la fréquence des cyclones tropicaux de grande intensité ;</li>
<li>perte irréversible de biodiversité, avec notamment la disparition des récifs coralliens</li>
</ul>
<p><span id="more-1972"></span>La science, précise le Dr Kim, a déterminé sans équivoque que les humains sont responsables du réchauffement climatique ; d’importants changements s’observent déjà. Le réchauffement moyen à l’échelle de la planète atteint 0,8°C par rapport à l’époque préindustrielle ; la température des océans a augmenté de 0,09°C depuis les années 50 et l’eau s’est acidifiée ; le niveau des mers a monté d’environ 20 cm par rapport à l’époque préindustrielle et cette tendance se poursuit à un rythme de 3,2 cm par décennie ; un nombre exceptionnel de canicules a été observé au cours des dix dernières années ; les grandes régions agricoles sont de plus en plus touchées par la sécheresse.</p>
<p>Le Dr Kim souligne que la Banque Mondiale est parfaitement consciente des incertitudes qui entourent ces scénarios et sait que les experts et les études ne s’accordent pas toujours sur l’ampleur du risque.  Neanmoins, souligne-t-il, il n’est pas possible d’écarter ces scénarios, ce qui justifie en soi la nécessité d’un renforcement des politiques actuelles de lutte contre le changement climatique.</p>
<p>C’est pourquoi les conclusions de ce rapport sont qu’il ne faut simplement pas laisser se réaliser cette projection d’un réchauffement de 4°C : il faut “baisser la chaleur”. Seule une action précoce, coopérative et internationale peut le permettre<b>.</b></p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Les Faits Saillants du rapport en 13 Questions et 13 Réponses</span></b></p>
<p><b>1. Que propose de plus ce nouveau rapport sur le changement climatique ? </b>Ce rapport donne un aperçu de la littérature scientifique récente et des nouvelles analyses des impacts probables et des risques qui pourraient être associés à un réchauffement ° 4 degrés Celsius au cours de ce siècle. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une tentative rigoureuse de décrire une série de risques, en se concentrant sur les pays en voie développement et en particulier les pays pauvres tout en reconnaissant que les pays développés sont aussi vulnérables et à risque grave de dommages majeurs du changement climatique. Il souligne que la récente série d&rsquo;événements extrêmes dans le monde continuent de mettre en évidence la vulnérabilité non seulement des pays en voie de développement mais aussi les pays riches industrialisés.</p>
<p><b>2. Est-il encore possible d&rsquo;éviter une augmentation de la température mondiale de 4 °C ? </b>Grâce à un plan d’action, l’augmentation de la température de 4°C (« le monde à 4° »)  peut être évitée et on peut sans doute maintenir le réchauffement en dessous de 2 ° C. De nombreuses études montrent que, techniquement et économiquement, il existe  des profils d&rsquo;émissions rélisabls pour maintenir le réchauffement probablement en deçà de 2 ° C.  De ce fait, le niveau des impacts que les pays en voie de développement et le reste du monde dépendra des décisions des autorités gouvernementales, due secteur privé et de la société civile et des choix qui seront faits, y compris, malheureusement, l&rsquo;inaction.</p>
<p>La communauté internationale s’est engagée à limiter le réchauffement à moins de 2°C afin d’éviter tout changement climatique « dangereux » ; Or, la somme totale des mesures actuelles — en place et prévues — permettra très probablement un réchauffement nettement supérieur à ces niveaux. De fait, au vu des tendances actuelles d’émission, il est plausible que la planète connaisse un réchauffement de 4°C avant la fin du siècle.</p>
<p><b>3. Que faire si cette augmentation de 4 ° C n&rsquo;est pas évitée ? </b>Si la température de la planète devait s’élever de 4°C par rapport aux niveaux de l’époque préindustrielle (situation appelée « planète à +4°C » dans le rapport), le monde connaîtrait des vagues de chaleur sans précédent, de graves sécheresses et d’importantes inondations dans de nombreuses régions, ce qui aurait de sérieuses répercussions sur les écosystèmes et les services écosystémiques.</p>
<p>Une augmentation moyenne de la température de 4°C représente un écart proche de celui observé entre les températures que nous connaissons actuellement et celles du dernier âge de glace, époque à laquelle une bonne part de l’Europe centrale et le nord des États-Unis étaient couverts  par des kilomètres de glace (températures moyennes inférieures d’environ 4,5 à 7°C à l’échelle de la planète). De plus, c’est sur un siècle, et non sur des millénaires, que s’observe un changement climatique d’une telle ampleur, causé par les activités humaines.</p>
<p>Si les engagements actuels ne sont pas tenus, une élévation de température de 4°C pourrait intervenir dès les années 2060. De plus, si un tel réchauffement, est atteint d’ici 2100, il ne s’agira pas d’un point final : il faudra s’attendre à la poursuite du réchauffement qui pourrait dépasser 6°C au cours des siècles suivants. Les petits États insulaires en développement (PEID) et les pays les moins avancés (PMA) ont déterminé qu’un réchauffement mondial de 1,5°C marquerait le seuil au-delà duquel leur développement, voire dans certains cas leur survie, seraient sérieusement remis en cause.</p>
<p>La répartition des impacts sera probablement intrinsèquement inégale et plutôt défavorable aux régions les plus pauvres du monde qui disposent de moins de moyens économiques, institutionnels, scientifiques et techniques pour y faire face et s’y adapter.</p>
<p>Par exemple :</p>
<p>• même si en valeur absolue, le réchauffement s’annonce plus important sous les hautes latitudes, l’élévation de température sera plus forte sous les tropiques par comparaison avec la plage historique des températures et des extrêmes auxquels les écosystèmes naturels et humains ont déjà dû faire face et s’adapter. Les extrêmes de haute température prévus sous les tropiques sont sans précédent et auront par conséquent des effets considérablement plus importants sur l’agriculture et les écosystèmes ;</p>
<p>• sous les tropiques, la montée du niveau de la mer sera probablement de 15 à 20 % supérieure à la moyenne mondiale ;</p>
<p>• l’augmentation de l’intensité des cyclones tropicaux sera probablement ressentie de manière nettement plus aiguë dans les régions de basses latitudes ;</p>
<p>• il faut s’attendre à une désertification et à une augmentation substantielle de la sécheresse dans de nombreuses régions en développement des zones tropicales et subtropicales.</p>
<p><b>4. Quelle est la fiabilité des scénarios construits pour soutenir une telle augmentation de la température mondiale et de ses conséquences ? </b>Des incertitudes subsistent quant à la prévision de l’ampleur du changement climatique et de ses effets.Les impacts des vagues de chaleur extrêmes projetés pour une température moyenne plus élevée de 4 ° C n&rsquo;ont pas été évalués, mais on pourrait s&rsquo;attendre à ce que les conséquences dépassent largement celles connues à ce jour (les décès liés à la chaleur, les incendies de forêt, les pertes de récolte) et potentiellement dépasser les capacités d&rsquo;adaptation de nombreuses sociétés et des systèmes naturels.</p>
<p>Le rapport a adopté une approche fondée sur le risque, celui-ci étant défini comme le produit de l’impact et de la probabilité : un événement dont la probabilité est faible représente néanmoins un risque important s’il implique des conséquences graves. Bien qu&rsquo;il soit souvent difficile de faire des comparaisons entre les évaluations individuelles, ce rapport identifie un certain nombre de risques extrêmement graves pour les systèmes de soutien vitaux de l&rsquo;homme.</p>
<p>Les changements et les perturbations du système terrestre à grande échelle ne sont généralement pas intégrés dans les exercices de modélisation, et rarement dans les études d&rsquo;impact. Au fur et à mesure que le réchauffement climatique s’approchera d’une élévation de la température de 2°C puis dépassera cette valeur, il y aura de plus en plus de risques que ne soient franchis des seuils entraînant un basculement non linéaire du système terrestre avec des conséquences brutales et l’émergence de régimes climatiques comprenant des températures d’une chaleur sans précédent. La désintégration de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental pourrait par exemple entraîner une montée du niveau de la mer supérieure à ce que ne prévoit la présente analyse.</p>
<p>Certains secteurs économiques pourraient également réagir de manière non linéaire à un réchauffement climatique élevé. Il faut par exemple s’attendre à des effets non linéaires sur les récoltes en cas d’élévation progressive de la température de 2°C, voire davantage. Pourtant, la plupart de nos modèles de culture actuels ne tiennent pas  encore pleinement compte de cet effet, pas plus que de l’élargissement potentiel des plages de variations (extrêmes de température, nouveaux organismes nuisibles et maladies, modification radicale de facteurs climatiques critiques ayant d’importantes conséquences sur les récoltes ou sur la qualité des céréales, par exemple).</p>
<p>L’ampleur et le nombre des conséquences augmentant en même temps que la température moyenne du globe, il faut s’attendre à observer des interactions entre les différents effets, interactions qui ne manqueront pas d’aggraver l’impact global.<br />
En règle générale, les projections des coûts imputables aux changements climatiques tiennent compte des pertes subies localement — y compris par les infrastructures — mais n’intègrent pas suffisamment les effets en cascade à l’échelon national et régional (sur la chaîne de valeur ajoutée et les réseaux d’approvisionnement, par exemple). Ainsi, alors que l&rsquo;incertitude demeure quant à la nature et l&rsquo;ampleur des impacts, il n&rsquo;y a pas non plus de certitude quand au fait qu’une adaptation à une augmentation de température de 4° C soit possible. Un «monde à 4°C » est susceptible d&rsquo;être celui dans lequel les communautés, les villes et les pays connaîtraient de graves perturbations, des dommages et des perturbations, avec un grand nombre de ces risques répartis de manière inégale. Il est probable que les pauvres souffriront le plus et la communauté internationale pourraient devenir plus fracturée et inégale qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><b>5. Quels sont les principaux impacts déjà observés sur le système climatique ?</b><br />
Sept principaux effets irréfutables d&rsquo;émissions de gaz à effet de serre déjà observés ont continué à s&rsquo;intensifier, plus ou moins au même rythme:</p>
<ol>
<li><span style="text-decoration: underline;">La concentration du dioxyde de carbone</span> (CO<sub>2</sub>), principal gaz à effet de serre, a dépassé 391 ppm en septembre 2012, pour un taux d’augmentation actuel de 1,8 ppm par an.</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">Depuis le paléolitique (15 millions d’années),</span> la planète n’a jamais connu une concentration aussi élevée de CO<sub>2</sub>. selon les données paléoclimatiques et géologiques disponibles,</li>
<li><span style="text-decoration: underline;">La température moyenne du globe a continué à augmenter </span>et se situe actuellement environ 0,8°C au-dessus des niveaux de l’époque préindustrielle.</li>
<li> <span style="text-decoration: underline;">Les océans ont continué à se réchauffer </span>: environ 90 % du surplus d’énergie thermique lié à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre depuis 1955 est stocké dans les océans sous forme de chaleur.</li>
<li>À l’échelle de la planète,<span style="text-decoration: underline;"> le niveau de la mer a connu une augmentation moyenne de 15 à 20 centimètres </span>au cours du XXe siècle. Sur les dix dernières années, le rythme moyen de montée du niveau de la mer s’est accéléré pour atteindre environ 3,2 cm par décennie. Un tel rythme, s’il se poursuit, impliquera une nouvelle élévation de 30 cm du niveau de la mer au cours du XXIe siècle.</li>
<li>Le réchauffement de l’atmosphère et des océans entraîne <span style="text-decoration: underline;">une accélération de la fonte des glaces</span> au niveau de la calotte glacière du Groenland et de l’Antarctique, ce qui, à l’avenir, pourrait encore accroître considérablement la montée du niveau des mers d’environ 15 cm d’ici la fin du XXIe siècle.</li>
<li> <span style="text-decoration: underline;">Une augmentation de la fréquence et de l&rsquo;intensité des vagues de chaleur</span> est  observée avec, dans certaines régions climatiques, l&rsquo;augmentation de l&rsquo;intensité des précipitations extrêmes et la sécheresse. Les observations indiquent une multiplication par dix de la surface de la planète connaît une chaleur extrême depuis les années 50.</li>
</ol>
<p>Ainsi, par exemple, la fonte de la banquise arctique  a atteint un maximum record en Septembre 2012, avec une réduction de moitié la zone de glace qui recouvre l&rsquo;océan Arctique en été.</p>
<p><b>6. Quelles sont les prévisions d&rsquo;autres changements climatiques attendus avec une augmentation de la température de 4 °C ? </b>Le réchauffement le plus important concernera les terres et variera de 4 à 10°C. Une augmentation de 6°C, voire plus, des températures moyennes sur les mois d’été est à attendre dans certaines régions du monde, notamment dans la zone méditerranéenne, l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et les États-Unis . Les projections relatives à une planète à +4°C signalent une augmentation spectaculaire de l’intensité et de la fréquence de pointes de températures extrêmement chaudes. Les récentes vagues de chaleur telle que celle qu’a connue la Russie en 2010 deviendraient la nouvelle norme estivale sur une planète à +4°C.</p>
<p>Dans les régions telles que la Méditerranée, l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et le plateau tibétain, il est probable que la plupart des mois d’été soient plus chauds que les vagues de chaleur les plus extrêmes subies actuellement. Par exemple, dans la région méditerranéenne, le mois de juillet le plus chaud pourrait afficher une température supérieure de 9°C au plus chaud mois de juillet de la période actuelle.</p>
<p>En Amérique du Sud tropicale, en Afrique centrale, et toutes les îles tropicales du Pacifique on pourrait observer régulièrement des vagues de chaleur d&rsquo;une ampleur et d’une durée sans précédent. Dans ce nouveau régime climatique à haute température, les mois les plus frais sont susceptibles d&rsquo;être nettement plus élevées que les mois les plus chauds à la fin du 20e siècle.</p>
<p><b>7. Quels sont les effets attendus sur le niveau des mers et et leurs conséquences ? </b>L&rsquo;’élévation du niveau de la mer variera selon les régions ; pour un certain nombre de raisons d’origine géophysique, les projections prévoient une montée plus importante de 20 % sous les tropiques tandis que l’élévation du niveau des mers serait inférieure à la moyenne sous les plus hautes latitudes.</p>
<p>Deux tiers des risques totaux d’inondations extrêmes concernent 10 villes seulement. Les villes les plus exposées se trouvent au Mozambique, à Madagascar, au Mexique, au Venezuela, en Inde, au Bangladesh, en Indonésie, aux Philippines et au Viet Nam. Pour les petits États insulaires et les régions de deltas, la montée du niveau des eaux aura probablement des conséquences bien plus graves, notamment en combinaison avec les prévisions d’accroissement de l’intensité des cyclones tropicaux , de la disparition des barrières protectrices par suite de l’élévation des températures et de l’acidité des océans.</p>
<p>De plus, les changements des vents et des courants induits par le réchauffement climatique ainsi que d’autres facteurs influeront également sur la montée de la mer dans certaines régions, de même que l’absorption de chaleur par les océans et leur réchauffement. Un réchauffement de 4°C entraînera probablement une montée du niveau de la mer de 0,5 à 1 mètre, voire plus, d’ici 2100 et au cours des siècles suivants le niveau pourrait encore monter de plusieurs mètres. Pour contenir la montée des eaux au-dessous de 2 mètres, il faudrait probablement réussir à maintenir le réchauffement nettement au-dessous de 1,5°C. Même si le réchauffement climatique est limité à 2°C, le niveau moyen du niveau de la mer pourrait continuer à monter à l’échelle planétaire, certaines estimations prévoyant une élévation de 1,5 à 4 mètres au-dessus des niveaux actuels d’ici l’année 2300.</p>
<p><b>8.      </b><b>Quels sont les effets attendus de la montée en température sur les récifs de coraux et en quoi cela est-il un problème ? </b>L’une des plus graves conséquences de l’augmentation de la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est liée à sa dissolution dans l’océan et à l’acidification qui en résulte. On a constaté une importante augmentation de l’acidité des océans par rapport à l’époque préindustrielle. Un réchauffement de 4°C ou plus d’ici 2100 correspondrait à une augmentation d’environ 150 % de l’acidité des océans,  un changement qui semble ne jamais avoir eu de parallèle dans l’histoire de la Terre. On constate d’ores et déjà les conséquences négatives de l’acidification de l’eau sur les organismes et les écosystèmes marins, également exposés aux effets du réchauffement, de la surpêche et de la destruction de l’habitat.</p>
<p>Avec une élévation de 1,5°C de la température, une grande partie des barrières de corail sera déjà menacée par la combinaison du phénomène de blanchissement dû à la chaleur et à  l’acidification des eaux. Les coraux sont particulièrement en effet sensibles aux changements de la température et du pH de l’eau, ainsi qu’à l’intensité et à la fréquence des cyclones tropicaux. Les récifs coralliens assurent une protection des côtes contre l’inondation, les ondes de tempête et les vagues et constituent des zones d’alevinage et d’habitat pour de nombreuses espèces de poissons. Il se pourrait que les récifs coralliens arrêtent de se développer si la concentration de CO2 s’approche de 450 ppm dans les prochaines décennies (concentration correspondant à un réchauffement d’environ 1,4°C dans les années 2030). Avant que le réchauffement n’atteigne environ 2,4°C dans les années 2060, il est probable que les récifs coralliens de nombreuses régions auront commencé à se dissoudre et disparaître.</p>
<p><b>9.      </b><b>Quels sont les risques attendus pour les ressources en eau si la température moyenne de la planète augmente de 4 ° C ? </b>Avec un réchauffement rapide et une évolution vers une planète à +4°C, il faut s’attendre à des effets très négatifs sur la disponibilité de l’eau, d’autant que la demande va augmenter en raison de l’accroissement de la population mondiale. Bien que les impacts les plus négatifs sur la disponibilité de l&rsquo;eau sont susceptibles de se produire en association avec la demande croissante de l&rsquo;eau liée à l’augmentation de la population mondiale, selon certaines estimations, un réchauffement de 4°C aggraverait considérablement les problèmes de pénurie d’eau que connaissent déjà de nombreuses régions, notamment dans le nord et l’est de l’Afrique, au Moyen-Orient et dans le sud de l’Asie, tandis que d’autres pays d’Afrique se trouveraient à leur tour confrontés à ce problème à l’échelle nationale en raison de la croissance de leur population.</p>
<p><b> </b>Avec les températures extrêmes et les vagues de chaleur, les pluies et la sécheresse devraient augmenter avec le réchauffement climatique , l&rsquo;augmentation de la vulnérabilité aux stress de chaleur et la sécheresse conduisant probablement à une mortalité accrue et à une extinction des espèces.</p>
<p>-  <span style="text-decoration: underline;">Des conditions plus sèches</span> dans le sud de l’Europe, en Afrique (à l’exception de certaines zones du nord-est), dans de grandes parties de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud, ainsi que dans le sud de l’Australie.</p>
<p>-  D<span style="text-decoration: underline;">es conditions plus humides</span> sont attendues notamment sous les hautes latitudes nord (au nord de l’Amérique du Nord, au nord de l’Europe et en Sibérie) et dans certaines régions exposées à la mousson. Certaines régions pourraient connaître des difficultés d’approvisionnement en eau plus aiguës en raison du changement climatique.</p>
<p>-  <span style="text-decoration: underline;">Des changements du cycle hydrologique</span> infrasaisonniers et infrarégionaux  associés à des risques sévères (inondation et sécheresse, notamment) susceptibles d’être considérablement accrus pas une modification, même minime, des moyennes annuelles.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span>Pour une planète à +2°C :</p>
<p>• Les bassins hydrographiques soumis à un régime de mousson (Gange et Nil par exemple) sont particulièrement vulnérables à une modification des débits saisonniers qui peut avoir d’importantes conséquences négatives sur la disponibilité de l’eau ;</p>
<p>• Les projections prévoient une baisse de 20 à 40 % de l’écoulement moyen annuel dans les bassins versants du Danube, du Mississippi, de l’Amazone et dans le bassin Murray Darling tandis que les bassins du Nil et du Gange devraient connaître une augmentation d’environ 20 %.</p>
<p>Tous ces changements seraient du double en amplitude environ avec une augmentation de 4 ° C de la température.</p>
<p><b>10.  </b><b>Quels sont les risques attendus sur les écosystèmes si la température moyenne de la planète augmente de 4 ° C ?  </b>Des recherches récentes soulignent le risque probable de perte importante de la biodiversité associé à une élévation de 4°C de la température. L’accroissement de l’exposition à la chaleur et à la sécheresse entraînera probablement,<b> </b>du fait des perturbations des écosystèmes par suite de variations, d’incendies, de transformation des écosystèmes et de dépérissement des forêts aggravés par l&rsquo;utilisation des terres et l&rsquo;expansion agricole, une augmentation de la mortalité et de l’extinction des espèces.<b> </b>En Amazonie, les feux de forêt pourraient plus que doubler d&rsquo;ici 2050 avec un réchauffement d&rsquo;environ 1,5 ° C à 2 ° C au-dessus des niveaux préindustriels.En effet, en raison du changement climatique et de la hausse de la concentration de CO<sub>2</sub>, les écosystèmes de la Terre connaîtront des conditions sans précédent dans l’expérience humaine. Il faut s’attendre à ce que les dommages subis par les écosystèmes réduisent considérablement la disponibilité des services écosystémiques dont dépend la société humaine (poissonneries et protection côtière assurée par les récifs coralliens et les mangroves, par exemple).</p>
<p>De fait, avec une planète à +4°C, il faut s’attendre à ce que le changement climatique devienne le principal moteur des variations des écosystèmes, prenant la place de menace numéro un pour la biodiversité, devant la destruction de l’habitat.</p>
<p><b>11.  </b><b>Quels sont les effets attendus sur la disponibilité de la nourriture ?  </b>En 2007, le GIEC avait prévu que la production alimentaire mondiale devrait augmenter pour élévation de la température locale moyenne de l&rsquo;ordre de 1°C à 3°C, et pourrait  diminuer au-delà de ces températures, mais.de nouvelles études et des oibservations aux résultats suggèrent plutôt un risque important de franchissement des seuils de températures pouvant entraîner une remise en cause substantielle de la sécurité alimentaire du monde en cas d’élévation de la température de 4°C.  D’importants effets négatifs ont été observés à des températures extrêmes élevées dans diverses régions, notamment en Inde, en Afrique, aux États-Unis et en Australie. Par exemple, D’importants effets non linéaires ont ainsi été observés aux États-Unis pour le blé avec des températures locales journalières allant jusqu’à 29°C et pour le soja avec des températures de 30°C. Ces risques sont encore accrus par les effets négatifs qu’aura la montée du niveau de la mer sur l’agriculture dans les basses terres des deltas, par exemple au Bangladesh, en Égypte, au Viet am ou dans certaines parties côtières de l’Afrique. La montée du niveau de la mer devrait avoir aussi un impact sur de nombreuses zones côtières de latitudes moyennes et entraîner une augmentation de la pénétration de l’eau de mer dans les aquifères utilisés pour l’irrigation des plaines littorales. Il faut également compter avec la probabilité d’une aggravation de la sécheresse dans les régions de latitude moyenne et d’une multiplication des inondations aux latitudes plus élevées.</p>
<p><b>12. Quels sont les effets susceptibles de se produire pour la santé humaine et le bien-être  ?  </b>Des  événements extrêmes à grande échelle (inondations majeures ayant des conséquences sur la production alimentaire par exemple) pourraient entraîner des déficits nutritionnels et une incidence accrue des maladies épidémiques.</p>
<p>Les inondations peuvent entraîner l’introduction de polluants et d’éléments pathogènes dans les réseaux d’approvisionnement en eau potable et augmenter l’incidence des maladies diarrhéiques et respiratoires. Les effets du changement climatique sur la production agricole risquent d’aggraver la sous-alimentation et la malnutrition dans de nombreux pays en développement qui connaissent déjà actuellement une mortalité infantile élevée. Si la croissance économique devrait permettre de réduire les retards de croissance des enfants, ces améliorations pourraient être remises en cause par le changement climatique dans un certain nombre de régions : une augmentation substantielle, des retards de croissance due à la malnutrition est à attendre en cas de réchauffement de 2 à 2,5°C, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et s’aggraver avec un réchauffement de 4°C.</p>
<p>Malgré de gros efforts d’amélioration des services de santé (amélioration des soins médicaux, développement de la vaccination, programmes de surveillance, par exemple), il faut s’attendre à d’importantes conséquences supplémentaires sur les niveaux de pauvreté et de santé. Les changements de température, de précipitation et d’humidité influent sur les maladies à transmission vectorielle telles que le paludisme et la dingue, ainsi que sur les hantavirus, la leishmaniose, la maladie de Lyme et la schistosomiase.</p>
<p>Le changement climatique pourrait avoir d’autres conséquences sur la santé, notamment des blessures et des décès causés par des événements climatiques extrêmes. L’amplification du  pénomène de smog due à la chaleur pourrait entraîner une augmentation des problèmes respiratoires et des maladies cardiovasculaires tandis que dans certaines régions, les plus fortes concentrations d’allergènes (pollens, spores) imputables au changement climatique entraîneraient une multiplication des troubles respiratoires d’origine allergique.</p>
<p><b>13. Quels sont les risques de perturbations et les déplacements de populations attendus avec une augmentation de la température mondiale de 4°C ? </b>Au cours du XXIe siècle, la croissance économique et démographique devrait s’accompagner d’une progression des tensions et d’une augmentation des pressions subies par un écosystème planétaire déjà proche de ses limites critiques. La résilience de nombreux écosystèmes, naturels ou non, a toutes les chances d’être mise à rude épreuve par ces pressions et par les conséquences du changement climatique.</p>
<p>Les impacts attendus sur la disponibilité de l’eau, les écosystèmes, l’agriculture et la santé humaine pourraient entraîner un déplacement de population de grande envergure et avoir des conséquences sur la sécurité humaine, ainsi que sur les systèmes économiques et commerciaux.</p>
<p>Les projections des coûts des dommages créés par le  changement climatique ne constituent pas un examen adéquat des effets en cascade (par exemple, la valeur ajoutée des chaînes d&rsquo;approvisionnement et les réseaux) à des échelles nationales et régionales. Cependant, dans un monde de plus en plus mondialisé caractérisé par une spécialisation des systèmes de production, et donc d’une dépendance plus élevée de  l&rsquo;infrastructure capable de livrer des marchandises produites, les dommages aux systèmes d&rsquo;infrastructure pourrait conduire à d&rsquo;importants effets indirects. Les ports maritimes sont un exemple d&rsquo;un point initial où une panne ou une perturbation importante dans les infrastructures pourrait entraîner des impacts qui vont bien au-delà de la situation particulière de la perte, mais dont les effets cumulatifs et interactifs ne sont pas bien compris.</p>
<p>Les pressions s’accroissant au fur et à mesure que le réchauffement progresse vers la barre des 4°C et se combinant à des tensions sociales, économiques et démographiques indépendantes de l’évolution climatique, le risque de dépassement de seuils critiques pour l’équilibre du système social augmente en parallèle. Une fois ces seuils atteints, les institutions existantes dont on aurait pu attendre des mesures d’adaptation perdront en efficacité, voire s’écrouleront complètement. Dans les atolls, par exemple, la montée du niveau de la mer risque d’excéder les capacités d’une migration d’adaptation maîtrisée et aboutir à un abandon total des îles ou des régions concernées. De même, les tensions que représenteront pour la santé humaine des phénomènes comme les vagues de chaleur, la malnutrition et la baisse de la qualité de l’eau potable par contamination de l’eau de mer pourront entraîner une telle surcharge des systèmes de santé que l’adaptation ne sera plus possible et la dislocation inévitable.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Réf</span></b><b><span style="text-decoration: underline;">érence</span></b><b> </b>: Rapport préparé pour la Banque mondiale par le Potsdam Institute for Climate Impact Research et Climate Analytics Le document a été produit par le personnel de la Banque mondiale avec des concours externes. Les constats, interprétations et conclusions qui y sont exprimés ne reflètent pas nécessairement les opinions de la Banque mondiale, du Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale ou des gouvernements qu’ils représentent.</p>
<p>Le rapport<i> Baissons la chaleur : pourquoi il faut absolument éviter une élévation de 4°C de la température de la planète</i> est le fruit des contributions d’un large éventail de spécialistes internationaux. Le rapport a été commandé par l’Équipe mondiale d’experts pour l’Adaptation au changement climatique de la Banque mondiale, dirigée par Erick C.M. Fernandes et Kanta Kumari Rigaud, qui ont travaillé en étroite collaboration avec l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam et Climate Analytics qui a  rédigé le rapport.</p>
<p>La Banque mondiale encourageant la diffusion des connaissances, la reproduction de cette publication est autorisée, en tout ou en partie, à des fins non commerciales</p>
<p>The World Bank, Washington .</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">note :</span></b> les Faits saillants de rapports récents proposés par GreenFacts ne sont pas revus par son Comité scientifique</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/turn-down-the-heat-an-assessment-prepared-for-the-world-bank-of-the-health-social-and-environmantal-impact-of-climate-change-induced-by-a-global-warming-of-4c/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Faits saillants d&#8217;un rapport provisoire de la FAO sur les nanotechnologies dans l&#8217;alimentation et l&#8217;agriculture et l&#8217;évaluation de leurs risques</title>
		<link>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/nanotechnologies-used-in-the-food-and-agriculture-sectors-scientific-reviews-identified-by-faowho-addressing-their-risk-assessment/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=nanotechnologies-used-in-the-food-and-agriculture-sectors-scientific-reviews-identified-by-faowho-addressing-their-risk-assessment</link>
		<comments>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/nanotechnologies-used-in-the-food-and-agriculture-sectors-scientific-reviews-identified-by-faowho-addressing-their-risk-assessment/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 Mar 2013 09:16:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques de Gerlache</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité des consommateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation et style de vie]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://news.greenfacts.org/?p=1937</guid>
		<description><![CDATA[Les faits saillants relevés par GreenFacts du rapport provisoire: State of the art on theinitiatives and activities relevant to risk assessment and risk management of nanotechnologies in the food and agriculture sectors, FAO-WHO, 2012 (Etat de l&#8217;art sur les initiatives et &#8230; <a href="http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/nanotechnologies-used-in-the-food-and-agriculture-sectors-scientific-reviews-identified-by-faowho-addressing-their-risk-assessment/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les faits saillants relevés par GreenFacts du rapport provisoire: <b>State of the art on theinitiatives and activities relevant to risk assessment and risk management of nanotechnologies in the food and agriculture sectors, FAO-WHO, 2012 </b><i>(Etat de l&rsquo;</i><i>art sur les initiatives et les activités relatives à la gestion des risques et l&rsquo;évaluation des risques des nanotechnologies dans les secteurs de l&rsquo;alimentation et de l&rsquo;agriculture, FAO et de l&rsquo;OMS, 2012)</i><i></i></p>
<p><a href="http://www.fao.org/fileadmin/templates/agns/pdf/topics/FAO_WHO_Nano_Paper_Public_Review_20120608.pdf">http://www.fao.org/fileadmin/templates/agns/pdf/topics/FAO_WHO_Nano_Paper_Public_Review_20120608.pdf</a></p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-1940" alt="arbre en Toscane" src="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/03/arbre-en-Toscane-225x300.jpg" width="98" height="110" /></p>
<p><em> Ce projet de rapport a été soumis à un examen public qui a pris fin en Novembre 2012. Ces « Faits saillants » seront adaptés lorsque le rapport final sera publié.</em></p>
<p>Les aliments peuvent être cultivés, produits, transformés ou emballés avec des nano-technologies ou des nanomatériaux peuvent être ajoutés à l’alimentation. Des  avis scientifiques récents sur l&rsquo;évaluation des risques des nanotechnologies dans les secteurs de l&rsquo;alimentation et de l&rsquo;agriculture, dit le projet de rapport, confirment que les informations sur ce sujet restent limitées.<br />
Une partie de ce projet de la FAO / OMS résume brièvement les initiatives nationales et régionales et les activités liées à l&rsquo;évaluation et à la gestion des risques des nanomatériaux, tels que les projets de recherche, le développement des documents d&rsquo;orientation et la rédaction de règlementations, qui ont été effectuées. L&rsquo;accent est mis sur les questions qui contribuent à la définition du terme «nanomatériaux» (devant être soumis à des évaluations de risques spécifiques) et des études de cas où uneévaluation de risques a été entreprise pour un matériau défini.</p>
<p><span id="more-1937"></span></p>
<p><strong>Les &laquo;&nbsp;Faits saillants&nbsp;&raquo; du rapport en 9 Questions &#038; Réponses</strong></p>
<p><b>1. Que savons-nous de l&rsquo;impact des nanomatériaux présents dans les végétaux?</b></p>
<p>Un examen de l&rsquo;interaction des nanoparticules avec des végétaux ou plantes comestibles a permis de constater que la compréhension de leur toxicité sur les végétaux est à ses débuts. Le pPeu d&rsquo;études réalisées sur l&rsquo;accumulation de nanomatériaux dans les plantes cultivées comme le colza, radis, la laitue, le maïs et le concombre ont permi de noter que parmi les nanomatériaux étudiés, les nanomatériaux à base de carbone comme les fullerènes C70 et C60 ls fullerols (OH) 20 et la plupart des nanomatériaux à base de métal (dioxyde de titane, oxyde de cérium, magnétite, oxyde de zinc, d’or ou d’argent, cuivre et fer) s’accumulent dans les plantes. Ces composés stockés dans les plantes peuvent être ensuite transférés aux consommateurs. Selon les nanomatériaux de référence et les plantes étudiées, des effets négatifs de nanoparticules sur les cultures vivrières ont été observés, tels que réduction de la germination, de la croissance des racines et une floraison tardive.</p>
<p><b>2. Que savons-nous de l&rsquo;impact sur la santé humaine de nanomateriaux présents dans les aliments?</b></p>
<p>Une évaluation de la littérature publiée sur la sécurité de l&rsquo;exposition orale à de la nourriture liée aux nanomatériaux a permis de constaterqu&rsquo;il existe actuellement insuffisamment de données fiables que pour permettre une évaluation claire de leur sécurité. Une étude citée dans le projet de rapport FAO/OMS a également considéré que les nanomatériaux non-liés à l&rsquo;alimentation nécessitent une évaluation de leur toxicité orale à la lumière d&rsquo;une éventuelle contamination de la chaîne alimentaire et a conclu que le manque d&rsquo;information sur l&rsquo;éventuelle toxicité des nanomatériaux rend difficile d&rsquo;évaluer un apport quotidien acceptable ou sûr.</p>
<p><b>3. L&rsquo;impact potentiel des nanomatériaux dans les aliments est-il adéquatement évalué au stade actuel?</b></p>
<p>Une étude citée dans le projet de rapport FAO/OMS estime que la littérature sur l&rsquo;innocuité d&rsquo;une exposition par voie orale à des nanomatériaux caractérise mal les nanomatériaux avec un manque de   paramètres physico-chimiques et conclut que «<i>Si les nanomatériaux ne sont pas bien caractérisés, les résultats des études toxicologiques ne peuvent pas être utilisés pour prédire leur toxicité, ttout changement dans leurs caractéristiques pouvant  entraîner une modification de  leur activité biologique </i>&laquo;&nbsp;.<br />
Certains auteurs, également cités dans le projet de rapport, soulignent en particulier que des tests réalisés  in vitro et in vivo sans aucune caractérisation du nanomatériau n&rsquo;ont pas de sens et que, à l&rsquo;heure actuelle, l&rsquo;évaluation des risques nécessite la caractérisation spécifique de chaque substance et de chaque produit.</p>
<p><b>4. Qu&rsquo;en est-il du risque d&rsquo;exposition professionnelle à ces nanomatériaux?</b></p>
<p>Selon l&rsquo;une des évaluations citées par le projet de rapport, il existe à présent peu d&rsquo;informations sur les effets des nanomatériaux aux propriétés antimicrobiennes, tels que les nanoparticules d&rsquo;argent, sur les populations microbiennes normales de la bouche et de l&rsquo;intestin. Il y a eu plus d&rsquo;intérêt jusqu’ici en matière de santé au travail sur la toxicologie des nanoparticules dans le poumon, et moins de recherches publiées sur la toxicité des nanomatériaux dans les études ingérés par voie orale. Ily apeu d’études citées dans le projet de rapport qui ont tenté de trouver une relation entre la présence de nanoparticules dans les aliments et l&rsquo;initiation et / ou l&rsquo;aggravation de certaines maladies intestinales comme la maladie de Crohn et le syndrome du côlon irritable et celles-ci ont produit des résultats contradictoires. Il existe par conséquent un besoin considérable de recherches plus poussées</p>
<p><b>5. Sur quoi reposerait une évaluation fiable de la sécurité de ces produits chimiques utilisés dans l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture?</b></p>
<p>L&rsquo;évaluation de la sécurité des nanomatériaux dépend d’une caractérisation  adéquate de leurs propriétés chimiques souligne le rapport, les paramètres critiques étan leur  bio-persistance et leur digestibilité.  Sur base du développement de formes nano d’oligo-éléments, un groupe a identifié trois de types de nanomatériaux différents:</p>
<ol>
<li>Des nanomatériaux digestibles, non biopersistants tels que les formulations  nano de sels qui  seront digérés (dissous) avant toute exposition cellulaire, car pour les cellules et les tissus, il n&rsquo;y aura pas de différence avec les formes conventionnelles du matériau ;</li>
<li>Un deuxième type de matériau digestible, non biopersistant, tels que des formulations micellaires ou nano de ferritine, ne sera que partiellement dégradé dans l&rsquo;intestin, et pourra donc être absorbé comme une structure nano, mais sera rapidement dégradé dans les cellule.</li>
<li>Un troisième type, non digestible, de nanomatériau biopersistant pouvant rester intact et soulevant dès lors des questions différentes, une question importante étant leur capacité d’adsorption par les surfaces, qui peut être éliminée dans l&rsquo;estomac et remplacée dans l&rsquo;intestin par des molécules luminales avant absorption cellulaire.</li>
</ol>
<p>Certains auteurs ont identifié par ailleurs trois principes qui, à leur avis, décrivent les aspects spécifiques de la discipline à part entière de la &laquo;&nbsp;nanotoxicologie»:<br />
- <span style="text-decoration: underline;">Le principe du transport</span>, il faut comprendre si et comment les nanomatériaux entrent dans les cellules où ils peuvent provoquer une réaction toxique ;<br />
- <span style="text-decoration: underline;">Le principe de surface </span>qui reflète le fait qu’avec des particules plus petites ayant des molécules actives sur leur surface, la proportion d&rsquo;atomes ou de molécules qui sont exposés et peuvent donc réagir avec les structures biologiques augmente de façon exponentielle avec la réduction de leur diamètre, même si la même quantité est administrée ;<br />
- <span style="text-decoration: underline;">Le principe de matière </span>qui stipule que les changements dans les dimensions (c&rsquo;est à dire en allant vers les nano) n&rsquo;auront pas tous les mêmes effets, mais que ceux-ci dépendront des propriétés du matériau et de sa composition, y compris les impuretés.</p>
<p><b>6. Comment les nanomatériaux utilisés dans l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture devraientils être évalués?</b></p>
<p>L&rsquo;évaluation des risques a toujours été réalisée sur des produits chimiques définis, sans attention portée à la taille des particules et on n’en conait pas assez sur la toxicité des nanomatériaux que pour être en mesure de regrouper les particules en groupes à faible ou à haute toxicité , dit le projet de rapport. Par conséquent, l&rsquo;évaluation des risques des nanomatériaux doit actuellement se faire au cas par cas, avec une plus grande attention accordée à l&rsquo;exposition par ingestion. Les nanomatériaux entreraient dans le cadre des principaux domaines de l&rsquo;évaluation de risques chimiques classiques d’additifs alimentaires existant au niveau international, de résidus de pesticides, de résidus de médicaments vétérinaires, de certains agents d’aide à la transformation, telles que les enzymes, et parfois des micro-nutriments. Pour un «nano-matériau plastique » dstiné à être utilisé dans les emballages alimentaires, cependant, il n&rsquo;existe pas de cadre d&rsquo;analyse des risques au niveau international actuellement en vigueur. En outre, dit le projet de rapport, comme les agences appliquent des stratégies différentes en matière de communication, il est difficile de dresser un bilan  clair de la véritable nombre de substances évaluées et des questions actuellement discutées qui sont spécifiques aux nanomatériaux.</p>
<p><b>7. Quelles sont les principales conclusions de la FAO projet / rapport de l&rsquo;OMS concernant l&rsquo;utilisation de la nanotechnologie?</b></p>
<p>Les conclusions du rapport soulignent que de nouveaux produits sont mis au point et probablement mis sur le marché, mais les données disponibles provenant de sources publiées ne permettent pas d&rsquo;évaluer si ce ne sont que des concepts de produits ou se traduisent déjà par une exposition déjà significative des consommateurs aux aliments produits avec l’aide de nanotechnologies ou de nanomatériaux.<br />
Si un produit doit être considéré comme un nanomatériau ou représentant d&rsquo;une application de la nanotechnologie repose également sur les définitions disponibles appliquées par les autorités de régulation. Il y a une tendance à appliquer deux critères dans les définitions : l’existence d’une dimension qui est modifiée ou nouvelle à l&rsquo;échelle nanométrique et d’un changement simultané des propriétés en raison de ce changement de dimension. Un vrai nanomatériau qui nécessite l&rsquo;attention des régulateurs et une évaluation spécifique des risques devra satisfaire à ces deux critères, indique le projet de rapport. La proposition d&rsquo;une approche à plusieurs niveaux pour classer 766 nanomatériaux à des fins d&rsquo;analyse des risques applique plusieurs critères, dont la dimension et le changement des propriétés sont les deux plus importantes quand elles devraient se traduire par une modification de l&rsquo;identification des dangers et la caractérisation ds risques.</p>
<p><b>8. Quelles sont les principales conclusions de la FAO projet / rapport de l&rsquo;OMS sur l&rsquo;évaluation des risques pour la santé de l&rsquo;homme?</b></p>
<p>Les conclusions du rapport  reconnaissent que les autorités nationales et de 21 agences régionales de sécurité sanitaire des aliments ont augmenté leur attention au cours des dernières années à  l&rsquo;étude des conséquences des de l’ajout ou de l’utilisation de nanomatériaux dans les aliments. ds politiques et documents d&rsquo;orientation ont été publiés qui permettent une meilleure compréhension de la façon dont l&rsquo;évaluation des risques des nanomatériaux seront effectuées à l&rsquo;avenir.<br />
L&rsquo;OCDE a réexaminé ses lignes directrices d&rsquo;essai, reconnues mondialement pour l&rsquo;identification des dangers et la caractérisation des produits chimiques alimentaires, tels que les additifs, les pesticides et les médicaments vétérinaires et autres substances résultant de l&rsquo;exposition humaine, tels que des ingrédients cosmétiques et les a trouvées être généralement applicables pour les essais de nanomatériaux.</p>
<p>L&rsquo;approche qui sera publié par l&rsquo;ILSI pour les nanomatériaux destinés à être utilisés dans les aliments est intéressant, souligne la FAO projet / rapport de l&rsquo;OMS, en ce qu’elle tente d’examiner systématiquement les informations déjà disponibles pour le matériel conventionnel et de discuter les propriétés qui permettraient leur extrapolation du niveau conventionnel au nveau nanomatériau . La poursuite de l&rsquo;élaboration et de la mise en œuvre de ce concept pourrait permettre de réduire l&rsquo;expérimentation animale. Les approches multi-niveaux qui sont discutées actuellement pourraient  permettre d’éviter des essais in vivo pour des groupes spécifiques tels que les nano-sels et les micronutriments.</p>
<p>En conclusion, dit le projet de rapport, en conformité avec les recommandations du Comité de la science et de la technologie du Parlement du Royaume-Uni, il peut être utile de mettre au point une base de données sur les nanomatériaux en matière de développement, ceci en collaboration avec l&rsquo;industrie alimentaire, afin d&rsquo;anticiper les besoins futurs en matière d’évaluation de la sécurité et d&rsquo;aider à l&rsquo;établissement des priorités de recherche.</p>
<p><b>9. Que dit le projet de rapport dit au sujet de dialogue entre les partis prenantes  et la confiance en ces matières?</b></p>
<p>Pour ce rapport, il était difficile d&rsquo;évaluer la mesure dans laquelle les nanomatériaux sont déjà utilisés dans les secteurs de l&rsquo;alimentation et de l&rsquo;agriculture. Les inventaires qui enregistrent la présence de nanotechnologies dans les produits de consommation sont rares;  une seule base de données est accessible au public.<br />
Le projet de rapport relève que, dans un rapport à la Commission européenne sur une consultation publique en ligne des principales parties prenantes  à propos des nanomatériaux, la majorité des 716 répondants considéraient leurs applications dans l&rsquo;agriculture et l&rsquo;alimentation avec plus de scepticisme que dans d&rsquo;autres domaines.  La principale préoccupation était la possible mauvaise connaissance de la toxicité des nanomatériaux ;</p>
<p>Le rapport note enfin que si l&rsquo;étiquetage obligatoire conduisait à une plus grande transparence pour le consommateur et permette sa  liberté de choix, l&rsquo;étiquetage obligatoire pourrait également conduire à dissuader de l&rsquo;utilisation des nanotechnologies dans les produits de consommation, y compris celles qui sont bénéfiques.</p>
<p><strong>Référence</strong></p>
<p>Le projet original de ce rapport a été écrit par Manfred Luetzow, un consultant international pour l&rsquo;Organisation pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture des Nations Unies (FAO) et l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS). L&rsquo;élaboration du rapport a été coordonnée par Masami Takeuchi (FAO) et Kazuko Fukushima (OMS).</p>
<p>La FAO et l&rsquo;OMS apprécient les réponses et commentaires fournis par les personnes suivantes: Junshi Chen, Centre chinois pour le contrôle et la prévention; Djien Liem, European Food Safety Authority, Nick Fletcher, Food Standards Australia New Zealand, Alessandro Chiodini et Richard Canady, Life International Sciences Institute; Rosetta Newsome, Institute of Food Technologists, Dora Pereira, MRC Human Nutrition Research, Mar Gonzalez, Organisation de coopération et de développement économiques; Jed Costanza, de l&rsquo;Agence américaine de protection de l&rsquo;environnement, et Annette McCarthy, de la Food and Drug Administration des Etats-Unis. Les contributions techniques de plusieurs collègues de la  FAO et de l&rsquo;OMS ont été aussi grandement appréciés.</p>
<p><i><span style="text-decoration: underline;">note</span></i><i> : les « Faits Saillants de rapports récents » proposés par GreenFacts ne sont pas revus par son Comité scientifique</i></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Liens directs vers tous les « Faits saillants de rapports récents » publiés par GreenFacts</title>
		<link>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/direct-links-to-the-whole-series-of-greenfacts-reports-highlights/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=direct-links-to-the-whole-series-of-greenfacts-reports-highlights</link>
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		<pubDate>Sun, 03 Mar 2013 22:10:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques de Gerlache</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[ Santé Humaine Lutte de l’OMS contre l’épidémie mondiale de tabagisme – Rapport d’avancement 2011 Téléphone portable (ou mobile) et cancer du cerveau: les champs électromagnétiques de radiofréquences classés dans la catégorie “cancérogène possible pour l’homme” par le CIRC (OMS) Risques &#8230; <a href="http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/direct-links-to-the-whole-series-of-greenfacts-reports-highlights/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p> <b>Santé Humaine </b></p>
<ul>
<li><a title="Lutte de l’OMS contre l’épidémie mondiale de tabagisme – Rapport d’avancement 2011" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/01/who-report-warns-about-the-dangers-of-tobacco/" target="_parent">Lutte de l’OMS contre<b> l’épidémie mondiale de tabagisme </b>– Rapport d’avancement 2011</a></li>
<li><a title="Téléphone portable (ou mobile) et cancer du cerveau: les champs électromagnétiques de radiofréquences classés dans la catégorie “cancérogène possible pour l’homme” par le CIRC (OMS)" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/11/radiofrequency-electromagnetic-fields-classified-by-iarc-who-as-as-possibly-carcinogenic-to-humans/" target="_parent"><b>Téléphone portable (ou mobile) et cancer du cerveau</b>: les champs électromagnétiques de radiofréquences classés dans la catégorie “cancérogène possible pour l’homme” par le CIRC (OMS)</a></li>
<li><a title="Risques d’effets pour la santé liés à l’accident nucléaire au Japon : quelles ont été les conséquences de Tchernobyl" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/03/potential-health-risks-from-the-explosion-at-the-nuclear-power-station-of-fukushimai-in-japan-get-a-factual-perspective-on-the-consequences-of-the-chernobyl-accident/" target="_parent">Risques d’effets pour la santé liés à l’accident nucléaire au Japon : <b>quelles ont été les conséquences de Tchernobyl</b></a></li>
<li><a title="Alzheimer, cancer : évaluations scientifiques de la toxicité, des dangers et des risques pour la santé de l’aluminium dans les aliments, déodorants et produits cosmétiques" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/02/facts-on-health-risks-of-aluminium-exposure-from-dietary-and-dermatology-products/" target="_parent"><b>Alzheimer, cancer</b> : évaluations scientifiques de la toxicité, des dangers et <b>des risques pour la</b> <b>santé de l’aluminium</b> dans les aliments, déodorants et produits cosmétiques</a></li>
<li><a title="Toxicité, danger et risques pour la santé liés au bisphénol A (BPA): la dose limite recommandée inchangée en 2010." href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/01/efsa-updates-advice-on-bisphenol-a/" target="_parent"><b>Toxicité, danger et risques pour la santé liés au bisphénol A (BPA)</b>: la dose limite recommandée inchangée en 2010.</a></li>
<li><a title="Nano-particules et nano-matériels : une base pour une définition donnée par le Comité CSRSEN de l’UE" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/01/une-base-pour-la-definition-de-%c2%ab-nanomateriaux-%c2%bb-donnee-par-le-csrsen-de-l%e2%80%99ue/" target="_parent"><b>Nano-particules et nano-matériels</b> : une base pour une définition donnée par le Comité CSRSEN de l’UE</a></li>
<li><a title="L’évolution du cancer en France : plus de cas, mais moins de mortalité" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/01/rapport-sur-l%e2%80%99evolution-du-cancer-en-france-nombre-en-croissance-mortalite-en-diminution-huit-causes-majeures/" target="_parent"><b>L’évolution du cancer en France</b> : plus de cas, mais moins de mortalité</a></li>
<li><a title="Obésité, nutrition et santé : peu de signes d’une amélioration de la tendance" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/01/overweight-and-obesity-little-sign-of-decrease-in-the-negative-trends-says-interim-report-of-the-strategy-for-europe-on-nutrition/" target="_parent"><b>Obésité, nutrition et santé </b>: peu de signes d’une amélioration de la tendance</a></li>
<li><a title="La santé en Europe en 2010 – Rapport de l’OCDE" href="http://news.greenfacts.org/fr/2010/12/panorama-de-la-sante-en-europe-rapport-de-locde/" target="_parent"><b>La santé en Europe en 2010 </b>– Rapport de l’OCDE</a></li>
<li> <a title="La dose tolérable d’exposition au cadmium via l’alimentation pour éviter les effets toxiques pour la santé :  l’avis de l’autorité sanitaire européenne EFSA" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/02/the-tolerable-intake-of-cadmium-via-food-to-avoid-adverse-effects-to-health-the-opinion-of-the-european-safety-agency-efsa/" target="_parent">La dose tolérable d’exposition au <b>cadmium via l’alimentation</b> pour éviter les effets toxiques pour la santé : l’avis de l’autorité sanitaire européenne EFSA</a></li>
<li><a title="L’acide Perfluoro-octanoique (PFOA) et son dérivé APFO: danger et risques pour la santé humaine et l’environnement dans l’UE" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/01/perfluorooctanoic-acid-pfoa-and-its-derivative-apfo-a-risk-assessment-for-human-health-and-the-environment-in-the-eu-27-member-states-prepared-for-the-eu-commission/" target="_parent"><b>L’acide Perfluoro-octanoique (PFOA)</b> et son dérivé APFO: danger et risques pour la santé humaine et l’environnement dans l’UE</a></li>
<li><a title="Évaluation de risque du retardateur de flammes decabromodiphenylether : pas de mesures de réduction des risques nécessaires sauf pour les risques d’empoisonnement secondaire" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/01/flame-retardant-decabromodiphenylether-no-risk-reduction-mesures-are-necessary-for-human-health-or-the-environment-except-for-risks-of-secondary-poisoning-concludes-the-eu-risk-assessment/" target="_parent">Évaluation de <b>risque du retardateur de flammes decabromodiphenylether</b> : pas de mesures de réduction des risques nécessaires sauf pour les risques d’empoisonnement secondaire</a></li>
<li><a title="Le cancer dans le Monde : mécanismes, causes, tendances, traitements : le Rapport de l’OMS 2008" href="http://news.greenfacts.org/fr/2010/12/the-world-cancer-report-2008/" target="_parent"><b>Le cancer dans le Monde : </b>mécanismes, causes, tendances, traitements : le Rapport de l’OMS 2008</a></li>
<li><a title="Paludisme (malaria) : diminution de la mortalité entre 2000 et 2010" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/03/paludisme-malaria-diminution-de-la-mortalite-de-20-entre-200-et-2010-selon-un-rapport-de-l%e2%80%99oms/" target="_parent"><b>Paludisme (malaria)</b> : diminution de la mortalité entre 2000 et 2010</a></li>
<li><a title="Le public attend une meilleure communication sur le nouveau système d’étiquetage concernant l’utilisation des produits chimiques." href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/02/the-public-needs-better-communication-on-the-new-label-system-regarding-the-safe-use-of-chemicals/" target="_parent">Le public attend une meilleure communication sur le <b>nouveau système d’étiquetage concernant l’utilisation des produits chimiques.</b></a></li>
<li><a title="Les critères de l’UE pour l’évaluation des risques de persistance, de bioaccumulation et de toxicité des substances chimiques" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/04/the-eu-criteria-for-the-health-and-environmental-hazard-and-risk-assessment-of-the-very-persistant-bioaccumulative-and-toxic-properties-of-chemical-substances/" target="_parent">Les critères de l’UE pour l’évaluation des <b>risques de persistance, de bioaccumulation et de toxicité </b>des substances chimiques</a></li>
</ul>
<p><b>Environnement </b></p>
<ul>
<li><a title="Produire plus de nourriture et d’énergie avec moins de pollution: les défis et les risques liés à l’utilisation des engrais et leur disponibilité." href="http://news.greenfacts.org/fr/2013/03/produce-more-food-and-energy-with-less-pollution-the-challenges-and-risks-related-to-nutrient-use-and-availability/" target="_parent">Produire<b> plus de nourriture et d’énergie avec moins de pollution:</b> les défis et les risques liés à l’utilisation des engrais et leur disponibilité.</a></li>
<li><a title="Impact sur la santé et l’environnement lié à la production du saumon transgénique AquAdvantage – Faits saillants du projet de rapport de la US Food and Drug Administration (FDA)" href="http://news.greenfacts.org/fr/2013/01/highlights-of-the-us-food-and-drug-administration-fda-draft-report-on-the-production-and-marketing-of-the-transgenic-salmon-aquadvantage/" target="_parent">Impact sur la santé et l’environnement lié à la <b>production du saumon transgénique</b> AquAdvantage –  Faits saillants du projet de rapport de la US Food and Drug Administration (FDA)</a></li>
<li><a title="Conséquences de l’accident de Tchernobyl pour la santé : cancer de la thyroïde, leucémies, santé des enfants et malformations congénitales : rapports scientifiques récents." href="http://news.greenfacts.org/fr/2013/01/chernobyl-thyroid-cancer-leukaemia-children-and-birth-defects-recent-scientific-reports-on-the-health-effects-of-the-accident/" target="_parent"><b>Conséquences de l’accident de Tchernobyl pour la santé</b> : cancer de la thyroïde, leucémies, santé des enfants et malformations congénitales : rapports scientifiques récents.</a></li>
<li><a title="Environnement aquatique :  Substances dangereuses dans les eaux douces et marines de l’Europe – Une vue d’ensemble" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/12/aquatic-environment-hazardous-substances-in-europes-fresh-and-marine-waters-an-overview/" target="_parent"><b>Environnement aquatique : Substances dangereuses dans les eaux douces et marines</b> de l’Europe – Une vue d’ensemble</a></li>
<li><a title="Impact potentiel sur la santé des produits pharmaceutiques présents dans l’environnement" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/11/potential-health-impact-of-pharmaceuticals-products-released-in-the-environment/" target="_parent">Impact potentiel sur la santé des<b> produits pharmaceutiques présents dans l’environnement</b></a></li>
<li><a title="Disparition des abeilles, perte de leurs colonies et leurs causes : où en sommes-nous ?" href="http://news.greenfacts.org/fr/2010/12/the-growing-concerns-on-bees-colonies-losses-where-are-we/" target="_parent"><strong>Disparition des abeilles</strong>, perte de leurs colonies et leurs causes : où en sommes-nous ?</a></li>
<li><a title="Toxicité, dangers et risques liés aux des mélanges de produits chimiques" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/11/toxicity-and-assessment-of-chemical-mixtures/" target="_parent">Toxicité, dangers et risques liés aux des <b>mélanges de produits chimiques</b></a></li>
<li><a title="Impact climatique possible lié à l’exploitation des gaz de schiste en Europe" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/11/climate-impact-of-potential-shale-gas-production-in-the-eu/" target="_parent">Impact climatique possible lié à l’<b>exploitation des gaz de schiste en Europe</b></a></li>
<li><a title="Gaz de schiste: identification des dangers et risques potentiels pour l’environnement et la santé humaine résultant de la fracturation hydraulique en Europe" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/10/gaz-de-schiste-une-etude-sur-les-risques-potentiels-pour-lenvironnement-et-la-sante-humaine-resultant-de-la-fracturation-hydraulique-en-europe/" target="_parent"><b>Gaz de schiste: identification des dangers et risques potentiels </b>pour l’environnement et la santé humaine résultant de la fracturation hydraulique en Europe</a></li>
<li><a title="Produits chimiques potentiellement perturbateurs endocriniens : évaluation pour l’U.E. des connaissances concernant leurs effets sur la santé humaine et l’environnement." href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/10/endocrine-disruptors-updated-for-the-e-u-assessment-of-their-impact-on-health-and-the-environment/" target="_parent">Produits chimiques potentiellement<b> perturbateurs endocriniens</b> : évaluation pour l’U.E. des connaissances concernant leurs effets sur la santé humaine et l’environnement.</a></li>
<li><a title="Impact des micro-plastiques présents dans les déchets marins : constat et recommendations pour une stratégie" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/03/report-of-the-international-workshop-on-microplastic-particles-as-a-vector-in-transporting-persistent-bioaccumulating-and-toxic-substances-in-the-ocean-organised-by-gesamp1/" target="_parent">Impact des <b>micro-plastiques présents dans les déchets marins</b> : constat et recommendations pour une stratégie</a></li>
<li><a title="Agriculture, érosion de sols, biodiversité ou contaminations : l’état déclinant des sols en Europe" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/02/farming-erosion-biodiversity-or-contamination-the-declining-state-of-soil-in-europe/" target="_parent">Agriculture, érosion de sols, biodiversité ou contaminations : <b>l’état déclinant des sols en Europe</b></a></li>
<li><a title="Les risques toxiques liés aux mélanges de produits chimiques sont-ils bien évalués ?" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/02/the-risks-from-exposure-to-mixture-of-chemicals-adequately-evaluated/" target="_parent">Les risques toxiques liés aux <b>mélanges de produits chimiques </b>sont-ils bien évalués ?</a></li>
<li><a title="Nouvelles données sur l’appauvrissement de la couche d’ozone : effets environnementaux et interactions avec le changement climatique" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/02/environmental-effects-of-ozone-depletion-and-its-interactions-with-climate-change/" target="_parent">Nouvelles données sur<b> l’appauvrissement de la couche d’ozone</b> : effets environnementaux et interactions avec le changement climatique</a></li>
<li><a title="Un rapport sur l’état de l’environnement australien en 2011" href="http://news.greenfacts.org/fr/2012/01/a-report-on-the-state-of-the-australian-environment-in-2011/" target="_parent">Un rapport sur<b> l’état de l’environnement australien </b>en 2011</a></li>
<li><a title="Evolution des déchets plastiques dans l’UE" href="http://news.greenfacts.org/fr/2011/02/trends-of-plastic-waste-in-the-eu-environment-options-for-regulatory-initiatives/" target="_parent">Evolution des<b> déchets plastiques dans l’UE</b></a></li>
<li><a title="Changement climatique :  La Conférence des Nations Unies de Cancùn prend des décisions équilibrées et relance le processus multilatéral" href="http://news.greenfacts.org/fr/2010/12/changement-climatique-la-conference-des-nations-unies-de-cancun-prend-des-decisions-et-relance-le-processus-multilateral/" target="_parent"><b>Changement climatique</b> : La Conférence des Nations Unies de Cancùn prend des décisions équilibrées et relance le processus multilatéral</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Faits saillants d&#8217;un rapport sur comment produire plus de nourriture et d&#8217;énergie avec moins de pollution &#8211; les défis et les risques liés à l&#8217;utilisation des engrais et leur disponibilité.</title>
		<link>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/produce-more-food-and-energy-with-less-pollution-the-challenges-and-risks-related-to-nutrient-use-and-availability/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=produce-more-food-and-energy-with-less-pollution-the-challenges-and-risks-related-to-nutrient-use-and-availability</link>
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		<pubDate>Sun, 03 Mar 2013 22:06:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques de Gerlache</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports Internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Changements climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation et style de vie]]></category>
		<category><![CDATA[Dévelopment durable]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources en eau]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://news.greenfacts.org/?p=1904</guid>
		<description><![CDATA[Faits saillants par GreenFacts du rapport &#171;&#160;Our World Nutrient» (« Les Engrais de notre Monde[1] ») préparé par le Partenariat mondial sur la gestion des engrais, en collaboration avec l&#8217;International Nitrogen Initiative LE RAPPORT EN BREF suivi de ses Faits saillants en 8 &#8230; <a href="http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/03/produce-more-food-and-energy-with-less-pollution-the-challenges-and-risks-related-to-nutrient-use-and-availability/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><i>Faits saillants par GreenFacts du rapport &laquo;&nbsp;<strong>Our World Nutrient»</strong> (« <strong>Les Engrais de notre<a href="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/03/our-nutrient-world-2.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1907" alt="our nutrient world 2" src="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/03/our-nutrient-world-2.jpg" width="177" height="167" /></a> Monde</strong><a title="" href="http://news.greenfacts.org/wp-admin/post.php?post=1904&#038;action=edit#_ftn1"><b>[1]</b></a> ») préparé par le Partenariat mondial sur la gestion des engrais, en collaboration avec l&rsquo;International Nitrogen Initiative</i></p>
<p>LE RAPPORT EN BREF suivi de ses Faits saillants en 8 questions et réponses</p>
<p><b>1. L&rsquo;objectif de ce rapport </b>Ce rapport met en lumière que les engrais azotés et phosphorés sont estimés nourrir la moitié de la population humaine vivant aujourd&rsquo;hui et comment ils vont demeurer critiques à l&rsquo;avenir, compte tenu en particulier de la population croissante et des besoins potentiels bioénergétiques. Le rapport montre comment ces problèmes traversent tous les défis du changement vécus au niveau planétaire et qui menacent la qualité de l&rsquo;eau, de l&rsquo;air et du sol, l&rsquo;équilibre climatique, influenent l&rsquo;ozone stratosphérique et menacent la biodiversité. Le rapport souligne également qu&rsquo;il n&rsquo;y a toujours pas de cadre intergouvernemental mis en place pour faire face aux multiples défis que posent les ressources en azote, phosphore et en autres composés des engrais.</p>
<p><b>2. Les menaces spécifiques liées aux engrais.</b> Sans une action rapide et collective, la prochaine génération héritera d&rsquo;un monde où des millions d’individus souffriront d&rsquo;insécurité alimentaire causée par le manque d&rsquo;engrais où, au contraire, les menaces de pollution par les excès d&rsquo;engrais qui deviendront extrêmes. L&rsquo;utilisation non durable des engrais contribuera en outre encore plus à la perte de biodiversité et le changement climatique s&rsquo;accélèrera.</p>
<p><b> 3. Pourquoi les engrais sont si importants.</b> Le monde a besoin d&rsquo;éléments nutritifs, notamment d&rsquo;azote (N) et de phosphore (P), qui sont essentiels pour l’agriculture (engrais) et nourrir les animaux d’élevage dont le nombre à plus que doublé. Leurs cycles naturels sont maintenant déséquilibrés, provoquant des perturbations environnementales majeures, affectant aussi la santé et l&rsquo;économie,  problèmes qui ont reçu jusqu’ici trop peu d&rsquo;attention.</p>
<p><b>4. Les risques environnementaux les plus critiques concernant les engrais. </b>Les cinq principales menaces pour l&rsquo;environnement liés au déficit à à l’excès d&rsquo;engrais  concernent la qualité de l&rsquo;eau, la qualité de l&rsquo;air, le bilan des émissions de gaz à effets de serre, les écosystèmes, la biodiversité et la qualité des sols.</p>
<p><b>5.Les risques de pénurie en engrais</b>. En moyenne plus de 80% de l&rsquo;azote et 25-75% du phosphore consommés (lorsqu&rsquo;ils ne sont pas stockés temporairement dans les sols agricoles) finissent par se perdre dans l&rsquo;environnement, par gaspiller l&rsquo;énergie utilisée pour leur abrication et entraîner la pollution den l’air et de l&rsquo;eau. En particulier, les réserves finies de phosphore  représentent un risque potentiel pour la sécurité alimentaire mondiale étant donné qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternative au phosphore comme un élément essentiel à la croissance des plantes.</p>
<p><b> 6. Comment relever les défis concernant les engrais</b>. Il faut réduire les pertes en éléments nutritifs et améliorer l&rsquo;efficacité d&rsquo;utilisation des engrais dans tous les secteurs et en même temps fournir les bases d&rsquo;une économie plus verte qui produise plus d’aliments et d&rsquo;énergie tout en réduisant la pollution de l&rsquo;environnement. Cet effort doit traverser les frontières, les secteurs économiques et les milieux environnementaux, être étayé par des éléments  scientifiques et ce à partir d&rsquo;un processus d&rsquo;évaluation mondiale robuste, de partage des bonnes pratiques tout en dépassant les obstacles culturels et économiques importants qui limitent actuellement leur adoption.</p>
<p><b> 7. Les actions qui doivent être décidées.</b> Dix domaines principaux ont été identifiés dans le rapport et sur lesquels l&rsquo;action doit être concentrée : l&rsquo;agriculture, les transports et l&rsquo;industrie, les déchets et le recyclage, les habitudes de consommation de la société et de l&rsquo;optimisation spatiale et temporelle des flux d&rsquo;engrais. Une option consiste à renforcer le mandat du «<em>Programme d&rsquo;action mondial pour la protection du milieu marin contre les activités terrestres</em> (GPA»).<span id="more-1904"></span></p>
<div>
<p><b>LES « FAITS SAILLANTS » DU RAPPORT EN 8 QUESTIONS ET RÉPONSES</b></p>
<p><b>1. Quel est le but de ce rapport ?</b> Ce rapport attire l&rsquo;attention sur les multiples avantages et les menaces de l&rsquo;utilisation des engrais. Il met en lumière la façon dont les engrais azotés et phosphorés sont estimés à nourrir la moitié de la population humaine vivant aujourd&rsquo;hui, et comment ils vont rester critique à l&rsquo;avenir, compte tenu en particulier de la population croissante et les besoins potentiels bioénergétiques. Le rapport montre comment ces problèmes rencontrent  tous les défis,  du changement planétaire, qui menace la qualité de l&rsquo;eau, de l&rsquo;air et du sol, là &lsquo;équilibre climatique, l&rsquo;ozone stratosphérique et la biodiversité. Le rapport souligne également qu&rsquo;il n&rsquo;y a toujours pas de cadre intergouvernemental pour faire face aux multiples défis de l&rsquo;azote, du phosphore et d&rsquo;autres composants des engrais.</p>
<p><b> 2. Quelles sont les menaces spécifiques liées aux engrais ?</b> Sans une action rapide et collective, la prochaine génération héritera d&rsquo;un monde où des millions peuvent souffriront de l&rsquo;insécurité alimentaire causée soit par le carences soit par les excès d’engrais ou les menaces de pollution provoquées par ces engrais deviendront plus graves et où l&rsquo;utilisation non durable de ces engrais contribuera encore plus à la perte de biodiversité et à l’accélération du changement climatique, souligne dans l&rsquo;éditorial du rapport Achim Steiner, Sous-Secrétaire générale et Directeur exécutif  du Programme Environnemental des Nations Unies.  En revanche, par une gestion plus durable des engrais, les économies pourraient jouer un rôle dans la transition vers une économie verte et ce dans le contexte du développement durable et de l&rsquo;éradication de la pauvreté.</p>
<p><b> 3. Pourquoi les engrais sont-ils si importants? </b>Le monde a besoin d&rsquo;éléments nutritifs, notamment l&rsquo;azote (N) et le phosphore (P), qui sont essentiels aux  cultures et aux élevages pour nourrir une population mondiale croissante. Afin de nourrir 7 milliards de personnes, les êtres humains ont plus que doublé leur utilisation mondiale et les cycles naturels de l&rsquo;azote (N) et du phosphore (P) et leurs cycles naturels sont maintenant déséquilibrés, ce qui constitue un enjeu majeur pour l’environnement, la santé humaine et les systèmes économiques, enjeux qui ont reçu trop peu d&rsquo;attention jusqu’ici.</p>
<p>Si rien n&rsquo;est fait, l&rsquo;augmentation de la population et de la consommation par habitant des produits alimentaires et des animaux d’élevage va exacerber les pertes d’engrais les niveaux de pollution et la dégradation des terres, menaçant ainsi davantage la qualité de l’eau, de l&rsquo;air et des sols, affecter le climat et la biodiversité..</p>
<p><b>4. Quels sont les risques environnementaux les plus critiques concernant les engrais ? </b>Les cinq principales menaces pour l&rsquo;environnement liées à l’excès ou la carence en engrais sont les suivantes:</p>
<p><b>   a. la qualité de l&rsquo;eau,</b> y compris des eaux côtières par l’apparition de zones mortes dans les euax douces, d&rsquo;hypoxie, d’hécatombes de poissons, d’eutrophisation, d’aquifères contaminés contaminés et d&rsquo;eau potable impropre à la consommation,  résultant à la fois des excès d’azote et de phosphore.</p>
<p><b>b. la qualité de l&rsquo;air &#8211; </b>y compris le raccourcissement de l’espérance de vie par exposition aux polluants atmosphériques de particules, y compris celles formées à partir de d’oxydes d’azote (NOx) et d’ammoniac (NH<sub>3</sub>), ou  de l&rsquo;augmentation des concentrations de dioxyde d&rsquo;azote (NO<sub>2</sub>) et l&rsquo;ozone troposphérique (O<sub>3</sub>).</p>
<p>c. <strong>le b</strong><b>ilan des émission de gaz à effet de serre</b> &#8211; y compris les émissions de N<sub>2</sub>O ainsi que les interactions avec les autres formes d&rsquo;azote, les particules et les dépôts d&rsquo;azote atmosphérique, ainsi que l’ozone troposphérique. Le N<sub>2</sub>O est désormais la principale cause de l&rsquo;appauvrissement de l&rsquo;ozone stratosphérique, notre protection contre les rayons UV-B, ce qui augmente le risque de cancer de la peau.<br />
<strong> d.</strong> <strong>les é</strong><b>cosystèmes et la biodiversité </b>- y compris la perte d&rsquo;espèces de haute<a href="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/03/Our-Nutrient-World.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1906" alt="Our Nutrient World" src="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/03/Our-Nutrient-World-298x300.jpg" width="118" height="116" /></a> valeur de conservation qui s&rsquo;adaptent naturellement vivre avec peu de nutriments. L&rsquo;eutrophisation via les dépôts d’azote atmosphérique est la pression insidieuse qui menace la biodiversité de nombreuses des écosystèmes naturels«protégés».</p>
<p><strong>  e. la q</strong><b>ualité des sols </b>– la fertilisation excessive et l’excès de dépôts atmosphérique d’azote acidifient les sols naturels et agricoles, tandis qu&rsquo;un manque d’éléments azotés et phosphorés conduit à la dégradation des sols, qui peut être exacerbée par le manque de micronutriments, conduisant ensuite à la perte de la fertilité et à l&rsquo;érosion des sols.</p>
<p><b>5. Y a-t-il des risques de pénurie d’engrais et d’éléments nutritifs?</b> L&rsquo;efficacité dans l&rsquo;utilisation des engrais est très faible: compte tenu de toute la chaîne, en moyenne, plus de 80% des quantités d’azote et 25-75% des quantités de phosphore consommées (lorsqu&rsquo;elles ne sont pas stockées temporairement dans les sols agricoles) finissent par se perdre de l&rsquo;environnement, ce qui gaspille l&rsquo;énergie utilisée pour les fabriquer et entraîne une pollution par des émissions atmosphériqus de gaz à effet de serre tels que l&rsquo;oxyde nitreux (N<sub>2</sub>O) , des émissions d’ammoniac (NH<sub>3</sub>), en plus des émissions de nitrates (NO<sub>3</sub>-), de phosphates (PO<sub>4</sub>3-) et d&rsquo;azote organique ou de composés du,phosphore dans l’eau. Bien que les tendances récentes de la consommation des engrais soient relativement stables dans les pays développés, la croissance de la population humaine et de la hausse de la consommation de viande et de produits laitiers par habitant liée à l&rsquo;augmentation des revenus provoquant ainsi une augmentation rapide de la consommation d&rsquo;engrais dans les pays émergents.</p>
<p>Les réserves limitées de phosphore en particulier représentent un risque potentiel pour la sécurité alimentaire mondiale. Le phosphore est obtenu à partir de l&rsquo;exploitation des gisements de phosphate non renouvelables avec des approvisionnements mondiaux actuels en provenance de quelques pays clés. Cela pose des risques potentiels pour les approvisionnements futurs, étant donné qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;alternative aux phosphates comme engrais essentiel à la croissance des végétaux. Des risques équivalents existent pour d’autres éléments issus de l’exploitation minière, y compris le potassium (K) et des micronutriments, notamment le zinc, pour lesquels les ressources actuellement identifiées sont plus limitées encore que pour le phosphore et le potassium.</p>
<p><b> 6. Comment faire face à ces défis nutritionnels?</b> En réduisant les pertes d&rsquo;éléments nutritifs et améliorer l&rsquo;efficacité d&rsquo;utilisation des engrais dans tous les secteurs et en même temps en fournissant les bases d&rsquo;une économie plus verte pour produire plus d’aalimentation et d&rsquo;énergie tout en réduisant la pollution de l&rsquo;environnement. Ces efforts doivent aller au-delà des frontières entre les secteurs économiques et les milieux naturels , être étayés par des données scientifiques et d’autres éléments issus d&rsquo;un processus robuste d&rsquo;évaluation des risqus au niveau mondial, par le partage des bonnes pratiques, et en surmontant les obstacles culturels et économiques importants qui limitent encore actuellement l&rsquo;adoption de plans d’actions.</p>
<p><b> 7. Quelles actions et quels objectifs doivent-ils être décidés?</b> Une option consiste à renforcer le mandat du <i>«Programme d&rsquo;action mondial pour la protection du milieu marin contre les activités terrestres</i> (GPA») pour traiter les interactions entre la terre, l&rsquo;air et l&rsquo;eau, en rapport avec toutes les sources d’engrais, pour prendre en compte l&rsquo;efficacité d&rsquo;utilisation de ces engrais  à travers toute leur cycle de vie et compte tenu des variations régionales. Les dix principaux domaines identifiés dans le rapport sur lesquels les actions doivent se concentrer sont:</p>
<p><b>a. Agriculture</b></p>
<p>1. l&rsquo;amélioration de l&rsquo;efficacité d&rsquo;utilisation des engrais dans la production agricole,</p>
<p>2. l&nbsp;&raquo;amélioration de l&rsquo;efficacité d&rsquo;utilisation des engraiss et autres nutriments dans la production animale,</p>
<p>3. l&rsquo;augmentation de la valeur fertilisante du fumier animal,</p>
<p><b>b. Transports et de l&rsquo;Industrie</b></p>
<p>4.  l&rsquo;installation de systèmes de combustion à faibles émissions et économes en énergie, dont des énergies renouvelables,</p>
<p>5. le développement de la capture des oxydes d’azote NOx et utiliser les technologies,</p>
<p><b>c. Déchets et le recyclage</b></p>
<p>6. l&rsquo;amélioration de l&rsquo;efficacité des éléments nutritifs dans les engrais et l&rsquo;approvisionnement alimentaire et réduire le gaspillage alimentaire;</p>
<p>7. le recyclage de l&rsquo;azote et du phosphore provenant des systèmes de traitement des eaux usées dans les villes, l&rsquo;agriculture et l&rsquo;industrie ;<br />
<b>d. Les habitudes de consommation de la société</b></p>
<p>8. la réalisation d&nbsp;&raquo;économies d&rsquo;énergie et de transports,</p>
<p>9. la réduction de la consommation individuelle de protéines animales des populations qui en consomment de grandes quantités (en évitant les excès et la réduction volontaire),</p>
<p><b>e. Intégration et optimisation</b></p>
<p>10. l&rsquo;optimisation spatiale et temporelle des flux d’engrais.</p>
<p><b>8. Le rapport propose-t-il des exemples d&rsquo;actions concrètes?</b> Des exemples de politiques nationales et régionales relatives aux engrais sont illustrés dans le rapport, montrant de nombreuses actions positives. Cependant, il est en est conclu qu&rsquo;une approche plus conjointe est nécessaire pour réaliser des synergies importantes, motiver une action commune, tout en minimisant les compromis. Un plan pour un cadre intergouvernemental pour faire face aux multiples défis de l&rsquo;azote, du phosphore et autres nutriments est décrite, en tenant compte des options institutionnelles. Le potentiel d&rsquo;avantages économiques nets est illustrée par l&rsquo;estimation des résultats d’un objectif commun ambitieux qui améliorerait l&rsquo;efficacité d&rsquo;utilisation des nutriments de 20% d&rsquo;ici 2020.</p>
<p><b>Reference :</b></p>
<p><b>Our Nutrient World: The challenge to produce more food and energy with less pollution</b>. <b>(2013) </b>Global Overview of Nutrient Management. Centre for Ecology and Hydrology, Edinburgh on behalf of the Global Partnership on Nutrient Management and the International Nitrogen Initiative. Publié par le Centre for Ecology and Hydrology (CEH), Edinburgh UK, au nom du Global Partnership on Nutrient Management (GPNM) and the International Nitrogen Initiative (INI). ce rapport est disponible (en anglais) sur :  www.unep.org  et  www.gpa.unep.org/gpnm.html</p>
<p><b>auteurs du rapport </b>: Sutton M.A., Bleeker A., Howard C.M., Bekunda M., Grizzetti B., de Vries W., van Grinsven H.J.M., Abrol Y.P., Adhya T.K., Billen G.,. Davidson E.A, Datta A., Diaz R., Erisman J.W., Liu X.J., Oenema O., Palm C., Raghuram N., Reis S., Scholz R.W., Sims T., Westhoek H. &#038; Zhang F.S., with contributions from Ayyappan S., Bouwman A.F., Bustamante M., Fowler D., Galloway J.N., Gavito M.E., Garnier J., Greenwood S., Hellums D.T., Holland M., Hoysall C., Jaramillo V.J., Klimont Z., Ometto J.P., Pathak H., Plocq Fichelet V., Powlson D., Ramakrishna K., Roy A., Sanders K., Sharma C., Singh B., Singh U., Yan X.Y. &#038; Zhang Y.</p>
<p>La  vision d&rsquo;ensemble présentée dans ce rapport a été conçue comme un processus scientifique indépendant qui intègre les résultats de plusieurs réunions, les opinions et les conclusions exprimées étant celles des auteurs qui ne reflètent pas nécessairement les politiques des organisations participantes. Etant un aperçu, le présent rapport ne cherche pas à atteindre un consensus sur toutes les questions soulevées.</p>
<p>Le <i>Partenariat mondial sur la</i><i> gestion des éléments nutritifs </i>(GPNM) est un partenariat multi-acteurs comprenant des gouvernements, le secteur privé, la communauté scientifique, des organisations de la société civile et les agences des Nations Unies qui s&rsquo;engagent à promouvoir une gestion efficace des engrais pour atteindre le double objectif de la sécurité alimentaire par une productivité accrue et la protection des ressources naturelles et de l&rsquo;environnement.</p>
<p>L&rsquo;<i>International Nitrogen Initiative</i> (INI) est un partenariat scientifique qui aborde les problèmes des excès d&rsquo;azote dans certaines parties du monde et des déficits d’azote dans d&rsquo;autres. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet conjoint du Programme international géosphère-biosphère (PIGB) et du Comité scientifique sur les problèmes de l&rsquo;environnement (SCOPE).</p>
<p><b>  Remarque: l</b>es Faits Saillants de GreenFacts sont pas examinés par son Comité scientifique</p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="http://news.greenfacts.org/wp-admin/post.php?post=1904&#038;action=edit#_ftnref1">[1]</a> engrais : substance nutritive qui est assimilée directement par les plantes</p>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Faits saillants du rapport provisoire de la FDA relatif à l&#8217;impact sur la santé et l&#8217;environnement lié à la production du saumon transgénique AquAdvantage</title>
		<link>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/01/highlights-of-the-us-food-and-drug-administration-fda-draft-report-on-the-production-and-marketing-of-the-transgenic-salmon-aquadvantage/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=highlights-of-the-us-food-and-drug-administration-fda-draft-report-on-the-production-and-marketing-of-the-transgenic-salmon-aquadvantage</link>
		<comments>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/01/highlights-of-the-us-food-and-drug-administration-fda-draft-report-on-the-production-and-marketing-of-the-transgenic-salmon-aquadvantage/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Jan 2013 01:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques de Gerlache</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité des consommateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation et style de vie]]></category>
		<category><![CDATA[Risques des nouvelles technologies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://news.greenfacts.org/?p=1856</guid>
		<description><![CDATA[Un court résumé suivi des faits saillants du rapport en neuf questions. COURT RESUME.  Le saumon évalué par la FDA américaine est un saumon atlantique génétiquement modifié (ou encore « transgénique ») destiné à être produit et élevé  dans des conditions spécifiées. Ce poisson, &#8230; <a href="http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/01/highlights-of-the-us-food-and-drug-administration-fda-draft-report-on-the-production-and-marketing-of-the-transgenic-salmon-aquadvantage/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un court résumé suivi des faits saillants du rapport en neuf questions.</strong><a href="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/01/FDA-draft-assessment-of-genetically-modified-salmon-1.bmp"><img class="alignright  wp-image-1859" title="FDA draft assessment of genetically modified salmon" alt="" src="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/01/FDA-draft-assessment-of-genetically-modified-salmon-1.bmp" width="218" height="210" /></a></p>
<p><strong>COURT RESUME.</strong>  Le saumon évalué par la FDA américaine est un saumon atlantique génétiquement modifié (ou encore « transgénique ») destiné à être produit et élevé  dans des conditions spécifiées. Ce poisson, appelé saumon AquAdvantage, est un poisson uniquement femelle et triploïde (effectivement stérile) contenant une reconstruction d’ADN (ADNr)  conçu pour présenter un phénotype à croissance rapide qui lui permet d&rsquo;atteindre la taille des saumoneaux (environ 100 g) plus rapidement que le saumon d&rsquo;élevage  non-génétiquement modifié. L&rsquo;objectif de ce projet est de répondre à la demande croissante de protéines de poisson à la lumière de la baisse des stocks et de la capture de poissons sauvages.</p>
<p>La FDA a déterminé de façon préliminaire, sur base des études reçues et évaluées, qu&rsquo;il est raisonnable de considérer que l&rsquo;approbation de la demande d’autorisation du saumon AquAdvantage n&rsquo;aura pas de répercussions importantes sur la qualité de l&rsquo;environnement des États-Unis ni sur les populations d&rsquo;espèces menacées saumon de l&rsquo;Atlantique lorsqu&rsquo;il sera produit et élevé dans les conditions d&rsquo;utilisation spécifiées  dans le projet proposé.</p>
<p>La US-FDA réglemente les animaux contenant des constructions d&rsquo;ADNr en vertu des nouvelles dispositions de médicaments vétérinaires de la loi FD &#038; C,  et doit satisfaire aux exigences d&rsquo;examen environnemental en vertu du National Environmental Policy Act (NEPA) et de la réglementation de la FDA.</p>
<p>Le Centre de la FDA pour la médecine vétérinaire (CVM) a évalué à la fois les effets directs et indirects sur la sécurité sanitaire des aliments issus du saumon AquAdvantage et sur les impacts potentiels de l&rsquo;insertion ADNr sur la sécurité des animaux cibles. Le CVM a également soigneusement évalué les impacts environnementaux potentiels de l&rsquo;approbation d&rsquo;une autorisation (NADA) accordée NADA pour le saumon AquAdvantage.</p>
<p>Les dangers et les risques potentiels pour l&rsquo;environnement incluent l&rsquo;hypothèse que le saumon transgénique puisse échapper aux conditions de détention, mais, comme le saumon transgénique sera produit dans des installations sûres qui ont été vérifiées et validées par la FDA, la possibilité que les poissons transgéniques puissent échapper à leur confinement, survivre et se reproduire est extrêmement faible. En outre, étant donné que les populations  seront tous femelles et triploïdes (donc <i>de facto</i> stériles ), la possibilité de leur reproduction dans la nature est également extrêmement faible. La FDA a également considéré que l&rsquo;approbation du saumon AquAdvantage ne mettra pas en péril la survie des populations de saumon des États-Unis ou de l&rsquo;Atlantique menacées ou en danger.</p>
<p>Les effets potentiels sur l&rsquo;environnement local du Canada et le Panama n&rsquo;ont pas été considérés et évalués dans ce projet parce que l&rsquo;Évaluation de la NEPA États-Unis n&rsquo;exige pas une analyse des effets sur l&rsquo;environnement dans des pays étrangers souverains, sauf s&rsquo;il y aurait des effets notables sur l&rsquo;environnement de la États-Unis.</p>
<p>En ce qui concerne la sécurité alimentaire, la FDA a conclu que les aliments issus du saumon AquAdvantage son aussi sûrs que ceux issus des saumons atlantiques classiques, et qu&rsquo;il existe une certitude raisonnable d&rsquo;innocuité de la consommation de saumon triploïde AquAdvantage.</p>
<p style="text-align: center;">°°°°°°°°°°°°°°°°</p>
<p><strong>1. Quel est le saumon génétiquement modifié qui est évalué par la FDA?</strong></p>
<p>Le développement d&rsquo;un saumon génétiquement modifié (ou transgénique) est le résultat des progrès du génie génétique au cours des 30 dernières années. Les techniques  de recombinaison de l&rsquo;ADN ont été utilisées pour produire des animaux génétiquement modifiés (ou transgéniques) dès 1973. Bien que l&rsquo;intérêt reposait au départ principalement sur les mammifères, à la fin des années 1990  des organismes génétiquement modifiés de la carpe, de la truite, de la loche, du tilapia, du poisson-chat et du saumon avait été produits.</p>
<p>AquaBounty Technologies, Inc (ABT, le promoteur du projet) a fourni des données et des renseignements à l&rsquo;appui d&rsquo;une demande d’« enregistrement de nouveau médicament vétérinaire » (New Animal Drug Application” ou NADA) pour un saumon atlantique sauvage génétiquement modifié pour être produit et élevé cultivé dans des conditions spécifiques. Ce poisson, appelé saumon AquAdvantage, est conçu pour présenter un phénotype à croissance rapide qui lui permet d&rsquo;atteindre la taille de saumoneau (ou environ 100 g) plus rapidement que les saumons non-génétiquement modifiés d&rsquo;élevage.</p>
<p>Le premier saumon AquAdvantage a été généré en 1989 par micro-injection dans les oeufs fertilisés du saumon atlantique sauvage d&rsquo;un acide désoxyribonucléique recombinant (ADNr) composé d&rsquo;un élément constitué d&rsquo;un gène de protéine antigel de la loquette<a title="" href="http://news.greenfacts.org/wp-admin/post.php?post=1856&#038;action=edit&#038;message=10#_ftn1">[1]</a> et d’une séquence codant pour une protéine codée à partir d&rsquo;un gène de l&rsquo;hormone de croissance du saumon chinook.<span id="more-1856"></span></p>
<p>Ce saumon produit par AquaBounty Technologies, Inc est un poisson femelle triploïde (effectivement stérile) contenant cette construction d’ADNr, appelé opAFP-GHc2, ce qui confère un phénotype à croissance rapide permettant aux populations de ces animaux de parvenir à taille commune (la taille des saumoneaux) plus rapidement que les populations de saumon atlantique naturelles.</p>
<p><strong>2. Qules sont les arguments qui ont conduit à l&rsquo;élaboration d&rsquo;une souche de saumon transgénique ?</strong></p>
<p>Etant donné la baisse des stocks et de la diminution de captures de poissons sauvages et pour répondre à la demande croissante de protéines de poisson, le recours à l&rsquo;aquaculture commerciale, familièrement connue sous le nom de la pisciculture, s&rsquo;est considérablement développé ces dernières années.</p>
<p>L&rsquo;Organisation pour l&rsquo;Alimentation et l&rsquo;Agriculture (FAO) des Nations Unies a estimé en 2008 que d&rsquo;ici 2030, la production aquacole commerciale annuelle devra augmenter de 28,8 mm Mt (soit, 80,5 MM Mt au total ) afin de maintenir la consommation de poisson par habitant aux niveau actuel.</p>
<p>Les recommandations diététiques aux américains (Dietary Guidelines for Americans) émises récemment (en 2010) recommandent tout particulièrement que les américains augmentent la quantité et la variété des produits de la mer consommés en choisissant des produits de la mer à la place de viande et de volaille. Ces lignes directrices indiquent que la consommation de produits de la mer, qui correspondrait à une consommation moyenne de 250 mg par jour d&rsquo;acide eicosapentaénoïque et d&rsquo;acide docosahexaénoïque, est associée à une réduction des décès d&rsquo;origine cardiaque chez les personnes avec et sans pré-existance de maladies cardio-vasculaires, et donc recommandent la consommation accrue de produits de la mer pour contribuer à prévenir les maladies cardiaques. Ces recommandations devraient contribuer encore davantage à la demande accrue de produits de la mer à l&rsquo;avenir.</p>
<p>L&rsquo;intérêt attendu du saumon transgénique et de plusieurs autres espèces de poissons transgéniques est d&rsquo;augmenter le taux de croissance et l&rsquo;efficacité de la conversion métabolique de leur alimentation qui sont les principaux moteurs de la production et de la viabilité économique des exploitations agricoles commerciales (comme pour toute agriculture de production). Le développement de ce qui est maintenant connu sous le nom de l&rsquo;« AquAdvantage Salmon » a débuté en 1989 et c&rsquo;est le projet le plus avancé à ce jour.</p>
<p><strong>3. Quel est le contexte réglementaire en place aux États-Unis qui gère la demande de production et de mise sur le marché d’un saumon transgénique ? </strong></p>
<p>Une construction d’ADNr qui vise à modifier la structure ou la fonction d&rsquo;un animal transgénique répond à la définition légale d&rsquo;un &laquo;&nbsp;nouveau médicament vétérinaire&nbsp;&raquo; et doit être approuvée par la FDA avant sa commercialisation. La FDA réglemente en effet les animaux contenant des constructions d&rsquo;ADNr en vertu des nouvelles dispositions du FD &#038; C Act concernant les médicaments vétérinaires. Les approbations de ce type constituent des «grandes actions fédérales» pour lesquelles la FDA doit satisfaire aux exigences d&rsquo;un examen environnemental (« EA ») en vertu du National Environmental Policy Act (NEPA) et du règlement de la FDA, ce qui déclenche l&rsquo;obligation d&rsquo;effectuer cette évaluation environnementale.</p>
<p>Les approbations de la FDA pour les produits réglementés en vertu des nouvelles dispositions de médicaments vétérinaires du FD &#038; C Act peuvent être liées à un ensemble spécifique de conditions qui sont proposées dans la New Animal Drug Application (NADA) par le promoteur du médicament, ou qui sont requis par la FDA pour atténuer les risques potentiels, et sont explicitement énoncées dans les conditions d&rsquo;approbation. Les promoteurs doivent aviser la FDA de toutes les modifications aux conditions d&rsquo;utilisation approuvées, allant de changements dans les étiquettes aux  modifications des conditions d&rsquo;élevage. Des changements importants et modérés nécessitent une demande supplémentaire qui doit être approuvée par la FDA avant leur mise en œuvre.</p>
<p><strong>4. Comment la FDA procède-t-elle pour évaluer les risques potentiels liés au saumon transgénique ?</strong></p>
<p>Le Centre pour la Médecine Vétérinaire (CVM) de la FDA a évalué à la fois les effets directs et indirects en matière de sécurité sanitaire de l’aliment de saumon AquAdvantage et les impacts potentiels liés à l&rsquo;insertion ADNr dans le génome du saumon pour la sécurité des animaux cibles. Le CVM a également soigneusement évalué les impacts environnementaux potentiels d’une approbation d&rsquo;une NADA pour le saumon AquAdvantage et a préparé ce projet d’évaluation environnementale (EE).</p>
<p>Dans l&rsquo;ensemble du processus, le CVM examine :  (1) la sécurité pour l’animal liée à l’insertion de l&rsquo;ADNr, (2) la sécurité de l’aliment issu de l&rsquo;animal, (3) l&rsquo;impact environnemental et (4) la mesure dans laquelle les producteurs d&rsquo;animaux génétiquement modifiés (dénommés «commanditaires») ont rencontré les réclamations faites pour concernant ces animaux génétiquement modifiés (efficacité). Tous ces éléments sont basés sur une analyse approfondie de la construction ADNr, de son intégration dans l&rsquo;ADN de l&rsquo;animal originel, et de sa stabilité dans l&rsquo;animal pendant plusieurs générations. La norme GFI 187 décrit cela en sept étapes résumées ci-dessous. Chaque étape est dépendante des résultats de l&rsquo;analyse effectuée dans les étapes précédentes, de sorte que l&rsquo;examen intègre les conclusions à mesure qu&rsquo;il progresse dans l&rsquo;ensemble du processus.</p>
<p>La performance d&rsquo;une telle évaluation est donc un processus en sept étapes:</p>
<p>1 -. Tout d&rsquo;abord, l’examen de la FDA porte sur les données et les informations sur la façon dont la construction de l’ADNr est réalisée et si elle contient des morceaux d&rsquo;ADN de virus ou d&rsquo;autres organismes qui pourraient présenter des risques néfastes pour la santé de l&rsquo;animal, de personnes ou d&rsquo;autres animaux mangeant de la nourriture issue de l&rsquo;animal  transgénique. La FDA évalue également si des morceaux de l’ADNr pourraient produire de nouvelles protéines (à l&rsquo;exception de celles visées) qui pourraient causer des problèmes de santé.</p>
<p>2 -. Deuxièmement, la FDA évalue les études présentées par le producteur afin de déterminer ce qui se passe lorsque la construction ADNr est incorporée dans le génome du saumon et comment il se comporte sur plusieurs générations. Cela comprend le fait de savoir si l’ADNr deumeure à la même place dans le génome au fil du temps et si les animaux continuent à exprimer le caractère (caractéristique) que l’ADNr est censé présenter.</p>
<p>3 -. Troisièmement, la FDA détermine si l’ADNr est sans danger pour la lignée résultante d&rsquo;animaux transgéniques en effectuant ce que l’on appelle une &laquo;&nbsp;caractérisation phénotypique&nbsp;&raquo; qui évalue les études qui évalue les animaux transgéniques sur plusieurs générations. Une questions que l&rsquo;Agence pose notamment est de savoir si les animaux transgéniques ressemblent à leurs homologues &laquo;&nbsp;normaux&nbsp;&raquo; en comparant deux animaux étroitement apparentés à des animaux de l&rsquo;espèce banale. L&rsquo;agence évalue si les animaux génétiquement modifiés sont en bonne santé, y compris en matière de résistance aux maladies, et si ils atteignent les mêmes étapes de développement que les animaux de comparaison. Une autre question examinée est de savoir si on observe des anomalies qui ne seraient pas observées chez d&rsquo;autres parents de l&rsquo;animal transgénique qui pourraient exprimer des traits similaires, mais par un processus de sélection classique.</p>
<p>En outre, la FDA évalue les résultats des autopsies d&rsquo;animaux qui ont été sacrifiés à cette fin afin de s&rsquo;assurer que les cellules, tissus et organes sont normaux. Sont également évalués les résultats des tests qomme l’examen de cellules sanguines, de biochimie sanguine, etc, afin de déterminer si les animaux ont non seulement une apparence saine, mais aussi que ont des fonctions normales.</p>
<p>4 -. Quatrièmement, la FDA procède à des examens du plan auquel le promoteur accepte de se soumettre afin de s&rsquo;assurer que les animaux transgéniques produits  seront comparables aux animaux transgéniques évalués dans le cadre de l&rsquo;examen de pré-approbation.</p>
<p>5 -. Cinquièmement, la FDA évalue si les animaux transgéniques sont comestibles. Cette évaluation s&rsquo;appuie sur les informations recueillies dans les parties de la demande qui évaluent l’ADNr et la santé de l&rsquo;animal. Les experts de la FDA en matière de sécurité alimentaire examinent attentivement la composition des tissus comestibles de l&rsquo;animal transgénique afin de déterminer si la viande, le lait ou les œufs diffèrent d&rsquo;une manière qui affecte la sécurité ou la nutrition de leurs homologues non transgéniques qui sont consommés aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>En outre, les experts en sécurité alimentaire de la FDA évaluent les données fournies afin de déterminer si l&rsquo;animal transgénique ne présente pas plus de risques d&rsquo;allergénicité que ses homologues non transgéniques actuellement sur le marché.</p>
<p>6 -. Sixièmement, l&rsquo;Agence évalue le potentiel de l&rsquo;animal transgénique de causer d&rsquo;importants impacts environnementaux. Cela au travers d’une évaluation environnementale dans les conditions spécifiques d&rsquo;utilisation proposées pour une application particulière.</p>
<p>7 -. Dans la septième et ultime étape du processus, les promoteurs soumettent des informations et des données à l&rsquo;appui de leurs revendications relatives à l&rsquo;animal transgénique. Pour un animal qui est destiné à croître plus vite, la FDA évalue les données afin de déterminer si les animaux transgéniques atteigent effectivement une certaine taille ou un certain poids plus rapidement que leurs homologues conventionnels.</p>
<p><strong>5. Les effets environnementaux potentiels du développement du saumon génétiquement modifié sont-ils évalués dans les pays où il aura lieu?</strong></p>
<p>L’impact sur l&rsquo;environnement local du Canada et du Panama n&rsquo;ont pas été considérés et évalués dans ce projet parce que l’évaluation selon le NEPA n’impose pas une analyse des effets sur l&rsquo;environnement dans les pays souverains étrangers, sauf dans la mesure où il serait nécessaire de le faire afin de déterminer s&rsquo;il pourrait y avoir des effets notables sur l&rsquo;environnement des États-Unis en raison de l&rsquo;origine des voies d&rsquo;exposition provenant de la production et de la croissance dans les installations situées au Canada et au Panama.</p>
<p>Les risques potentiels et les inconvénients abordés dans cette évaluation provisoire de l’impact éventuel sur l&rsquo;environnement se concentre sur la probabilité et les conséquences de la production d&rsquo;œufs de saumons AquAdvantage et leur croissance jusqu’à la taille de mise sur le marché :</p>
<p>1. La probabilité que le saumon transgénique échappe des installations d&rsquo;élevage ;</p>
<p>2. La probabilité que le saumon transgénique survive et se disperse si il s&rsquo;échappait des installations d&rsquo;élevage ;</p>
<p>3. La probabilité que le saumon transgenique se reproduise et s’établisse si il  s&rsquo;échappait des installations d&rsquo;élevage ;</p>
<p>4. Les conséquences probables ou les effets sur l&rsquo;environnement des États-Unis si le saumon transgénique devait échapper des installations d&rsquo;élevage.</p>
<p>Comme le saumon transgénique sera produit et aura été élevé dans des installations sûres qui ont été vérifiées et validées par la FDA, la probabilité que des poissons transgéniques  s&rsquo;échappent, entre dans un environnement local du Canada ou du Panama, y survivent et s’y reproduisent est extrêmement faible. En outre, parce que le processus de production de saumon AquAdvantage fera en sorte que les populations produites soient tous des femelles triploïdes (donc <em>de facto</em> stériles), la probabilité de reproduction de ces saumons dans un environnement naturel est également extrêmement faible. Enfin, les conditions inhospitalières de l&rsquo;environnement aux alentours des sites de production des œufs et des installations d’élevage réduisent davantage encore la possibilité de leur installation et de leur dissémination.</p>
<p><strong>6. Quelles sont les conclusions actuelles de l&rsquo;évaluation réalisée par la FDA?</strong></p>
<p>Sur la base des éléments recueillis et évalués, la FDA a pris la décision provisoire qu’il est raisonnable de considérer que l&rsquo;approbation de la NADA relative au saumon AquAdvantage n&rsquo;aura pas de répercussions importantes sur la qualité de l&rsquo;environnement des États-Unis (y compris sur les populations d&rsquo;espèces menacées de saumon Atlantique) lorsqu&rsquo;il sera produit et élevé dans les conditions d&rsquo;utilisation proposées. .</p>
<p>La FDA conclut à titre provisoire que le développement, la production et l’élevage du saumon AquAdvantage dans les conditions proposées dans les documents soumis par le promoteur à l&rsquo;appui d&rsquo;une NADA, et telles que décrites dans la présente ébauche d&rsquo;évaluation environnementale, n&rsquo;entraînera pas d&rsquo;effets significatifs sur la la qualité de l&rsquo;environnement aux États-Unis.</p>
<p>En ce qui concerne la sécurité alimentaire, la FDA a conclu que les aliments issus du saumon AquAdvantage sont aussi sûrs que ceux issus de saumons atlantiques classiques et qu&rsquo;il existe une certitude raisonnable d&rsquo;innocuité de la consommation de nourriture de saumon triploïde AquAdvantage. En outre, la FDA a conclu qu’il n’y a pas de risques significatifs d’insalubrité des aliments ou de risques identifiés en ce qui concerne le phénotype du saumon AquAdvantage.</p>
<p>La FDA, après avoir examiné les documents présentés à l&rsquo;appui de la NADA pour le saumon AquAdvantage, a également déterminé au titre de l&rsquo;Endangered Species Act (ESA), que l&rsquo;approbation de la NADA concernant le saumon AquAdvantage, lorsqu&rsquo;il est  produit et élevé dans les conditions décrites dans cette ébauche d&rsquo;évaluation environnementale, ne mettra pas en péril la survie des populations de saumon de l&rsquo;Atlantique des Etats-Unis menacées ou en danger, ou d&rsquo;entraîner la destruction ou la modification défavorable de leur habitat essentiel.</p>
<p>Les deux organismes fédéraux chargés de l&rsquo;application de la Loi, le National Marine Fisheries Service (NMFS) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (Department of Commerce) et le US Fish and Wildlife Service (FWS) du ministère de l&rsquo;Intérieur, sont soit d&rsquo;accord avec cette conclusion provisoire de la FDA, soit n’ont indiqué aucun désaccord avec celle-ci concernant l’absence d’effet sur l’environnement de E-U.</p>
<p><strong>7. Où et comment le saumon transgénique sera produit et élevé et dans quelles limites ?</strong></p>
<p>Les limites spécifiques proposées à la production et l&rsquo;utilisation (élevage) du saumon AquAdvantage, y compris la production d’animaux triploïdes exclusivement féminins, sont conçues pour minimiser les effets négatifs potentiels sur l&rsquo;environnement.</p>
<p>Les conditions proposées dans les documents soumis par le promoteur à l&rsquo;appui d&rsquo;une NADA limitent la production d&rsquo;œufs à une seule installation spécifique sur l’île Prince-Édouard, au Canada pour leur livraison à une seule installation terrestre spécifique au Panama pour l’élevage (c.-à-d jusqu’ atteindre la taille de mise commercialisation), dans des installations sûres qui ont été vérifiées et validées par la FDA, leur récolte et leur traitement (par exemple, la préparation de filets de poisson, de steaks, etc) au Panama avant la vente au détail aux États-Unis.</p>
<p>Au Canada, la réglementation relative aux poissons issus de la biotechnologie résulte du Règlement concernant les substances ou organismes nouveaux et de la Loi canadienne sur la protection de l&rsquo;environnement. Les autorités gouvernementales canadiennes chargées de la responsabilité de la surveillance réglementaire de la recherche et du développement et du déploiement commercial des organismes aquatiques transgéniques sont Environnement Canada et le MPO.</p>
<p>Le Panama recourt à une Commission nationale de biosécurité qui coordonne les activités liées à la biosécurité des organismes transgéniques. L&rsquo;approbation et la commercialisation de produits du saumon AquAdvantage y nécessitera principalement la participation du Comité Sectoriel de la Prévention des Risques Biotechnologiques pour le secteur de l&rsquo;agriculture, qui est impliqué dans l&rsquo;examen des demandes de recherche et de commercialisation des organismes transgéniques et qui comprend des membres des institutions panaméennes (par exemple, le Ministère du développement agricole, la Food Safety Authority, l’Autorité des ressources aquatiques).</p>
<p>Sur la base des observations faites et des informations recueillies lors de la visite du site par la FDA, des descriptions et des schémas fournis par le promoteur sur le Panama, les installations d’élevage, la rivière et son environnement ont été décrites avec précision. Il y a un minimum de trois ou quatre niveaux de confinement entre les réservoirs d’alevins, les réservoirs d’élevage et la rivière.</p>
<p><strong>8. Quelles sont les limites de l&rsquo;autorisation de production, d’élevage et de commercialisation du saumon transgénique ?</strong></p>
<p>L’approbation par la FDA de la NADA liée aux animaux transgéniques est limitée à un ensemble très spécifique de conditions. Les approbations de la FDA pour les produits réglementés en vertu des nouvelles dispositions de médicaments vétérinaires de la Federal Food, Drug, and Cosmetic Act (FD &#038; C Act) peuvent en effet l’être pour un ensemble de conditions spécifiques pour l’animal transgénique qui demeurera sous la surveillance réglementaire dans la mesure où il est produit et commercialisé et lorsque ces conditions sont proposées dans la NADA du  promoteur,du projet ou sont requis par la FDA pour atténuer les risques potentiels, et sont explicitement énoncées dans les conditions d&rsquo;approbation.</p>
<p>La FDA a déterminé que, pour le projet proposé, les conditions d&rsquo;utilisation doivent comprendre des mesures d&rsquo;atténuation appropriées et redondantes telles que l&rsquo;utilisation de formes physiques, biologiques et géographiques / géophysique de confinement.</p>
<p>Toute modification majeure ou modérée exige le dépôt et l&rsquo;examen d&rsquo;une NADA supplémentaire. Les approbations de ces applications supplémentaires engendreraient des actions de l&rsquo;agence et déclencheraient des analyses environnementales en vertu de la NEPA.</p>
<p>Toute autre utilisation n&rsquo;est pas approuvée, et le promoteur doit aviser la FDA au sujet de tout changement proposé dans les conditions établies dans la demande approuvée et doit obtenir l&rsquo;approbation de la FDA  pour toute demande supplémentaire si un  changement était nécessaire.</p>
<p><strong>9. La FDA a-t-elle examiné les conséquences de ne pas autoriser la production du saumon transgénique AquAdvantage?</strong></p>
<p>Pour le scénario où la production de saumon AquAdvantage se réalise en dehors des États-Unis, souligne le projet de rapport de la FDA, une évaluation des effets potentiels sur l&rsquo;environnement devient très difficile. Du fait que la production du saumon AquAdvantage serait possible dans n&rsquo;importe quel site dans le monde, dans des conditions de confinement différentes et potentiellement dans les zones où le saumon de l&rsquo;Atlantique sauvage est présent, il y a trop de variables et d&rsquo;inconnues que pour pouvoir effectuer une évaluation complète et faire des prévisions en ce qui concerne les impacts environnementaux potentiels sur l&rsquo;environnement aux Etats-Unis. Dans la mesure où la production se produirait avec des conditions moins restrictives que celles de confinement proposées (par exemple, le poisson pourrait ne pas être triploïde, pourrait ne pas être élevé dans des installations terrestres, ou ne pas être soumis à des formes multiples et redondantes de confinement physique), on s&rsquo;attend à ce que les impacts environnementaux négatifs aux États-Unis pourraient être plus susceptibles de se produire que dans les conditions de production et de croissance prescrites pour le projet  proposé.</p>
<p><strong>Référence</strong><strong>:</strong> AquAdvantage ® Salmon &#8211; Projet sur l&rsquo;évaluation environnementale.</p>
<p>À l&rsquo;appui d&rsquo;une décision proposée par la FDA sur une Demande de &laquo;&nbsp;médicament nouveau&nbsp;&raquo; vétérinaire sous la forme α intégrée de la construction génique opAFP-GHc2 sur le locus &lsquo;α de la lignée triploïde de EO-1α, uniquement femelle, transgénique du saumon Atlantique (saumon AquAdvantage) de produire des œufs et de les élever en eau douce dans des installations physiquement confinées précisées dans la demande du promoteur &#8211; 4 mai 2012 &#8211; 145 p</p>
<p>Préparé par le Center for Veterinary Medicine de la Food and Drug Administration des États-Unis, ministère de la Santé et des Services sociaux.</p>
<p><a href="http://www.fda.gov/downloads/AnimalVeterinary/DevelopmentApprovalProcess/GeneticEngineering/GeneticallyEngineeredAnimals/UCM333102.pdf">http://www.fda.gov/downloads/AnimalVeterinary/DevelopmentApprovalProcess/GeneticEngineering/GeneticallyEngineeredAnimals/UCM333102.pdf</a></p>
<p><strong> </strong><strong>Remarque</strong>: Les &laquo;&nbsp;Faits saillants de rapports&nbsp;&raquo; de GreenFacts sont pas revus par son Comité Scientifique.</p>
<p><strong> </strong></p>
<div>
<p> </p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="http://news.greenfacts.org/wp-admin/post.php?post=1856&#038;action=edit&#038;message=10#_ftnref1">[1]</a> La loquette est un poisson de la famille des lycodes ou zoarcidés. Comme leur nom l&rsquo;indique, ils sont en apparence un peu similaires à l&rsquo;anguille, avec des corps allongés et les nageoires dorsale et anale en continuité avec la nageoire caudale (Wikipedia).</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/01/highlights-of-the-us-food-and-drug-administration-fda-draft-report-on-the-production-and-marketing-of-the-transgenic-salmon-aquadvantage/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Faits saillants de rapports récents sur les conséquences de l&#8217;accident de Tchernobyl pour la santé : cancer de la thyroïde, leucémies, santé des enfants et malformations congénitales.</title>
		<link>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/01/chernobyl-thyroid-cancer-leukaemia-children-and-birth-defects-recent-scientific-reports-on-the-health-effects-of-the-accident/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=chernobyl-thyroid-cancer-leukaemia-children-and-birth-defects-recent-scientific-reports-on-the-health-effects-of-the-accident</link>
		<comments>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/01/chernobyl-thyroid-cancer-leukaemia-children-and-birth-defects-recent-scientific-reports-on-the-health-effects-of-the-accident/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Jan 2013 21:22:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques de Gerlache</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports Internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution de l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité des consommateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention des maladies]]></category>
		<category><![CDATA[Radiation et champs éléctromagnétiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://news.greenfacts.org/?p=1642</guid>
		<description><![CDATA[Faits saillants relevés par GreenFacts  deux rapports : 1.- Le résumé du rapport  Evaluation de l’UNSCEAR des effets des radiations – (UNSCEAR&#8217;s assessments of the radiation effects); http://www.unscear.org/unscear/en/chernobyl.html 2. &#8211; Le résumé du rapport de la DG Energie (Commission européenne)  Données scientifiques &#8230; <a href="http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2013/01/chernobyl-thyroid-cancer-leukaemia-children-and-birth-defects-recent-scientific-reports-on-the-health-effects-of-the-accident/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Faits saillants relevés</b> <strong>par GreenFacts  deux rapports :</strong></p>
<p>1.- Le résumé du rapport  <i>Evaluation de l’UNSCEAR des effets des radiations </i>– (<em>UNSCEAR&rsquo;s assessments of the radiation effects); </em><a href="http://www.unscear.org/unscear/en/chernobyl.html">http://www.unscear.org/unscear/en/chernobyl.html</a></p>
<p>2. &#8211; Le résumé du rapport de la DG Energie (Commission européenne)  <i>Données scientifiques récentes et publications sur les conséquencs sanitaires de Tchernobyl </i>–- <em>Recent scientific findings and publications on the health effects of Chernobyl</em> - <em>Working Party on Research Implications on Health</em>. <a href="http://ec.europa.eu/energy/nuclear/radiation_protection/doc/publication/170.pdf">http://ec.europa.eu/energy/nuclear/radiation_protection/doc/publication/170.pdf</a></p>
<p><img class="alignright  wp-image-1899" alt="Chernobyl" src="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2013/01/Chernobyl-207x300.jpg" width="166" height="240" /></p>
<p><strong>En bref, les principales conclusions globales du rapport de l&rsquo;UNSCEAR :</strong></p>
<p>1<b> Les conséquences pour les personnes directement exposées.</b> Parmi les 106 patients survivants de l’exposition directe aux radiations,  la normalisation complète de leur santé a pris plusieurs années. Beaucoup de ces patients ont développé dans les premières années qui suivent l&rsquo;accident des cataractes significatives radio-induites. Au cours de la période 1987-2006, 19 de ces survivants sont décédés de diverses causes mais certains de ces décès n’étaient pas dus à des causes liées à l&rsquo;exposition aux radiations.<br />
<span id="more-1642"></span>2. <b>Les cancers de la thyroïde</b> Parmi les résidents du Bélarus, de la Fédération de Russie et l&rsquo;Ukraine, jusqu&rsquo;en 2005, plus de 6.000 cas de cancer de la thyroïde avaient déjà été constatés chez des enfants et des adolescents exposés au moment de l&rsquo;accident et on peut s’attendre à plus de cas au cours des prochaines décennies. Malgré les contrôles renforcés, bon nombre de ces cancers étaient, selon l&rsquo;UNSCEAR, probablement causé par une exposition aux rayonnements peu de temps après l&rsquo;accident.<br />
3. <b>Pas d’autre impact majeur sur la santé publique</b> Outre ces cancers de la thyroïde, deux décennies après l&rsquo;accident, .il n&rsquo;existe aucune preuve d&rsquo;un impact majeur de santé publique attribuables à l&rsquo;exposition aux rayonnements. Il n&rsquo;y a également aucune preuve scientifique de l&rsquo;augmentation de l&rsquo;incidence globale du cancer ou de mortalité ou taux de troubles non malins qui pourraient être liés à l&rsquo;exposition aux radiations. (<em>Voir cependant à ce sujet les Faits saillants de GreenFacts extraits du rapport de la DG Energie )</em><br />
<strong>4.</strong> <b>Pas d’incidence accrue de leucémies dans la population générale</b> . L&rsquo;incidence de leucémies dans la population générale, l&rsquo;une des principales préoccupations en raison de la plus courte durée attendue entre l&rsquo;exposition et la survenue de leucémies par rapport aux autres cancers, ne semble pas être avoir augmenté. Une augmentation de cas, par contre a été constatées parmi les ouvriers employés gérer les suites de l&rsquo;accident.<br />
<b>5. Pas de conséquences graves pour la majorité de la population</b>.Outre les individus les plus exposés, la grande majorité de la population, selon le rapport de l&rsquo;UNSCEAR, n&rsquo;est pas susceptible de subir des conséquences graves pour la santé en raison du rayonnement de l&rsquo;accident de Tchernobyl. De nombreux autres problèmes de santé ont été observés dans les populations qui ne sont pas liés à l&rsquo;exposition aux radiations.</p>
<p><b>Les Faits saillants du rapport de la DG Energie sur les conséquences de Tchernobyl en 9 questions et réponses</b></p>
<p><b>1. Quelles  populations ont-elles été exposées aux radiations après l&rsquo;accident de Tchernobyl?</b></p>
<p>Selon le rapport de la Direction générale de l&rsquo;énergie de l&rsquo;UE, trois grands groupes de personnes ont été exposées et, dans une mesure variable, sont toujours exposés à la contamination radioactive:<br />
a. <i>environ 600 000 travailleurs (liquidateurs, ou d&rsquo;urgence et de redressement des travailleurs) impliqués dans la réponse d&rsquo;urgence, </i>(confinement, nettoyage et les activités associées) sur le site de Tchernobyl  et dans les zones contaminées. Dont environ 240.000 employés en 1986 et 1987, lorsque les doses étaient les plus élevées, sur le site du réacteur et de ses environs (zone de 30 km). La dose efficace moyenne reçue par les travailleurs des opérations de récupération entre 1986 et 1990, principalement en raison de l&rsquo;irradiation externe, est désormais estimée à environ 120 mSv (1). Les doses reçues par les travailleurs variait de moins de 10 mGy à plus de 1.000 mGy, même si environ 85% des doses enregistrées ont été  de l&rsquo;ordre de 20 à 500 mGy.<br />
b. <i>environ 116 000 habitants qui ont été évacués ou déplacés des zones contaminées</i> et, dans les mois qui ont suivi l&rsquo;accident, de 220 000 autres personnes ont été déplacées. Les estimations de la dose efficace reçue par  les individus de la population générale et accumulée au cours des 20 années qui ont suivi l&rsquo;accident (1986-2005) vont de quelques mSv à quelques centaines de mSv selon le lieu, l&rsquo;âge et les facteurs de style de vie, comme l&rsquo;alimentation, ou le temps passé à l&rsquo;extérieur. Ces doses sont principalement dues à l&rsquo;exposition externe à partir d&rsquo;un mélange de radionucléides déposés, ainsi que, pour l&rsquo;exposition interne, de prise de cesium 134 et cesium  137 .<br />
c. <i>Environ 5 millions d&rsquo;habitants des zones contaminées </i>qui n&rsquo;ont pas été évacués.</p>
<p><em>(1) La réglementation française fixe à 1 millisievert par an la dose efficace maximale admissible résultant des activités humaines en dehors de la radioactivité naturelle et des doses reçues en médecine. Les limites de doses équivalentes pour le cristallin et pour la peau sont fixées respectivement à 15 mSv/an et à 50 mSv/an. </em></p>
<p><b>2. Quel a été l&rsquo;impact sanitaire principal de l’accident de Tchernobyl?<br />
</b></p>
<p>A ce jour, le cancer de la thyroïde est la principale conséquence directe de l&rsquo;exposition aux retombées pour la population en Biélorussie, au nord de l&rsquo;Ukraine, et les régions de la Fédération de Russie les plus proches de Tchernobyl.<br />
Selon le rapport de l&rsquo;UE, l’organe qui a reçu la plus forte dose a été la glande thyroïde, principalement due à l&rsquo;ingestion de lait contaminé par les isotopes d’iode radioactifs, notamment l’iode 131. Les plus fortes doses observées dans la thyroïde de sujets individuels étaient de 10,2 Gy en Biélorussie et de 5,3 Gy en Russie.</p>
<p>Le rapport de l&rsquo;UNSCEAR (2011) mentionne que 6.848 cas de cancer de la thyroïde ont été observés de 1991 à 2005 dans les trois républiques concernées (l&rsquo;ensemble de la Biélorussie et de l&rsquo;Ukraine et les quatre régions les plus touchées de la Fédération de Russie) chez les personnes âgées de moins 18 ans en 1986.</p>
<p>La corrélation entre l&rsquo;incidence accrue de cancers de la thyroïde et l&rsquo;ampleur des retombées d’iode 131, la baisse rapide de l&rsquo;incidence de ces cancers à une valeur proche de la normale chez les enfants nés plus de quelques mois après l&rsquo;accident a été également confirmée, toutes corrélations qui, combinées, montrent une relation de cause à effet entre l&rsquo;exposition suite à l’accident de Tchernobyl et l&rsquo;induction de cancers thyroïdiens.<br />
Il ne fait aucun doute, selon le rapport, que les jeunes enfants exposés aux radiations extérieures courent un plus grand risque de développer un cancer de la thyroïde que les enfants plus âgés. Les adultes exposés à des rayonnements externes ont un risque beaucoup plus faible.</p>
<p><b>3. Les cas de cancer de la thyroïde devraient-ils  encore augmenter ?</b></p>
<p>Le rapport cite en effet des études montrant que l&rsquo;augmentation substantielle de l&rsquo;incidence du cancer thyroïdien observée dans les populations exposées depuis l&rsquo;accident de Tchernobyl, comme les enfants ou les adolescents du Bélarus, de la Fédération de Russie et de l&rsquo;Ukraine, ne montre aucun signe de diminution jusqu&rsquo;à 25 ans après l&rsquo;exposition.</p>
<p>Néanmoins, une de ces études montre également que l&rsquo;apport supplémentaire à long terme d&rsquo;iode après l&rsquo;accident réduit le risque.</p>
<p>Le rapport met également en évidence une étude récente qui suggère que l&rsquo;exposition in utero à l&rsquo;iode radioactif peut avoir augmenté le risque de cancer de la thyroïde environ 20 ans après l&rsquo;accident de Tchernobyl, mais la preuve épidémiologique à ce jour n&rsquo;est pas suffisante que pour quantifier précisément une différence de risque entre les conséquences d’une  exposition prénatale ou postnatale. Un autre facteur de risque de développer un cancer de la thyroïde après exposition aux radiations est en effet une susceptibilité génétique particulière.</p>
<p>Si l&rsquo;ampleur du risque à long terme ne peut pas encore être chiffrée, il est anticipé, sur base des études de suivi sur des populations exposées à l&rsquo;irradiation externe sur plusieurs décennies, que ls cancers de la thyroïde liés à Tchernobyl continueront à de développer pendant de nombreuses années.</p>
<p>En outre, si les modèles de risque actuels sont exacts, selon une étude citée dans le rapport de la CE, ce qui a été constaté jusqu’ici ne serait que la pointe de l&rsquo;iceberg et des milliers de cas de cancer de la thyroïde seraient  encore à venir parmi ceux qui sont fortement exposés à l&rsquo;iode radioactif dans leur enfance .</p>
<p><b>4. Quel est l&rsquo;impact de Tchernobyl sur l’incidence de leucémies et de cancers du sein ?</b></p>
<p>Des études récentes mentionnées dans le rapport ont constaté une incidence significativement accrue de leucémies sur les ouvriers employés à la liquidation du site de Tchernobyl venus d&rsquo;Ukraine, de Biélorussie, de Russie et des pays baltes,</p>
<p>Il existe actuellement peu d&rsquo;autres preuves claires d’une augmentation de l&rsquo;incidence de cancers dans les populations les plus touchées, à l&rsquo;exception possible du cancer du sein. Le rapport mentionne une étude montrant que l&rsquo;augmentation était la plus élevée chez les femmes qui étaient plus jeunes au moment de l&rsquo;exposition et les auteurs ont conclu qu&rsquo;il est peu probable que cet excès pourrait être entièrement attribuable à l&rsquo;augmentation des  examens de dépistage.</p>
<p><b>5. Y-a-t-il eu des conséquences génétiques identifiées dans les populations touchées par l&rsquo;accident de Tchernobyl?</b></p>
<p>Les études dans les familles exposées dans les zones rurales de l&rsquo;Ukraine et de la Biélorussie, également mentionnées dans le rapport, indiquent une élévation du taux de mutations paternelles statistiquement significative dans les familles exposées (1,6 fois plus élevée). Cependant, les études menées dans les familles de travailleurs employés au nettoyage du site de  Tchernobyl n’ont pas globalement démontré l&rsquo;augmentation de dommages à l&rsquo;ADN tels que les taux de mutation minisatellites ou légère mais pas statistiquement significative au-dessus de 200 mSv.  La méthodologie utilisée dans la seule étude positive a été clairement critiquée, indique le rapport.</p>
<p><b>6. Des anomalies congénitales ont-elles été observées à la suite de l&rsquo;accident de Tchernobyl ?</b></p>
<p>Les résultats d&rsquo;une recherche en cours sur la pollution de l&rsquo;environnement et les anomalies congénitales au Belarus mentionnée dans le rapport de l&rsquo;UE montrent clairement un excès d&rsquo;anomalies congénitales (malformations congénitales diverses, polydactylie, réduction de membres) observées dans les régions hautement contaminées au cours des trois premières années après l&rsquo;accident. Une autre étude citée montre que, parmi les quelque 100.000 naissances à Rivne entre 2000 et 2006, le taux global de malformations du tube neural (spina bifida notamment) est parmi les plus élevés d&rsquo;Europe (22,2 versus 9 pour 10 000 naissances vivantes). Les taux de jumeaux siamois et les tératomes semblent également être élevés et en Polissie, les taux globaux de malformations du tube neural sont encore plus élevés, tandis que les taux de microcéphalie et microphtalmie pourraient  également être élevés.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;"> </span></b><b>7. Quels ont été les principales sources d&rsquo;exposition aux rayonnements?</b></p>
<p>Les aliments, en particulier les champignons et les baies sauvages et les aliments produits localement, en particulier des produits laitiers, ont été les grandes sources d&rsquo;exposition aux rayonnements. Les auteurs de l’étude ont conclu que, vingt-quatre ans après l&rsquo;accident de Tchernobyl, les femmes continuent d&rsquo;être exposées de façon chronique à de faibles doses de rayonnements à des niveaux dépassant les recommandations actuelles, ce qui pourrait contribuer (notamment en synergie avec la consommation d&rsquo;alcool et les carences en micronutriments)  à plus de malformations congénitales dans les zones présentant des niveaux élevés de contamination radioactive par rapport aux zones non contaminées.</p>
<p><b>8. D&rsquo;autres effets sanitaires ont-ils été observés suite à l&rsquo;accident de Tchernobyl?</b></p>
<p>En ce qui concerne les maladies chez les enfants de (symptômes cardiovasculaires infantiles comme l&rsquo;hypertension artérielle, problèmes  neurocomportementaaux et performances cognitives),  etcomme c’est  le cas pour les malformations congénitales, les données actuellement disponibles ne permettent pas de tirer des conclusions définitives, mais sont suffisamment importantes pour justifier une poursuite de recherches de qualité sur la morbidité observée chez les enfants vivant dans les territoires contaminés. Une série d&rsquo;études sont annoncées dans ce domaine.</p>
<p>En ce qui concerne les enfants vivant dans les territoires contaminés, de nombreuses études ont été publiées concernant les maladies non cancéreuses chez les ouvriers employés à la liquidation du site mais, souligne le rapport, beaucoup d&rsquo;entre elles ne sont pas publiées en anglais et souvent sujettes à controverse en raison d&rsquo;un certain nombre de biais et facteurs de risque de confusion dans les causes possibles tels que un poids excessif, l&rsquo;hypercholestérolémie, le tabagisme, la consommation d&rsquo;alcool et d&rsquo;autres.</p>
<p><b>9. Quels ont été les radionucléides rejetés par la centrale de Tchernobyl?</b></p>
<p>Selon le rapport de l&rsquo;UNSCEAR, les radionucléides rejetés par le réacteur qui a causé l&rsquo;exposition des individus étaient principalement l’iode 131, le césium 134 et 137. L&rsquo;iode 131 radioactif a une demi-vie courte (huit jours), mais il peut être transmis dans l’espèce humaine relativement rapidement via  l&rsquo;air ambiant et par la consommation de lait contaminé ou de légumes à feuilles. L&rsquo;iode se concentre dans la glande thyroïde. Pour des raisons liées à la consommation de produits laitiers par les nourrissons et les enfants, ainsi que la taille de leurs glandes thyroïdes et leur métabolisme, les doses de rayonnement sont généralement plus élevées pour eux que pour les adultes.</p>
<p>Les isotopes de césium ont des demi-vies relativement plus longues (le  cesium 134 a une demi-vie de 2 ans, tandis que celle du cesium 137 est de 30 ans). Ces radionucléides provoquent à long terme des expositions par   l&rsquo;ingestion et exposition externe via  leur dépôt sur le sol. De nombreux autres radionucléides ont été associés à l&rsquo;accident, qui ont également été pris en compte dans les évaluations de l&rsquo;exposition.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">References </span></b></p>
<p>- <em>UNSCEAR&rsquo;s assessments of the radiation effects; </em><a href="http://www.unscear.org/unscear/en/chernobyl.html">http://www.unscear.org/unscear/en/chernobyl.html</a></p>
<p>-  <em>Recent scientific findings and publications on the health effects of Chernobyl</em> - <em>Working Party on Research Implications on Health</em>.</p>
<p>Groupe de travail sur les implications de la recherche sur la santé RADIATION PROTECTION NO 170 Directorate-General for Energy Directorate D — Nuclear Energy Unit D.4 — Radiation Protection 2011 <a href="http://ec.europa.eu/energy/nuclear/radiation_protection/doc/publication/170.pdf">http://ec.europa.eu/energy/nuclear/radiation_protection/doc/publication/170.pdf</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Faits saillants d&#8217;un rapport sur l&#8217;environnement aquatique en Europe :  substances dangereuses dans les eaux douces et marines.</title>
		<link>http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2012/12/aquatic-environment-hazardous-substances-in-europes-fresh-and-marine-waters-an-overview/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=aquatic-environment-hazardous-substances-in-europes-fresh-and-marine-waters-an-overview</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2012 10:08:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques de Gerlache</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Rapports Internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Substances chimiques]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité des consommateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources en eau]]></category>

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		<description><![CDATA[http://www.eea.europa.eu/publications/hazardous-substances-in-europes-fresh “Faits saillants” identifiés par GreenFacts de ce rapport technique de l’Agence européenne de l’Environnement (AEA) En bref: Les principaux objectifs de ce rapport sont les suivants: 1. documenter les sources, les voies d’entrées, les émissions et les rejets de certaines &#8230; <a href="http://www.greenfacts.org/highlights/fr/2012/12/aquatic-environment-hazardous-substances-in-europes-fresh-and-marine-waters-an-overview/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.eea.europa.eu/publications/hazardous-substances-in-europes-fresh">http://www.eea.europa.eu/publications/hazardous-substances-in-europes-fresh</a><a href="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2012/12/P1000133-12.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1844" title="P1000133-1" src="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2012/12/P1000133-12-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p><strong>“Faits saillants” identifiés par GreenFacts de ce rapport technique de l’Agence européenne de l’Environnement (AEA)</strong></p>
<p><strong>En bref:</strong></p>
<p>Les principaux objectifs de ce rapport sont les suivants:</p>
<p>1. <strong>documenter les sources</strong>, les voies d’entrées, les émissions et les rejets de certaines substances dangereuses dans les eaux douces et marines de l’Europe ainsi que de proposer un aperçu de l&rsquo;état actuel et des tendances récentes de la pollution chimique dans ces mêmes eaux ;</p>
<p>2. <strong>décrire certains des effets</strong> que les substances dangereuses peuvent avoir sur les organismes aquatiques et de définir le potentiel d&rsquo;exposition humaine à ces substances par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;eau;</p>
<p>3. <strong>décrire les éléments-clé de la politique et de la législation</strong> européennes relatifs aux substances dangereuses et à leurs émissions dans le compartiment aquatique et de mettre en évidence certaines mesures visant à réduire ces émissions de substances ;</p>
<p>4. <strong>présenter des outils et des approches novatrices</strong> destinées à évaluer les sources, les niveaux d’exposition et les effets de substances dangereuses substances, y compris les mélanges de produits chimiques.</p>
<p><strong><em>Remarque:</em></strong><em> le terme </em>«substances dangereuses<em>» est utilisé dans ce rapport dans un sens large, englobant les  “substances extrêmement préoccupantes” telles que définies par le Règlement européen REACH sur les produits chimiques, les substances dangereuses telles que définies par la Convention marine OSPAR (relative à l’Atlantique Nord et à la Mer du Nord) ou la liste potentiellement vaste de substances pour lesquelles les États membres de l&rsquo;UE doivent établir leur propre normes pour les euax de surface et les nappes phréatiques.<span id="more-1824"></span></em></p>
<p><strong>Le rapport en neuf questions (et réponses !)</strong></p>
<p><strong> </strong><strong>1. Quelles sont les substances dangereuses pour l&rsquo;environnement aquatique?</strong></p>
<p>Alors que les produits chimiques synthétiques présenten des avantages importants pour la société civile, affirme le rapport, certains d&rsquo;entre eux sont dangereux et soulèvent des inquiétudes quant à leurs effets sur la santé humaine et l&rsquo;environnement en fonction de leur mode d&rsquo;utilisation et du potentiel d&rsquo;exposition. Certains types de produits chimiques présents naturellement, comme les métaux, peuvent également être dangereux.</p>
<p><strong>2. Comment les substances dangereuses sont-elles rejetées dans l&rsquo;environnement aquatique?</strong></p>
<p>Ces substances comprennent un large éventail de produits chimiques industriels et ménagers, des métaux, des pesticides et des substances pharmaceutiques dangereuses qui sont émises à la fois directement et indirectement par le biais d&rsquo;une série de sources diffuses et ponctuelles présentant un large éventail de sources terrestres et marines, y compris l&rsquo;agriculture et l&rsquo;aquaculture, l&rsquo;industrie, l&rsquo;exploration pétrolière et l&rsquo;exploitation des mines, les transports, les décharges de déchets, ainsi que nos propres habitations.</p>
<p>Les émissions de substances dangereuses dans l&rsquo;environnement peuvent survenir à tous les stades de leur cycle de vie, de leur production, à leur transformation, leur utilisation dans les secteurs de fabrication de biens en aval ou lors de leur élimination sous forme de déchets. Les sources comprennent des activités industrielles, bien sûr, mais aussi l&rsquo;environnement urbain, l&rsquo;agriculture, les mines, les décharges et des zones contaminées. Par exemple, bien que le traitement des eaux usées urbaines et industrielles a été mis en place progressivement dans toute l&rsquo;Europe, le processus n’élimine pas toutes les substances dangereuses, avec des produits chimiques ménagers et industriels et des produits pharmaceutiques, par exemple, qui sont détectés dans les effluents traités qui sont rejetés ensuite dans les eaux de surface. En outre, souligne le rapport, des inquiétudes concernant des contaminations chimiques liées à l&rsquo;exploitation des gaz de schiste sont apparues récemment.</p>
<p><strong>3. Quels sont les effets des substances dangereuses présentes dans l&rsquo;eau ?</strong></p>
<p>La présence de substances dangereuses dans les eaux douces et marines et les biotas associés ou les sédiments est documentée par diverses sources d&rsquo;information. Les substances dangereuses peuvent avoir des effets néfastes sur les organismes aquatiques au niveau moléculaire, cellulaire, tissulaire, au niveau des organes et des écosystèmes. Il a été démontré,par exemple, que des substances ayant des propriétés perturbant le système endocrinien, portent atteinte à la reproduction des poissons et des fruits de mer en Europe, soulevant des inquiétudes pour la fertilité et la survie de leurs populations.</p>
<p>L&rsquo;impact des substances organochlorées sur les oiseaux et les mammifères marins est également bien documenté, de même que la toxicité des métaux et des pesticides pour le biota d&rsquo;eau douce. D&rsquo;un point de vue socio-économique, de tels impacts diminuent les services fournis par les écosystèmes aquatiques, et par conséquent les revenus qui peuvent en être retirés.</p>
<p><strong>4. Ces substances dangereuses présentent-elles des risques pour la santé humaine ?</strong></p>
<p>L&rsquo;exposition humaine aux produits chimiques fabriqués par l&rsquo;homme a été impliqué dans de nombreuses maladies chroniques, dont des cancers, ainsi qu’à des troubles de la reproduction et du développement. Une telle exposition peut être liée à la présence de substances dangereuses dans l&rsquo;eau, à l&rsquo;ingestion d&rsquo;eau potable contaminée et à la consommation de poissons d&rsquo;eau douce et de fruits de mer contaminés.</p>
<p>Le dépassement des niveaux réglementaires en mer est documenté pour plusieurs substances dangereuses dans les mers qui entourent l&rsquo;Europe. Ainsi, bien que l&rsquo;exposition humaine au mercure dans l&rsquo;Arctique a diminué, en partie grâce à la consommation d&rsquo;aliments d’orine marine, les concentrations dans le sang de plus de 75% d’un échantillon de femmes groenlandaises dépassent les limites recommandées par les lignes directrices des États-Unis.</p>
<p>Les préoccupations s&rsquo;étendent également aux effets potentiels résultant de l&rsquo;exposition humaine par des voies différentes à des mélanges de produits chimiques que l&rsquo;on retrouve dans les eaux de surface les plus polluées d’Europe. Des études de laboratoire ont montré que les effets combinés des produits chimiques sur la vie aquatique peut être additifs, entraînant des effets nuisibles observables pour des combinaisons de produits chimiques, même si ceux-ci sont présents à des niveaux en dessous desquels, individuellement, aucun effet indésirable peut être détecté.</p>
<p>La présence de substances dangereuses dans les sources d&rsquo;approvisionnement en eau potable impose leur élimination. Une mesure clé pour réduire ce niveau de purification nécessaire à l&rsquo;eau potable enEuropen est, selon le rapport, la mise en place de zones de sauvegarde ou de protection autour des sources et doit être associée à des pouvoirs de réglementation contrôlant les activités polluantes.</p>
<p><strong>5. Quelles sont les lois visant à protéger l’environnement aquatique en Europe ?</strong></p>
<p>L&rsquo;Europe a mis en place une série de lois relativement récente portant sur l&rsquo;utilisation de produits chimiques et leurs émissions dans l&rsquo;environnement, y compris dans l&rsquo;eau. Le Règlement de l’UE sur <em>l&rsquo;enregistrement, l&rsquo;évaluation, l&rsquo;autorisation et les restrictions des substances chimiques</em> (REACH), destiné à améliorer la protection de la santé humaine et l&rsquo;environnement contre les risques posés par les produits chimiques, a un rôle clé à jouer à cet égard. REACH attribue une responsabilité plus grande à l&rsquo;industrie en matière de gestion de ces risques et lui impose de fournir des informations sur la sécurité des substances utilisées. Le Règlement prévoit également le remplacement progressif des produits chimiques les plus dangereux, une fois que des alternatives appropriées auront été identifiées.</p>
<p>La qualité chimique des eaux de surface en Europe est à présent principalement prise en compte par la Directive récemment adoptée sur les <em>normes de qualité environnementale</em> (NQS ou Directive <em>Environmental Quality Standards &#8211; EQS)</em> qui définit pour toute l&rsquo;UE des limites de concentration pour les polluants reconnus comme substances prioritaires (PS). Certains de ces polluants ont été désignés comme “<em>substances dangereuses prioritaires”</em> (SDP) en raison de leur toxicité, de leur persistance dans l&rsquo;environnement et leur bioaccumulation dans les tissus végétaux et animaux pour lesquelles la Directive NQS impose l&rsquo;arrêt ou la suppression progressive des rejets, émissions et fuites.  Pour d&rsquo;autres substances recensées comme étant des préoccupantes au niveau local, d’un bassin hydrographique ou au niveau national, les normes doivent être fixées au niveau national. Le respect de cette exigence est essentiel, soukigne le rapport.</p>
<p>Les mesures de réduction établies en vertu de la Direcyive de l&rsquo;UE sur la prévention et le contrôle intégrés de la pollution PCIP (ou <em>Integrated Pollution Prevention and Control</em> -IPPC) ont également contribué à une baisse des émissions de métaux dans l&rsquo;eau et dans l&rsquo;air, tandis que la législation relative à la production, l&rsquo;utilisation et l&rsquo;élimination des biphényles polychlorés (ou PCB) a entraîné des baisses de concentrations mesurées dans les biota marins. Un résultat similaire a résulté de l&rsquo;interdiction, en raison de son imapct de perturbation du  système endocrinien des invertébrés marins, du tributylétain (TBT) dans les peintures anti-salissures (“anti-fouling”) pour bateaux, bien que des niveaux élevés dans les sédiments marins peuvent encore être observés à certains endroits.</p>
<p><strong>6. Quels sont les défis actuels concernant les substances dangereuses présentes dans l’environnement aquatique ?</strong></p>
<p>Les données montrent que des substances dangereuses peuvent être trouvées à des concentrations élevées, notamment dans trois des mers européennes. Dans le cas du DDT, de l’hexachlorobenzène (HCB), du lindane et des PCB, ce constat reflète leur persistance dans l&rsquo;environnement aquatique, étant donné que ce quatres polluants sont maintenant interdits enEurope. Dans certains endroits, les concentrations de métaux sont supérieures aux teneurs maximales fixées par la loi.</p>
<p>Dans de nombreux cas, cependant, une tendance à la diminution est observée. Dans l&rsquo;Atlantique Nord-Est, les concentrations en cadmium, DDT, plomb, lindane et PCB sont toutes en diminution, reflétant la baisse des apports fluviaux. Les rapports indiquent qu’une tendance à la diminution est évidente aussi pour le lindane dans la mer Baltique, et des sources indiquent des tendances à la baisse des PCB dans le hareng, la perche et les moules en plusieurs endroits de la mer Baltique. L&rsquo;interdiction du TBT a orienté à la baisse les concentrations dans les escargots marins dans la région de l&rsquo;Atlantique Nord et dans d’autres espèces de la mer Baltique.<a href="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2012/12/trends-of-pollutants-in-EU-environment-OSPAR2.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1836" title="trends of pollutants in EU environment - OSPAR" src="http://news.greenfacts.org/wp-content/uploads/2012/12/trends-of-pollutants-in-EU-environment-OSPAR2-300x225.jpg" alt="" width="327" height="259" /></a></p>
<p>Certaines substances dangereuses, comme par exemple le mercure, le TBT et les hydrocarbures aromatiques polycycliques, sont hydrophobes et ont tendance à s&rsquo;accumuler dans les sédiments et les biota, de sorte que leurs concentrations dans ces matrices sont susceptibles d&rsquo;être plus élevées et, par conséquent, plus faciles à détecter et à mesurer que dans l&rsquo;eau. Si les mesures sont effectuées seulement dans la colonne d&rsquo;eau, le risque pour le milieu aquatique pourrait être sous-estimé.</p>
<p>Bien que la réglementation a entraîné une réduction avérée des émissions de ces substances dans l&rsquo;air et dans l&rsquo;eau (<em>en effet, la présence d&rsquo;un grand nombre de ces pollutants est un héritage de leur utilisation passée)</em>, leur persistance et leur ubiquité, en particulier dans les sédiments et les biotas, ne  signifie pas pour autant qu&rsquo;ils ne continuent pas à représenter un risque pour les milieux aquatiques, même sur des sites éloignés des lieux d’émission. Une harmonisation des règlements au niveau de l&rsquo;UE est donc souhaitable.</p>
<p>Pour certains autres polluants, la prise de conscience et la compréhension, toujours incomplète, de leurs effets indésirables potentiels ne se sont développées que récemment. Ces “polluants émergents” comprennent des substances qui existent parfois depuis longtemps, comme les produits pharmaceutiques et les produits de soins personnels, mais comprennent aussi des composés relativement nouveaux tels que les nanomatériaux. Leur inclusion dans les programmes de surveillance de routine a étéjusqu&rsquo;à présent limitée, ce qui rend difficile une évaluation robuste des risques qu’ils pourraient poser pour l&rsquo;environnement et la santé humaine, et doncjustifier une réglementation et un meilleur suivi. La surveillance ciblée de certains polluants émergents dans l&rsquo;UE serait souhaitable pour assurer une sensibilisation rapide aux substances potentiellement problématiques qui pourraient avoir besoin d&rsquo;être réglementées. Cette surveillance devrait être étayée par des programmes de recherche au niveau européen.</p>
<p><strong>7. Le changement climatique pourrait influer sur la question des substances dangereuses dans le milieu aquatique?</strong></p>
<p>La question de la présence des substances dangereuses dans les eaux douces et marines d&rsquo;Europe est une question complexe, et le changement climatique ne va faire que croître cette complexité. En l&rsquo;absence de mesures fortes appropriées, ce phénomène est susceptible de nuire à la qualité chimique de l&rsquo;eau dans les décennies à venir. Dans les régions où des précipitations plus intenses sont attendues, la fréquence et l’importance des eaux d&rsquo;orage polluées d’origine urbaine devrait augmenter, tandis que le lavage par l&rsquo;eau des polluants agricoles, y compris les pesticides et les médicaments vétérinaires, paourraient être exacerbés.</p>
<p>Des étés plus chauds et plus secs et lds sécheresses de plus en plus graves et plus fréquentes réduiraient  les débits fluviaux, la réduction de leur capacité de dilution des contaminants et conduiraient à des concentrations plus élevées de substances dangereuses. L&rsquo;élévation des températures et d’autres facteurs de stress liés au changement climatique pourraient interagir avec des substances dangereuses ayant pour effet d’altérer l’état du système immunitaire des organismes aquatiques.</p>
<p>L&rsquo;acidification des océans, provoquée par le dioxyde de carbone augmente <em>(le CO<sub>2</sub> dans l’eau devient de l’acide carbonique) </em>peuvent modifier la spéciation des métaux dans l&rsquo;eau de mer et, par conséquent, leurs interactions avec les organismes marins. En outre, l&rsquo;érosion côtière &#8211; susceptible aussi d&rsquo;être aggravée par le changement climatique &#8211; peut conduire à l&rsquo;exposition de sites d&rsquo;enfouissement de déchets anciens le long des côtes de l&rsquo;Europe, en libérant des substances dangereuses pour ces eaux côtières.</p>
<p><strong>8. Y a-t-il des mesures efficaces pour réduire davantage la présence de substances dangereuses dans le milieu aquatique?</strong></p>
<p>Pour de nombreuses substances dangereuses, l&rsquo;information relative aux émissions industrielles dans le milieu aquatique doivent à présent être déclarées dans le <em>Registre Européen des Rejets et des Transferts</em> <em>de Polluants</em> (E-PRTR en anglais). À ce jour, cependant, les rapports au titre du PRTR européen sont incomplets quant à l&rsquo;étendue spatiale et temporelle des données décrivant les émissions dans l&rsquo;eau, et celà très nettement pour certaines substances. Il est également important d&rsquo;améliorer de façon significative la compréhension quantitative des sources, des émissions et des voies de pénétration de toutes les substances dangereuses. Les progrès dans ce domaine facilitera l&rsquo;identification de mesures appropriées pour lutter contre la pollution chimique des milieux aquatiques.</p>
<p>Alors que les contrôles «à la source» sont souhaitables, il est très probable que d&rsquo;autres mesures pour atténuer l&rsquo;émission de substances dangereuses pour l&rsquo;eau restera essentielle, souligne le rapport. Ces mesures comprennent le traitement avancé des eaux usées, le contrôle des eaux pluviales urbaines et la réactivation de pratiques environnementales agricoles telles que les lisières de champ boisées.  La réduction des émissions de substances dangereuses a été démontrée comme se traduisant par des avantages économiques et sociétaux.</p>
<p>Une série d&rsquo;autres mesures peuvent être prises pour réduire les émissions de substances dangereuses fdan le milieu aquatique. Elles englobent la substitution de certains produits, les restrictions à la commercialisation et à l&rsquo;utilisation d’autres, l&rsquo;obligation de démontrer la mise en œuvre de procédés de production propres et l’application des <em>“Meilleures Techniques Disponibles</em>” (ou Best Available Techniques &#8211; BAT) dans les demandes de permis de construction industrielle, les instruments fiscaux, la fixation des limites d’émissions et de normes de qualité environnementale ainsi que des actions de sensibilisation du public.</p>
<p>Pour répondre à ces questions, de récents travaux de recherche européens ont conduit à la mise au point et à l&rsquo;essai d&rsquo;une nouvelle méthode d’évaluation et d’outils de modélisation qui permettent de relier la contamination chimique à la dégradation observée de la qualité écologique. Ces outils comprennent des approches permettant d’évaluer les produits chimiques et les données existantes de surveillance biologique, en lien avec des techniques expérimentales spécifiques permettant d’établir des relations de cause à effet.</p>
<p>En effet, il n&rsquo;est pas pratique ni abordable d’échantillonner et d’analyser avec une haute résolution spatiale et temporelle suffisante des centaines de composés chimiques dans les eaux douces et marines, y compris dans les organismes aquatiques et les sédiments. Toutefois, en mettant l&rsquo;accent sur quelques substances prioritaires pré-sélectionnées; il y a un risque important de passer à côté d&rsquo;autres substances problématiques. En outre, une telle approche ne tient pas compte des effets des mélanges chimiques.</p>
<p>La poursuite de l&rsquo;élaboration d&rsquo;outils mesurant des effets biologiques intégrés à la chimie analytique est souhaitable et pourrait contribuer, le moment venu, à l&rsquo;identification des substances associées à des  risques. Les fonds de recherche européens peuvent jouer un rôle important dans le développement de ces outils.</p>
<p><strong>9. Les produits chimiques pourraient-ils être produits et utilisés de manière plus durable?</strong></p>
<p>Les efforts pour promouvoir une consommation et une production plus durable de produits chimiques sont susceptibles de nécessiter une combinaison de réponses politiques, y compris via la réglementation, d’incitations économiques, d’instruments d&rsquo;information et d’une plus large mise en œuvre d’une  «chimie verte». Ce serait bénéfique non seulement l&rsquo;environnement en Europe, mais aussi pour réduire les effets néfastes qui se posent dans d&rsquo;autres parties du monde en raison de la proportion croissante de biens importés en Europe.</p>
<p>Cette approche consiste à développer de nouveaux procédés et des technologies qui préservent les avnatges d&rsquo;un produit, mais permettent de réduire ou d&rsquo;éliminer l&rsquo;utilisation et la production de substances dangereuses. L&rsquo;adoption de techniques durables et d’une chimie verte ont montré qu’elles génèrent des avantages financiers et donc fournissent un avantage concurrentiel. À l&rsquo;heure actuelle, cependant, il n&rsquo;existe pas de législation globale de l&rsquo;UE sur la mise en place d’une chimie durable.</p>
<p><strong>Référence :</strong> <strong>Hazardous substances in Europe&rsquo;s fresh and marine waters -An overview. </strong>Rapport Technique de l&rsquo;AEE n ° 8/2011. Agence européenne pour l&rsquo;environnement. Kongens Nytorv 6 1050 Copenhague K Danemark <span style="text-decoration: underline;">Web</span>: eea.europa.eu <span style="text-decoration: underline;">Renseignements</span>: eea.europa.eu / enquêtes .</p>
<p><strong> </strong><span style="text-decoration: underline;"><strong>note</strong>:</span> les “faits saillants” proposés par GreenFacts sont pas revus par son Comité Scientifique</p>
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