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État de l’environnement en Europe

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Contexte - Le rapport intitulé « L’environnement en Europe – état et perspectives 2015 » vise à fournir aux décideurs politiques et au grand public une évaluation globale de nos progrès sur la voie de la durabilité environnementale en général, et de la réalisation de certains objectifs stratégiques en particulier.

Ceci est un résumé fidèle du rapport produit en 2015 par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) : "www.eea.europa.eu/soer-2015/synthesis/report/action-download-pdf " 

  • Source :AEE (2015)
  • Résumé & Détails: GreenFacts

Quel est l’état du capital naturel européen ?

La réduction de la pollution a considérablement amélioré la qualité de l’air et de l’eau en Europe, mais il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à des écosystèmes aquatiques sains. Le capital naturel européen se dégrade à cause des activités socio-économiques comme l’agriculture, la pêche, le transport, l’industrie, le tourisme et l’expansion urbaine ; il n’est donc pas encore suffisamment protégé, préservé et amélioré pour atteindre la vision 2050. La biodiversité continue d’être menacée et l’Europe n’est pas en passe d’atteindre son objectif général de stopper la perte de biodiversité d’ici à 2020, même si certains objectifs plus spécifiques ont été réalisés.

La perte de diversité fonctionnelle des sols, la dégradation des terres et le changement climatique restent des préoccupations majeures, menaçant les flux de biens et services environnementaux qui soutiennent le rendement économique de l’Europe et le bien-être de ses citoyens. À l’avenir, les répercussions du changement climatique devraient s’intensifier, ce qui fera davantage pression sur les écosystèmes, et les facteurs sous-jacents à la perte de biodiversité devraient persister.

Quelle est la situation des politiques environnementales en Europe ?

En 2015, l’Europe se situe à peu près à mi-chemin entre la politique environnementale de l’UE lancée au début des années 1970 et son programme d’action et sa vision à l’horizon 2050 intitulée « Bien vivre, dans les limites de notre planète ». Présentée dans le 7ème Programme d’action sur l’environnement de l’UE, cette vision déclare :

« En 2050, nous vivons bien, dans les limites écologiques de notre planète. Nous devons notre prospérité et la bonne santé de notre environnement à notre économie innovante et circulaire, qui ne connaît pas de gaspillages et dans laquelle les ressources naturelles sont gérées de manière à renforcer la résilience de notre société. Notre croissance à faibles émissions de CO2 est depuis longtemps dissociée de l’utilisation des ressources, ce qui a créé la dynamique nécessaire à l’émergence d’une économie mondiale durable ».

La connaissance plus approfondie des caractéristiques des défis environnementaux qui se posent à l’Europe et de leur interdépendance avec les systèmes économiques et sociaux à l’ère de la mondialisation a permis de mieux se rendre compte que les approches existantes en matière de connaissances et de gouvernance étaient inadaptées pour les relever. Le changement récent de perspective pour une approche plus systémique du capital naturel marque une étape importante vers la mise en œuvre d’approches de gestion plus intégrées.

Quels progrès ont été réalisés sur la voie d’une économie sobre en carbone faisant preuve d’une utilisation efficace des ressources ?

L’apparition des concepts d’utilisation efficace des ressources et d’économie sobre en carbone en tant que priorités des politiques européennes repose sur le constat que le modèle actuel de développement économique – fondé sur une utilisation croissante des ressources et le rejet d’émissions dangereuses – n’est pas soutenable à long terme. Toutefois, les tendances à court terme sont plus encourageantes. Dans l’Union européenne, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 19 % depuis 1990, malgré une augmentation de 45 % de la production économique. Elles doivent néanmoins encore baisser pour parvenir à une économie sobre en carbone. La consommation de combustibles fossiles a également diminué, tout comme les émissions de certains polluants dans les transports et l’industrie.

Plus récemment, l’utilisation totale des ressources de l’UE a baissé de 18 % depuis 2007. Le volume des déchets s’est réduit et les taux de recyclage se sont améliorés dans quasiment tous les pays, bien que l’Europe soit encore loin d’une économie circulaire sans gaspillage. Toutefois, la transition vers une économie sobre en carbone nécessitera de plus grandes réductions des émissions de gaz à effet de serre et les mesures existantes seront insuffisantes pour atteindre la réduction de 40 % d’ici à 2030, seuil proposé par la Commission européenne.

Comment les personnes sont-elles protégées contre les risques environnementaux pour la santé ?

Malgré les importants progrès réalisés ces dernières années, les défis de santé environnementale demeurent considérables. En plus des problèmes existants – tels que la pollution de l’air, la pollution de l’eau et le bruit – de nouveaux problèmes liés à la santé apparaissent. Ceux-ci sont associés aux tendances socio-économiques et environnementales à long terme, aux changements de mode de vie et de consommation et à l’adoption rapide des nouvelles substances chimiques et technologies. Par ailleurs, la répartition inégale des conditions socio-économiques et environnementales contribue à l’accentuation des inégalités en matière de santé.

A quels défis l’Europe est-elle confrontée et comment peut-elle les relever ?

Plusieurs facteurs contribuent à la disparité entre les efforts faits en vue de réduire les principales sources de pression sur l’environnement et la plus grande résistance des écosystèmes qui en découle :

  • Il existe un laps de temps entre la baisse des pressions et l’amélioration de l’état de l’environnement.  
  • Les rétroactions, interdépendances et situations de blocages dans les systèmes environnementaux et socio-économiques peuvent saper les efforts.
  • Changer les modèles d’exposition aux risques et les vulnérabilités humaines, liés notamment à l’urbanisation, peut avoir une incidence sur la réduction des pressions.  
  • Les systèmes de production et de consommation non durables qui sont responsables de nombreuses pressions environnementales présentent aussi des avantages, notamment au niveau des emplois et des revenus, et incitent à résister au changement.  

Les principaux défis pour une gouvernance européenne en matière d’environnement proviennent peut-être du fait que les facteurs, les tendances et les impacts environnementaux se mondialisent de plus en plus et échappent donc au contrôle direct des politiques environnementales de l’UE.

Le précédent rapport de 2010 de l’AEE attirait l’attention sur le besoin urgent pour l’Europe de s’orienter vers une approche plus intégrée visant à relever les défis systémiques persistants liés à l’environnement. Certains progrès ont été réalisés dans cette direction, mais il faut faire beaucoup plus pour atteindre la vision 2050.

Le succès de l’Europe à devenir une économie verte dépendra en partie du juste équilibre à trouver entre quatre approches : atténuer les impacts connus sur les écosystèmes et la santé humaine tout en créant des opportunités socio-économiques ; s’adapter aux changements climatiques et autres changements environnementaux en renforçant la résilience ; éviter les dommages potentiellement sérieux pour la santé, le bien-être humain et les écosystèmes en appliquant le principe de précaution et des mesures préventives ; et rétablir une résilience des écosystèmes et de la société en améliorant la gestion des ressources naturelles, tout en contribuant au développement économique et en s’attaquant aux inégalités sociales.


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