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Aspartame, mise à jour de l’Avis scientifique sur l’évaluation des risques pour la santé, le cancer et la grossesse

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Contexte - L'aspartame est l'un des édulcorants artificiel les plus utilisés ; est-il sans risques ?

Ceci est un résumé fidèle du rapport produit en 2013 par l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) : "Scientific Opinion on the re-evaluation of aspartame (E 951) as a food additive " 

  • Source :EFSA (2013)
  • Résumé & Détails: GreenFacts
Dernière mise à jour: 28 mars 2017

Introduction

En 2011 et 2013, l'EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments, a mis à jour son Avis sur base des études les plus récentes sur l'aspartame, y compris l'évaluation de toutes les études non publiées.

Qu'est-ce que l'aspartame?

L'aspartame (E 951) est un dipeptide de l'ester méthylique de la L-phénylalanine et de l'acide L-aspartique, deux acides aminés qui sont des composants naturels des protéines. Il est utilisé comme édulcorant artificiel autorisé comme additif alimentaire dans l'UE. Une fois ingéré, l'aspartame est rapidement et complètement hydrolysé dans le tractus gastro-intestinal et ses produits de dégradation sont principalement la phénylalanine et l'acide aspartique, mais aussi la dicétopipérazine (DKP) et le méthanol.

Qu'est-ce que la phénylcétonurie?

Certains humains montrent une capacité légèrement réduite d’élimination de la phénylalanine par rapport aux individus normaux mais certains (appelés sujets phénylcétonuriques ou PCU) ont une capacité nettement réduite pour l'élimination de la phénylalanine. Les mères phénylcétonuriques dont l'apport en phénylalanine dans leur régime alimentaire est faiblement contrôlé pendant la grossesse peuvent donner naissance à des bébés souffrant de maladies cardiaques congénitales, de microcéphalie et de troubles de la fonction neurologique. Si l'ingestion de phénylalanine par l'intermédiaire du régime alimentaire n'est pas strictement contrôlée, les bébés atteints de phénylcétonurie présentent une déficience grave du développement et de la cognition.

C'est pourquoi il est recommandé aux personnes souffrant de phénylcétonurie de ne pas consommer d'aspartame et de limiter autant que possible leur exposition à la phénylalanine qui est naturellement présente dans le régime alimentaire régulier. Par ailleurs, la plupart des aliments dans lesquels l'aspartame est autorisé sont soumis à des restrictions.

Les conclusions de l’EFSA à propos de risques potentiels liés à l'aspartame ont-elles été modifiées après leur réévaluation de données disponibles?

L'EFSA a confirmé que la consommation d'aspartame n'était pas un problème de sécurité aux estimations d'exposition actuelles, qui sont inférieures à la Dose Journalière Acceptable (DJA) de 40 mg / kg poids corporel / jour recommandée en 2006.

Qu'en est-il des résultats des études de cancérogénicité qui n'avaient pas été pris en compte dans l'évaluation précédente?

Aucune nouvelle donnée n'a démontré un potentiel génotoxique ou cancérogène de l'aspartame; En particulier les résultats d'une étude de cancérogénicité sur l'aspartame réalisée chez la souris en 2010, ne constituent pas une base suffisante pour reconsidérer les évaluations précédentes sur l'aspartame.

Le Comité ‘experts a également noté qu'il n'y avait aucune preuve épidémiologique d’associations possibles entre consommation d'aspartame et divers types de cancers dans la population humaine.

Y a-t-il des risques d'effets sur le développement du fœtus ou d'accouchement prématuré liés à l’aspartame?

De nombreuses études expérimentales ont été menées sur la toxicité potentielle de l'aspartame sur la reproduction et le développement. Des niveaux élevés de phénylalanine dans le sang sont connus pour causer des problèmes avec le développement, mais quand la phénylalanine provenant de la consommation d’'aspartame est ajoutée à la phénylalanine de l'alimentation, il a été calculé que l'exposition est encore trop faible que pour causer de tels effets. En ce qui concerne le risque d'accouchement prématuré, il n'existe aucune preuve à partir des études épidémiologiques à l'appui d'une relation de cause à effet mais des études supplémentaires sont nécessaires pour conclure définitivement à propos d’une possible corrélation.

Références :
Evaluations précédentes de l’aspartame publiées en 2009 et 2011 par le Comité scientifique de l’EFSA :
http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/1015.htm 
 http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/doc/2089.pdf
Note : une autre évaluation de l'aspartame
'Aspartame: A Safety Evaluation Based on Current Use Levels, Regulations, and Toxicological and Epidemiological Studies', Magnuson et al , Critical Reviews in Toxicology, 37:8, 629 – 727  

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