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Sécurité de l’aspartame (Mise à jour 2014)

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Contexte - L’aspartame est un édulcorant utilisé depuis plusieurs décennies. Il est autorisé en tant qu’additif alimentaire dans l’UE.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments a récemment examiné les dernières informations à son sujet dans le cadre d’une réévaluation systématique de tous les additifs alimentaires utilisés en Europe.

Plusieurs autorités sanitaires l’ont déjà évalué par le passé. L’évaluation de l’EFSA de 2002 a fait l’objet d’un précédent résumé de GreenFacts.

Ceci est un résumé fidèle du rapport produit en 2013 par l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) : "Scientific Opinion on the re-evaluation of aspartame (E 951) as a food additive " 

  • Source :EFSA (2013)
  • Résumé & Détails: GreenFacts

Introduction

L’aspartame, qui est un dipeptide composé de deux acides aminés, la phénylalanine et l’acide aspartique, est utilisé pour son goût très sucré. Il permet de sucrer des aliments avec un contenu beaucoup moins calorique que le sucre. C’est l’un des édulcorants artificiels les plus largement utilisés et on le trouve dans de très nombreux produits ‘diététiques’ et à faibles calories. Des inquiétudes sont apparues au fil des ans sur la toxicité de l’aspartame, notamment sa cancérogénicité, et plusieurs études ont évalué en profondeur la sécurité de cet additif alimentaire.

Que devient l’aspartame dans le corps ?

L’aspartame est rapidement et complètement digéré en ses composants, la phénylalanine et l’acide aspartique (deux acides aminés qui font partie des protéines naturelles et se trouvent dans d’autres aliments), ainsi que du méthanol. La digestion complète de l’aspartame signifie qu’aucun aspartame détectable ne pénètre dans le sang.

Chacun de ces produits de décomposition a été évalué pour déterminer ses effets sur la santé humaine :

Phénylalanine : elle est liée à des problèmes de développement chez les enfants de mères qui ont des niveaux très élevés de phénylalanine dans le sang en raison d’une maladie génétique (connue sous le nom de phénylcétonurie, ou PCU). Cependant, la quantité de phénylalanine liée à la consommation d’aspartame selon la DJA actuelle est bien inférieure au niveau qui pourrait poser des problèmes de santé.

Acide aspartique : en concentration élevée, il peut avoir un impact sur l’équilibre des neurotransmetteurs, mais cette concentration n’est jamais atteinte en consommant de l’aspartame selon la DJA actuelle.

Méthanol : le méthanol est toxique en concentration élevée, mais de nouveau, le niveau auquel il peut être toxique est bien supérieur à celui atteint par la digestion des aliments contenant de l’aspartame selon la DJA actuelle.

Aucune donnée fiable n’établit non plus un lien entre aspartame et cancer.

Quelle est la dose maximale acceptable ?

Le comité scientifique a conclu que l’aspartame ne posait pas de risque pour la santé selon les estimations actuelles de l’exposition à l’aspartame et selon une dose journalière acceptable (DJA) de 40 mg/kg mc par jour. Concernant les effets possibles sur le développement liés à la phénylalanine, l’avis indique que chez l’humain, la concentration atteinte dans le sérum humain après la consommation d’aspartame selon la DJA actuelle n’atteindrait jamais les niveaux supérieurs aux limites recommandées.

A l’aide des informations issues de l’industrie et des études sur la consommation alimentaire réalisées dans plusieurs pays européens, il est possible d’estimer le niveau d’exposition. Il a ainsi été établi que les plus grands consommateurs d’aspartame ingéraient des quantités inférieures à la dose journalière acceptable.

Conclusion

A la suite de sa réévaluation de l’aspartame (E 951) en tant qu’additif alimentaire, le panel de l’EFSA sur les additifs alimentaires et les sources d’éléments nutritifs a conclu que l’aspartame ne constituait pas un risque pour la santé s’il est consommé selon l’actuelle dose journalière acceptable (DJA) de 40 mg/kg mc par jour. Il en a donc également conclu qu’il n’y avait pas de raison de réviser cette DJA actuelle pour l’aspartame.

Les personnes souffrant de phénylcétonurie (PCU) pourraient toutefois constituer une population à risque, car elles doivent limiter leur consommation de phénylalanine. Les règlementations européennes actuelles imposent déjà de signaler sur tout produit contenant de l’aspartame qu’il s’agit d’un produit contenant une source de phénylalanine.


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