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SIDA Etat actuel de l’épidémie & défis à relever

4. Les populations vulnérables et les droits de l’homme sont-ils suffisamment protégés ?

  • 4.1 Les droits de l’homme sont-ils suffisamment pris en compte dans la lutte contre le SIDA ?
  • 4.2 Quelles mesures ont été prises pour réduire la vulnérabilité à l’infection à VIH ?

4.1 Les droits de l’homme sont-ils suffisamment pris en compte dans la lutte contre le SIDA ?

Malgré certains progrès accomplis entre 2003 et 2005, la lutte contre le SIDA ne s’appuie pas encore suffisament sur la défense des droits de l’Homme dans de nombreux pays. Ces droits incluent le droit pour tous de bénéficier de services de prévention et de traitement ainsi que le droit pour les personnes séropositives et les groupes de population vulnérables de ne subir aucune discrimination.

  • Sur 21 pays, 18 ont fait état d’une amélioration de leurs politiques, lois et régulations en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme.
  • Dans soixante pour cent des pays étudiés, il existe des lois et des arrêtés visant à protéger les personnes séropositives de la discrimination. Cependant, dans de nombreux cas, ces lois ne sont pas pleinement appliquées, bien souvent parce qu’on ne consacre pas d’argent pour le faire.
  • La moitié des pays étudiés reconnaissent l’existence de certaines politiques qui rendent les mesures de prévention et de traitement du VIH moins accessibles et moins efficaces, comme par exemple l’interdiction des rapports sexuels entre hommes adultes consentants, l’interdiction pour les prisonniers d’avoir accès à aux préservatifs et seringues, ou encore l’absence de prévention et de traitement pour les réfugiés.

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4.2 Quelles mesures ont été prises pour réduire la vulnérabilité à l’infection à VIH ?

Professionnelle du sexe au Cambodge
Professionnelle du sexe au Cambodge
Credit: ONUSIDA/S. Noorani

Ces dernières années, les sommes d’argent allouées à la prévention du VIH ont augmenté. Cependant, de nombreux pays dépensent cet argent dans des programmes de prévention ciblant le grand public au lieu de se concentrer sur les groupes de population à haut risque, ce qui serait plus rentable et plus suceptible d’influer réellement sur l’épidémie. Les groupes de population vulnérables comprennent par exemple les professionnel(le)s du sexe, les hommes ayant des rapports homosexuels, les consommateurs de drogue intraveineuse et les prisonniers.

Des études conduites en Ouganda montrent que les enfants ayant abandonné l’école ont trois fois plus de chances de contracter le VIH entre 20 et 30 ans que les enfants ayant suivi jusqu’au bout une scolarité élémentaire. De nombreux pays d’Afrique sub-saharienne ont abaissé ou supprimé les frais de scolarisation pour les enfants vulnérables, mais tous n’allouent pas d’argent pour aider les enfants à poursuivre leur scolarité.

Afin de réduire la vulnérabilité des consommateurs de drogue intraveineuse, certains pays proposent des programmes d’échange de seringues et des traitements de substitution. L’Iran, par exemple, a décrété que les personnes consommant des drogues illicites ne seraient plus traitées comme des criminels, mais comme des malades. Cependant, en général, moins de 20% des consommateurs de drogues intraveineuses bénéficient des services de prévention du VIH.

Seuls 10 des 24 pays ayant communiqué des informations au sujet des professionnel(le)s du sexe ont réussi à offrir des services de prévention à la moitié des personnes parmi ce groupe de population, ou plus.

Bien que, dans de nombreux pays, la prévalence du VIH augmente parmi les hommes ayant des relations homosexuelles, les autorités publiques sanitaires ne financent pas suffisamment la prévention du VIH au sein de ce groupe de population.

Les guerres et les catastrophes naturelles forcent souvent de très nombreuses personnes à quitter leur foyer, perturbent les services de santé, et imposent de sérieux risques sur le plan sanitaire, dont le risque d’infection par le VIH. Les différents pays intègrent de plus en plus le problème du VIH dans leurs plans d’action face aux situations d’urgence. En outre, des conseillers en matière de VIH travaillent à temps plein ou partiel sur toutes les opérations de maintien de la paix sanctionnées par l’ONU. Plus en anglais…


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