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SIDA Etat actuel de l’épidémie & défis à relever

8. Conclusions sur les progrès réalisés dans la lutte contre le SIDA

    En 2001, les chefs d’états de 189 pays s’accordèrent unanimement à reconnaître le SIDA comme l’une des plus grandes crises de développement de l’histoire humaine et s’engagèrent à agir sur le plan national et international pour stopper l’épidémie. Ils adoptèrent la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA pour atteindre l’un des objectifs du Millénaire pour le développement, celui de stopper et de commencer à inverser le cours de l’épidémie d’ici 2015. Ils s’engagèrent également à atteindre des objectifs précis, notamment en termes de financement, d’information auprès des jeunes, et d’accès au traitement.

    Un bilan reprenant tous les efforts fournis entre 2001 et 2005 a révélé que :

    • d’importants progrès ont été réalisés dans la lutte contre le SIDA, mais ces progrès varient grandement d’un pays et d’une région à l’autre. Dans certains pays, l’accès au traitement s’est grandement amélioré, mais les programmes de prévention ne conviennent pas. Dans d’autres, le pourcentage de personnes séropositives est en baisse, mais l’accès au traitement ne s’améliore que lentement. Seuls quelques pays ont atteint les objectifs clefs fixés pour 2005.
    • dans la plupart des pays, les efforts de lutte contre le VIH peuvent désormais s’appuyer sur une base solide. Les acteurs politiques sont de plus en plus engagés, la coordination des partenaires au niveau national s’est améliorée et le montant des fonds gouvernementaux alloués à la lutte contre le VIH a fortement augmenté. L’accès au traitement, au dépistage et aux services de conseil s’est également grandement amélioré. Plus de jeunes reçoivent de l’information sur le SIDA et le VIH à l’école et, dans la plupart des pays, le sang utilisé pour les transfusions sanguines est à présent systématiquement examiné afin d’y déceler l’éventuelle présence du virus.
    • la lutte contre le SIDA comporte toujours d’importants défauts.

      • Les programmes de prévention du VIH n’atteignent pas suffisamment les groupes de population à haut risque. En 2005 par exemple, moins de 50 % des jeunes étaient correctement informés sur le sujet, alors que seulement 9 % des hommes ayant des rapports homosexuels et moins de 20 % des consommateurs de drogue intraveineuse avaient reçu un quelconque service de prévention. Seules 9 % des femmes enceintes infectées ont obtenu des médicaments rétroviraux.
      • Les 15 millions d’enfants rendus orphelins par le SIDA et les millions d’autres rendus vulnérables par l’épidémie ne bénéficient pas de soins et de soutien appropriés.
      • Les personnes séropositives souffrent de stigmatisation et de discrimination
      • La moitié des pays possèdent des politiques qui interfèrent avec la prévention du VIH et les programmes de soins.
    • pour atteindre les objectifs de 2010, la lutte mondiale contre le SIDA doit fortement s’intensifier, être plus stratégique et mieux coordonnée.

    Aujourd’hui, le monde possède les moyens d’inverser le cours de l’épidémie, mais seule une volonté ferme de la part de tous les acteurs de la lutte et la poursuite des efforts sur le long terme permettront d’y parvenir. Plus en anglais…


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