Substances Psychoactives Tabac, alcool et substances illicites
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3. Comment la dépendance à la drogue joue-t-elle sur le fonctionnement du cerveau ?
- 3.1 Qu’est-ce que la dépendance à la drogue?
- 3.2 Quels mécanismes du cerveau sont-ils touchés?
- 3.3 Comment différentes substances psychoactives agissent-elles sur le cerveau?
3.1 Qu’est-ce que la dépendance à la drogue?

Les substances psychoactives affectent le système cérébral
Source : OMS
La dépendance à la drogue est un trouble du cerveau provoqué par la consommation de substances psychoactives. Ces substances perturbent certains des processus cérébraux de la perception, des émotions, et de la motivation, et influent par conséquent sur les comportements et les pensées.
Une personne est considérée comme étant dépendante à la drogue si elle a manifesté ou ressenti au minimum trois des critères suivants à un moment quelconque de l’année précédente :
- Un désir impératif ou une sensation de compulsion pour la prise de substance.
- Des difficultés à contrôler quand elle commence ou arrête de consommer la substance et en quelle quantité elle la consomme.
- Un état de sevrage, c’est-à-dire la présence de symptômes physiques et psychologiques désagréables lorsque la prise de la substance est réduite ou interrompue.
- Des signes de tolérance, comme la nécessité d’augmenter la dose consommée pour obtenir les effets produits initialement par des doses plus faibles.
- Une perte progressive d’intérêt pour d’autres plaisirs ou activités en raison de la consommation de la substance, un temps de plus en plus important consacré à se procurer ou à consommer celle-ci, ou à récupérer de ses effets.
- Une poursuite de la consommation de la substance malgré la nocivité manifeste de celle-ci.
Les critères de dépendance ci-dessus incluent des conséquences tant sociales que sanitaires. Deux de ces critères, le sevrage et la tolérance, sont facilement mesurables biologiquement. Quant aux autres, il devient possible de les mesurer au moyen de techniques d’imagerie cérébrale plus performantes, comme l’imagerie à résonance magnétique (IRM). Plus en anglais…
3.2 Quels mécanismes du cerveau sont-ils touchés?
Les substances psychoactives perturbent la communication entre les cellules du cerveau. Les cellules cérébrales (neurones) communiquent entre elles grâce à une série de messagers biologiques appelés neurotransmetteurs. Ces neurotransmetteurs sont libérés par le neurone qui envoie le message et s’attachent aux récepteurs du neurone qui le reçoit.
Certaines substances psychoactives sont capables d’imiter les effets des neurotransmetteurs. D’autres interfèrent avec le fonctionnement normal du cerveau en le bloquant, ou en perturbant la manière dont les neurotransmetteurs sont stockés, libérés et éliminés.
Le cerveau humain s’organise selon différentes régions aux fonctions hautement spécialisées:
- Le cerveau postérieur est indispensable au maintien de la vie, car il contrôle la respiration et la vigilance.
- Le cerveau moyen est impliqué dans le processus d’apprentissage et du renforcement des comportements générateurs de plaisir et indispensables à la vie tels que boire et manger. Cette zone joue donc un rôle important au niveau de la dépendance à la drogue.
- Le cerveau antérieur est très complexe, et sa couche supérieure (le cortex cérébral) contrôle la capacité à formuler des pensées abstraites ainsi qu’à prévoir.
Lorsqu’une personne dépendante à une substance est exposée à des stimuli qui provoquent un désir compulsif pour cette substance, des régions spécifiques de son cerveau antérieur sont activées.
De plus, il a été démontré que d’autres régions du cerveau fonctionnaient anormalement après consommation de drogue ou dépendance à celle-ci. Plus en anglais…
3.3 Comment différentes substances psychoactives agissent-elles sur le cerveau?
Pour exercer leurs effets, les substances psychoactives ont différentes façons d’agir sur le cerveau. Elles s’associent à différents types de récepteurs, et peuvent augmenter ou diminuer l’activité des neurones par toute une série de mécanismes. Par conséquent, elles ont différents effets sur le comportement, différentes vitesses d’apparition de la tolérance, différents symptômes de sevrage, et différents effets à court et à long terme.
Les substances psychoactives peuvent être grossièrement réparties en quatre groupes :
- Les dépresseurs, comme l’alcool, les sédatifs/hypnotiques et les solvants volatiles, qui diminuent l’activité du système nerveux central. Aperçu des effets

- Les stimulants, comme la nicotine, la cocaïne, les amphétamines et l’ecstasy, qui augmentent l’activité du système nerveux central. Aperçu des effets

- Les opioïdes, comme la morphine et l’héroïne, qui soulagent la douleur, engourdissent les sens, et provoquent la somnolence. Aperçu des effets

- Les hallucinogènes, comme le PCP et le LSD, qui peuvent altérer les perceptions et ainsi provoquer des délires ou des hallucinations. Aperçu des effets

Le cannabis, pourtant classé dans cette étude dans la catégorie des hallucinogènes, présente également des caractéristiques propres aux dépresseurs et aux stimulants.
Malgré leurs différences, les diverses substances psychoactives présentent des similarités dans leur manière d’agir sur les régions du cerveau impliquées dans les processus motivationnels, autrement dit la motivation, ce qui joue un rôle dans l’apparition de la dépendance à la drogue. Plus en anglais…
Partenaire ayant collaboré à cette publication
Les niveaux 1 et 2 de ce dossier sont des résumés rédigés par GreenFacts avec le soutien financier de l'Institut d'encouragement de la Recherche Scientifique et de l'Innovation de Bruxelles (ISRIB).




