Substances Psychoactives Page d'accueil
Source :
OMS (2004)

Résumé & Détails:
GreenFacts (2006)
Consensus Scientifique sur les

Substances Psychoactives Tabac, alcool et substances illicites

Attention : Seuls les niveaux 1 et 2 sont traduits en français.
Seule la version anglaise a reçu l'approbation du Comité Scientifique de GreenFacts.

Plus d'info sur notre structure à 3 niveaux

6. Comment prévenir et traiter la dépendance aux substances psychoactives?

La dépendance à la drogue se traite au moyen de traitements pharmacologiques et de thérapies comportementales, lesquelles sont une sorte de psychothérapie. L’approche la plus efficace semble être celle qui associe les deux. De nombreux traitements ont porté leurs fruits mais d’autres restent controversés, pour des raisons éthiques. De nouveaux traitements plus efficaces sont actuellement en cours d’élaboration.

On ne sait toujours pas si l’on doit considérer qu’un traitement a fonctionné dans le seul cas où la personne arrête toute prise de drogue ou si la réduction de la quantité ou de la fréquence de la prise peut également être considérée comme un succès. Plus en anglais…

 

6.1 Quelles sont les différentes options de traitement pharmacologique de la dépendance ?

La méthadone est un médicament de substitution pour l’héroïne
La méthadone est un médicament de substitution pour l’héroïne
Source: methadonetreatment.net

L’efficacité de toute une variété de médicaments et de traitements comportementaux dans le traitement de la dépendance à la drogue a été démontrée.

En termes de traitements pharmacologiques, les options sont les suivantes :

  1. Les médicaments ou procédés qui interfèrent avec l’action de la drogue dans le corps. Par exemple, certains médicaments éliminent les effets agréables des drogues alors que d’autres provoquent des réactions déplaisantes quand elles sont combinées avec la drogue et rendent ainsi la consommation de drogue désagréable. Le principal problème posé par ces médicaments est que les patients dépendants à la drogue prennent souvent leur traitement de manière irrégulière, ce qui le rend inefficace. Il est aussi toujours éthiquement controversé de décider si un patient qui ne consent pas à suivre un traitement peut y être contraint, ou si des traitements induisant d’autres effets, potentiellement irréversibles, peuvent être utilisés.
  2. Les traitements de substitution ou d’entretien. Ils consistent à donner aux consommateurs de drogue une substance qui provoque certains des effets de la drogue mais sans en avoir les effets les plus nocifs. Cette option a été largement utilisée dans le traitement de la dépendance aux opioïdes au moyen de méthadone et d’autres substances servant de substituts à l’héroïne. Le but est d’aider les consommateurs de drogue à éviter de reprendre leurs anciennes habitudes illégales et nocives liées à la prise de drogues ainsi que les risques qui y sont associés, comme la mort, le crime et la maladie. Même si les traitements de substitution permettent de réduire les dommages causés à la société (par exemple à travers une moindre activité criminelle) ou à l’individu (par exemple à travers un taux plus faible d’infection par le VIH), elles contribuent à perpétuer la dépendance, ce qui soulève des questions éthiques.

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Tableau 5 Traitements pharmacologiques de la dépendance 

 

6.2 Quelles sont les différentes thérapies comportementales permettant de traiter la dépendance ?

Les thérapies comportementales visent à remplacer la motivation à consommer de la drogue par une motivation à pratiquer d’autres comportements. Ces thérapies ont pour objectif d’aider les personnes à “désapprendre” leur comportement associé à la prise de drogue, à apprendre de nouvelles façons de répondre aux désirs compulsifs et à développer de nouvelles techniques pour ne pas rechuter. Ces thérapies comprennent une psychothérapie, un soutien psychosocial et de l’aide psychologique pour encourager un changement comportemental et émotionnel. Ces thérapies reposent sur les mêmes principes d’apprentissage et de motivation utilisés pour décrire l’apparition de la dépendance.

Il existe quatre types de thérapies comportementales:

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6.3 Quelles questions éthiques la recherche sur la dépendance à la drogue soulève-t-elle ?

L’évolution rapide dans le domaine de la recherche en neurosciences entraîne dans son sillage une vague de nouvelles questions éthiques concernant à la fois la recherche et le traitement et doivant être abordées.

La recherche biomédicale est guidée par un ensemble de principes moraux :

Cependant, la recherche sur la dépendance à la drogue évolue rapidement et soulève de nouvelles questions éthiques, tant au sujet de l’expérimentation sur les animaux que sur les êtres humains. Par exemple, une personne identifiée par dépistage génétique comme étant prédisposée à devenir dépendante à la drogue pourrait perdre un peu d’estime pour elle-même. Si cette information est disponible pour d’autres, cela pourrait désavantager la personne en réduisant ses chances de trouver un emploi, une entreprise prête à lui offrir une assurance, ou un partenaire.

Les essais cliniques comparent les effets de différents médicaments ou traitements comportementaux - et parfois de placebos - sur la consommation de drogue, la santé, l’ajustement social, et le bien-être des personnes dépendantes à la drogue. Par conséquent, une personne participant à un essai clinique peut potentiellement en retirer un avantage/bénéficier de cette participation. Comme les entreprises pharmaceutiques financent de nombreux essais cliniques, il est important de s’assurer que le public puisse avoir confiance en les résultats. Les critères définissant de bons essais cliniques requièrent qu’un échantillon représentatif de la population à risque soit impérativement recruté pour de telles études. Il est recommandé que le respect du protocole fasse l’objet d’une surveillance indépendante.

La garantie de l’égalité de l’accès au traitement pour tous ceux qui en auraient besoin est un exemple d’autres questions éthiques. En outre, la question se pose de savoir dans quelles proportions les fonds publics devraient financer les traitements de la dépendance à la drogue, et si quelqu’un devrait être obligé d’accepter un traitement médical pour sa dépendance à la drogue. Plus en anglais…


Partenaire ayant collaboré à cette publication

Les niveaux 1 et 2 de ce dossier sont des résumés rédigés par GreenFacts avec le soutien financier de l'Institut d'encouragement de la Recherche Scientifique et de l'Innovation de Bruxelles (ISRIB).

Institut d'encouragement de la Recherche Scientifique et de l'Innovation de Bruxelles