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Biodiversité et le bien-être humain

3. Quelles sont les tendances actuelles en termes de biodiversité?

    Pour tous les aspects de la biodiversité, le rythme actuel de changement et d’extinction est des centaines de fois plus rapide qu'auparavant dans l’histoire connue, et rien n’indique que ce rythme ralentisse.

    Pratiquement tous les écosystèmes de la planète ont été profondément transformés par les activités humaines. Par exemple, 35 % des mangroves et 20 % des récifs coralliens ont disparu.

    Les régions où les changements ont été particulièrement rapides au cours des deux dernières décennies comprennent :

    • le bassin de l’Amazone et l’Asie du Sud-Est (déforestation et expansion des terres de culture) ;
    • l’Asie (dégradation des terres dans les zones sèches) ; et
    • le Bangladesh, la Vallée de l’Indus, certaines parties du Moyen-Orient et d’Asie Centrale, et la Région des Grands Lacs d’Afrique Orientale.

    Au cours du dernier siècle au moins, la conversion des écosystèmes à des fins agricoles ou autres a continué à un rythme constant dans le monde entier. Cette conversion a été plus lente dans les régions, comme les forêts méditerranéennes, où les terres les plus appropriées à l’agriculture avaient déjà été converties avant 1950 et où la majorité des habitats naturels avaient déjà été perdus.

    L’extinction des espèces fait partie du cours naturel de l’histoire de la planète. Cependant, au cours des 100 dernières années, les êtres humains ont multiplié le rythme d’extinction par au moins 100 par rapport au rythme d’extinction naturel. Le rythme d’extinction actuel est beaucoup plus important que le rythme auquel de nouvelles espèces apparaissent, ce qui engendre une perte nette de biodiversité.

    Selon la liste rouge de l’UICN (ou IUCN en anglais), entre 12 % et 52 % des espèces appartenant à des groupes bien étudiés (conifères, cycadées, amphibiens, oiseaux et mammifères) sont menacées d’extinction. D’une manière générale, les espèces les plus menacées sont celles qui se trouvent assez haut dans la chaîne alimentaire, ont une faible densité de population, vivent longtemps, se reproduisent lentement et vivent à l’intérieur d’une zone géographique limitée. Au sein de nombreux groupes d’espèces, comme les amphibiens, les mammifères africains et les oiseaux des terres agricoles, la majorité des espèces ont connu un déclin de leur population, de leur répartition géographique, ou des deux. Les exceptions sont presque toujours dues à des interventions humaines, comme la protection dans des réserves, ou au fait que certaines espèces ont tendance à prospérer dans les paysages dominés par l’homme.

    L’indice Planète vivante, développé par le WWF, est un indicateur de tendances en matière d’abondance globale des espèces sauvages. Entre 1970 et 2000, il indique des réductions dans tous les environnements.

    Depuis 1960, l’intensification des systèmes agricoles, conjuguée à la spécialisation des obtenteurs de plantes ainsi qu’aux effets harmonisants de la mondialisation, a entraîné une réduction importante de la diversité génétique des plantes et animaux domestiques. Aujourd’hui, un tiers des 6 500 espèces domestiques sont menacées d’extinction.

    Comparer différents critères d’évaluation de la perte de biodiversité n’est pas chose aisée. Le rythme de changement dans un des aspects de la biodiversité, comme la perte de richesse en espèces, ne reflète pas forcément le changement dans un autre, tel que la disparition des habitats naturels.

    De plus, la répartition des espèces sur Terre devient de plus en plus homogène en raison des activités humaines. Or cela représente une perte de biodiversité souvent occultée quand seuls les changements en termes de nombre total d’espèces sont considérés. Plus en anglais…


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